Des profils d’activité cérébrale associés au risque de déclin cognitif
La maladie d’Alzheimer se caractérise notamment par une dégradation progressive de la mémoire et d’autres fonctions cognitives.
Pourtant, les modifications biologiques associées à la maladie peuvent apparaître avant que les premiers symptômes ne deviennent perceptibles.
Dans une étude publiée dans Science Advances, une équipe de chercheurs a exploré la possibilité d’identifier des signes de vulnérabilité à partir de l’activité cérébrale au repos, mesurée par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).
Les scientifiques ont d’abord comparé les données de 180 personnes âgées de 75 ans ou plus présentant des capacités de mémoire remarquables, souvent qualifiées de « super-âgées », à celles de 110 personnes atteintes d’Alzheimer.
Cette comparaison a permis de mettre en évidence des différences dans les profils de connectivité fonctionnelle, c’est-à-dire dans la manière dont différentes régions du cerveau présentent une activité coordonnée.
Pourtant, les modifications biologiques associées à la maladie peuvent apparaître avant que les premiers symptômes ne deviennent perceptibles.
Dans une étude publiée dans Science Advances, une équipe de chercheurs a exploré la possibilité d’identifier des signes de vulnérabilité à partir de l’activité cérébrale au repos, mesurée par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).
Les scientifiques ont d’abord comparé les données de 180 personnes âgées de 75 ans ou plus présentant des capacités de mémoire remarquables, souvent qualifiées de « super-âgées », à celles de 110 personnes atteintes d’Alzheimer.
Cette comparaison a permis de mettre en évidence des différences dans les profils de connectivité fonctionnelle, c’est-à-dire dans la manière dont différentes régions du cerveau présentent une activité coordonnée.
Un score expérimental pour mieux anticiper l’évolution cognitive
À partir de ces observations, les chercheurs ont élaboré un indicateur baptisé Alzheimer’s Resilience-Vulnerability Connectome, ou score ARC.
Celui-ci vise à distinguer les profils cérébraux associés à une plus grande résistance au déclin cognitif de ceux qui sont davantage liés à la maladie.
Le modèle a ensuite été appliqué à plus de 1 300 personnes âgées de 55 à 70 ans ne présentant aucun signe apparent de déficience cognitive au moment de l’examen.
Les chercheurs ont constaté que les profils d’activité cérébrale les plus proches de ceux observés chez les personnes atteintes d’Alzheimer étaient associés à un déclin cognitif plus rapide au cours du suivi.
À l’inverse, les profils davantage comparables à ceux des personnes présentant une mémoire particulièrement préservée étaient associés à une évolution plus favorable. Les données de suivi s’étendaient jusqu’à douze ans pour certains participants, même si la durée d’observation était plus courte pour une grande partie de la cohorte.
Selon l’équipe, le score ARC a montré une capacité à anticiper certaines évolutions cognitives qui était comparable, voire supérieure, à celle de plusieurs indicateurs étudiés séparément.
Son association avec les biomarqueurs déjà connus pourrait également améliorer les performances prédictives.
Celui-ci vise à distinguer les profils cérébraux associés à une plus grande résistance au déclin cognitif de ceux qui sont davantage liés à la maladie.
Le modèle a ensuite été appliqué à plus de 1 300 personnes âgées de 55 à 70 ans ne présentant aucun signe apparent de déficience cognitive au moment de l’examen.
Les chercheurs ont constaté que les profils d’activité cérébrale les plus proches de ceux observés chez les personnes atteintes d’Alzheimer étaient associés à un déclin cognitif plus rapide au cours du suivi.
À l’inverse, les profils davantage comparables à ceux des personnes présentant une mémoire particulièrement préservée étaient associés à une évolution plus favorable. Les données de suivi s’étendaient jusqu’à douze ans pour certains participants, même si la durée d’observation était plus courte pour une grande partie de la cohorte.
Selon l’équipe, le score ARC a montré une capacité à anticiper certaines évolutions cognitives qui était comparable, voire supérieure, à celle de plusieurs indicateurs étudiés séparément.
Son association avec les biomarqueurs déjà connus pourrait également améliorer les performances prédictives.
Une piste prometteuse, mais pas encore un outil de diagnostic
Ces résultats pourraient contribuer à faire évoluer la recherche sur la détection précoce de la maladie d’Alzheimer. Identifier plus tôt les profils de vulnérabilité permettrait, à terme, d’étudier si certaines interventions peuvent ralentir ou modifier l’évolution du déclin cognitif.
Les chercheurs évoquent notamment des pistes comme l’entraînement cognitif ou certaines techniques de stimulation cérébrale.
Toutefois, ces approches n’ont pas encore démontré qu’elles pouvaient modifier la trajectoire de la maladie en agissant sur les profils identifiés par le score ARC.
Les auteurs soulignent également que cet indicateur ne constitue pas un diagnostic. Il ne permet pas d’affirmer qu’une personne développera nécessairement Alzheimer et ne remplace pas les examens médicaux utilisés pour évaluer les troubles cognitifs.
D’autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer comment cette méthode pourrait éventuellement être intégrée à la pratique clinique.
L’intérêt de ces travaux réside donc moins dans la promesse d’un dépistage immédiatement disponible que dans une nouvelle manière d’étudier la vulnérabilité du cerveau, avant même l’apparition des premiers signes visibles de la maladie.
Les chercheurs évoquent notamment des pistes comme l’entraînement cognitif ou certaines techniques de stimulation cérébrale.
Toutefois, ces approches n’ont pas encore démontré qu’elles pouvaient modifier la trajectoire de la maladie en agissant sur les profils identifiés par le score ARC.
Les auteurs soulignent également que cet indicateur ne constitue pas un diagnostic. Il ne permet pas d’affirmer qu’une personne développera nécessairement Alzheimer et ne remplace pas les examens médicaux utilisés pour évaluer les troubles cognitifs.
D’autres études seront nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer comment cette méthode pourrait éventuellement être intégrée à la pratique clinique.
L’intérêt de ces travaux réside donc moins dans la promesse d’un dépistage immédiatement disponible que dans une nouvelle manière d’étudier la vulnérabilité du cerveau, avant même l’apparition des premiers signes visibles de la maladie.