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🔴Live streaming : ​Après l’exploit mondial, les Lions de l’Atlas face à une opportunité historique pour reconquérir l’Afrique


Après de longues années d’attente, l’espoir des Marocains s’accroche de nouveau à l’équipe nationale, qui dispute ce dimanche une finale décisive contre le Sénégal sur la pelouse du complexe Prince Moulay Abdellah à Rabat, en Coupe d’Afrique des nations. Moment historique: les “Lions de l’Atlas” ont une occasion rare d’inscrire à nouveau leur nom en lettres d’or du football africain, après un dernier sacre en 1976.



Le football marocain a connu des déceptions répétées ces dernières décennies. Cette édition apparaît comme une véritable opportunité, peut-être difficile à revoir, portée par une génération à son meilleur niveau en maturité, expérience et discipline tactique sous la direction de Walid Regragui. Le parcours jusqu’à la finale n’a pas été de tout repos: la demi-finale ressemblait à une “finale avant l’heure”, où l’équipe a montré de la personnalité et un équilibre tactique plus affûté malgré la fatigue, signes d’une progression nette dans le jeu collectif et l’organisation sur le terrain.

Parmi les grands gains de ce tournoi, l’émergence de nouveaux visages, comme Naïl Aynaoui, s’impose: milieu moderne, capable de lier tâches défensives et offensives, il apporte un équilibre précieux au groupe. Cette montée en puissance confirme que le Maroc dispose désormais d’une profondeur de banc capable de faire la différence lors des grands rendez-vous.

Les blessures de certains joueurs ont imposé des ajustements importants, notamment en défense, et ont alimenté le débat sur les choix techniques. Malgré cela, Adam Masina s’est révélé une solution fiable aux côtés de Nayef Aguerd, démontrant que le groupe sait s’adapter aux circonstances, compétence essentielle dans les compétitions majeures.

Atteindre la finale porte une symbolique forte, renvoyant au sacre de 1976 et à cette capacité à gérer l’instant décisif avec une mentalité collective. Dans le même temps, les leçons du passé doivent être intégrées, notamment la finale 2004 en Tunisie, perdue sur des erreurs mentales, la pression et des distractions hors terrain. La réussite aujourd’hui exige une bulle de concentration, un focus total et une discipline jusqu’au coup de sifflet final.

Un sacre ne se mesure pas qu’au trophée: il se voit aussi dans le rayonnement sportif, l’organisation et l’élan populaire qu’il laisse. Le soutien exceptionnel du public témoigne d’un élan national puissant et confirme que l’équipe est devenue un symbole collectif, une image fière du pays.

En face, le Sénégal est une sélection solide, riche d’expérience en formation, et dispute la quatrième finale de son histoire. Les confrontations entre les deux équipes ont souvent été marquantes, à l’image du match de 1993 à Dakar remporté 3–1 par le Maroc, resté dans les mémoires.

Aujourd’hui, l’équipe du Maroc se tient au seuil d’un moment charnière. Avec des leaders comme Achraf Hakimi et Yassine Bounou, et l’émergence de jeunes tels que Naïl Aynaoui et Azzedine Ounahi, elle doit saisir sa chance, éviter de répéter les déconvenues des générations précédentes et convertir son parcours remarquable en un sacre historique, pour ramener la Coupe d’Afrique au pays après près d’un demi-siècle.

Dimanche 18 Janvier 2026