Dr Anwar CHERKAOUI : Vous prenez les commandes de l'ANCP à un moment où les attentes des Marocains envers les cliniques privées sont particulièrement fortes. Quelle empreinte souhaitez-vous laisser durant votre présidence, de 2026 à 2029 ?
Dr Hassan AFILAL : Je souhaite avant tout que cette période marque une évolution profonde dans la manière dont les établissements privés considèrent leurs relations avec les patients.
Nous avons longtemps associé la réussite d'une clinique à la modernité de son plateau technique, à l'importance de ses investissements, au nombre de lits disponibles ou à la qualification de ses praticiens.
Ces critères conservent naturellement toute leur importance. Mais ils ne donnent qu'une vision partielle de la qualité d'un établissement de santé.
La manière de recevoir un malade, de lui expliquer son traitement, de répondre à ses inquiétudes ou de lui présenter les frais de son hospitalisation doit également entrer dans l'appréciation de cette qualité.
Notre volonté est d'entraîner les quelque 500 cliniques privées du Royaume, grandes ou petites, dans cette dynamique.
Nous ne cherchons pas à condamner ce qui a été réalisé auparavant. Nous voulons consolider les acquis, reconnaître les dysfonctionnements lorsqu'ils existent et faire progresser les pratiques.
Le patient doit devenir la référence centrale de cette évolution.
Nous avons longtemps associé la réussite d'une clinique à la modernité de son plateau technique, à l'importance de ses investissements, au nombre de lits disponibles ou à la qualification de ses praticiens.
Ces critères conservent naturellement toute leur importance. Mais ils ne donnent qu'une vision partielle de la qualité d'un établissement de santé.
La manière de recevoir un malade, de lui expliquer son traitement, de répondre à ses inquiétudes ou de lui présenter les frais de son hospitalisation doit également entrer dans l'appréciation de cette qualité.
Notre volonté est d'entraîner les quelque 500 cliniques privées du Royaume, grandes ou petites, dans cette dynamique.
Nous ne cherchons pas à condamner ce qui a été réalisé auparavant. Nous voulons consolider les acquis, reconnaître les dysfonctionnements lorsqu'ils existent et faire progresser les pratiques.
Le patient doit devenir la référence centrale de cette évolution.
Dr Anwar CHERKAOUI : Une clinique est aussi une entreprise confrontée à des charges financières importantes. Comment empêcher que les impératifs de rentabilité prennent le dessus sur les besoins humains du malade ?
Dr Hassan AFILAL : Il serait injuste de présenter l'ensemble des cliniques privées comme des structures exclusivement préoccupées par leurs recettes.
Notre pays dispose de nombreux établissements où médecins, infirmiers et autres professionnels accomplissent chaque jour un travail remarquable, souvent dans des conditions exigeantes.
Cela ne signifie pas que tout fonctionne parfaitement.
Nous devons garder à l'esprit qu'une hospitalisation n'est jamais une opération économique ordinaire.
Lorsqu'une personne entre dans une clinique, elle apporte avec elle une souffrance, des interrogations, parfois la peur d'une intervention et très souvent les inquiétudes financières de ses proches.
Le fonctionnement économique d'un établissement est indispensable à sa pérennité. Mais il ne peut constituer sa seule boussole.
Soigner implique aussi de prendre le temps d'écouter, de fournir des explications et d'accompagner humainement.
Une médecine techniquement performante, mais dépourvue d'attention humaine, reste incomplète.
Notre pays dispose de nombreux établissements où médecins, infirmiers et autres professionnels accomplissent chaque jour un travail remarquable, souvent dans des conditions exigeantes.
Cela ne signifie pas que tout fonctionne parfaitement.
Nous devons garder à l'esprit qu'une hospitalisation n'est jamais une opération économique ordinaire.
Lorsqu'une personne entre dans une clinique, elle apporte avec elle une souffrance, des interrogations, parfois la peur d'une intervention et très souvent les inquiétudes financières de ses proches.
Le fonctionnement économique d'un établissement est indispensable à sa pérennité. Mais il ne peut constituer sa seule boussole.
Soigner implique aussi de prendre le temps d'écouter, de fournir des explications et d'accompagner humainement.
Une médecine techniquement performante, mais dépourvue d'attention humaine, reste incomplète.
Dr Anwar CHERKAOUI : Il arrive qu'un malade soit correctement traité sur le plan médical, mais conserve une mauvaise impression de son hospitalisation. La qualité des soins ne suffit-elle donc plus à satisfaire les patients ?
Dr Hassan AFILAL : La réussite médicale demeure évidemment fondamentale. Mais l'expérience vécue par le patient comporte plusieurs dimensions.
Imaginez une personne qui subit une intervention parfaitement réalisée, mais qui n'a pas compris pourquoi certains examens étaient nécessaires, qui découvre des frais imprévus ou qui ne trouve personne pour répondre à ses questions.
Même si le résultat thérapeutique est satisfaisant, cette personne peut garder un sentiment d'incompréhension ou de frustration.
C'est précisément ce que nous souhaitons améliorer.
L'information doit accompagner toutes les étapes du parcours de soins, depuis l'admission jusqu'au retour à domicile.
Le consentement éclairé ne doit pas se limiter à une formalité administrative. Il suppose que le patient reçoive des explications adaptées et puisse participer aux décisions qui concernent sa santé.
Nous voulons encourager une communication médicale accessible, régulière et respectueuse, y compris avec les familles, dans les limites de la confidentialité et des souhaits du malade.
La confiance se nourrit autant de la qualité des actes que de la qualité des échanges.
Imaginez une personne qui subit une intervention parfaitement réalisée, mais qui n'a pas compris pourquoi certains examens étaient nécessaires, qui découvre des frais imprévus ou qui ne trouve personne pour répondre à ses questions.
Même si le résultat thérapeutique est satisfaisant, cette personne peut garder un sentiment d'incompréhension ou de frustration.
C'est précisément ce que nous souhaitons améliorer.
L'information doit accompagner toutes les étapes du parcours de soins, depuis l'admission jusqu'au retour à domicile.
Le consentement éclairé ne doit pas se limiter à une formalité administrative. Il suppose que le patient reçoive des explications adaptées et puisse participer aux décisions qui concernent sa santé.
Nous voulons encourager une communication médicale accessible, régulière et respectueuse, y compris avec les familles, dans les limites de la confidentialité et des souhaits du malade.
La confiance se nourrit autant de la qualité des actes que de la qualité des échanges.
Dr Anwar CHERKAOUI : Entre les grands groupes hospitaliers privés, les cliniques de taille intermédiaire et les petites structures de proximité, les moyens sont très différents. Comment éviter une médecine privée à plusieurs niveaux de qualité ?
Dr Hassan AFILAL : La diversité des établissements ne doit pas conduire à une diversité des exigences fondamentales.
Quelle que soit sa capacité d'accueil, une clinique doit garantir la sécurité des patients, respecter les règles professionnelles et assurer des soins conformes aux activités pour lesquelles elle dispose des autorisations nécessaires.
Il ne s'agit pas de demander à une petite structure de posséder les mêmes équipements qu'un grand établissement multidisciplinaire.
Il s'agit de veiller à ce que chaque clinique exerce ses missions avec compétence, rigueur et responsabilité.
L'ANCP entend favoriser les échanges d'expériences, la formation continue et la diffusion des bonnes pratiques.
Nous devons aussi explorer davantage les possibilités de coopération entre établissements.
Certaines compétences spécialisées ou certains équipements coûteux pourraient, lorsque les conditions réglementaires et organisationnelles le permettent, faire l'objet de collaborations ou de mutualisations.
Une clinique n'a pas nécessairement besoin de tout posséder pour participer à une prise en charge de qualité. Elle doit surtout savoir travailler dans un réseau de compétences fiable.
Notre ambition est de faire progresser l'ensemble du secteur, sans nier les particularités de chaque établissement.
Quelle que soit sa capacité d'accueil, une clinique doit garantir la sécurité des patients, respecter les règles professionnelles et assurer des soins conformes aux activités pour lesquelles elle dispose des autorisations nécessaires.
Il ne s'agit pas de demander à une petite structure de posséder les mêmes équipements qu'un grand établissement multidisciplinaire.
Il s'agit de veiller à ce que chaque clinique exerce ses missions avec compétence, rigueur et responsabilité.
L'ANCP entend favoriser les échanges d'expériences, la formation continue et la diffusion des bonnes pratiques.
Nous devons aussi explorer davantage les possibilités de coopération entre établissements.
Certaines compétences spécialisées ou certains équipements coûteux pourraient, lorsque les conditions réglementaires et organisationnelles le permettent, faire l'objet de collaborations ou de mutualisations.
Une clinique n'a pas nécessairement besoin de tout posséder pour participer à une prise en charge de qualité. Elle doit surtout savoir travailler dans un réseau de compétences fiable.
Notre ambition est de faire progresser l'ensemble du secteur, sans nier les particularités de chaque établissement.
Dr Anwar CHERKAOUI : Avec l'extension de l'AMO et la mise en place des nouvelles institutions sanitaires, le Maroc redessine son organisation des soins. Les cliniques privées doivent-elles revoir leur manière de travailler avec les hôpitaux publics ?
Dr Hassan AFILAL : C'est une nécessité.
Nous devons sortir d'une vision qui oppose systématiquement les établissements publics et privés.
Ces deux composantes remplissent des missions complémentaires et disposent de compétences dont le pays a besoin.
La généralisation de la couverture médicale renforce cette obligation de coopération.
Il devient indispensable de mieux organiser l'orientation des patients, la continuité des traitements, la gestion de certaines urgences et les transferts entre structures.
L'ANCP souhaite entretenir des relations de travail constructives avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale, les Groupements sanitaires territoriaux et la Haute Autorité de Santé.
Nous devons rechercher ensemble des solutions pratiques, dans le respect des responsabilités de chaque institution.
Un malade ne devrait pas subir les conséquences d'une mauvaise coordination entre deux établissements ou entre deux secteurs.
Pour le citoyen, ce qui importe n'est pas de savoir si les soins relèvent du public ou du privé. Il souhaite être pris en charge correctement, dans des délais appropriés et avec les garanties nécessaires.
C'est autour de cet objectif que nous devons construire nos complémentarités.
Nous devons sortir d'une vision qui oppose systématiquement les établissements publics et privés.
Ces deux composantes remplissent des missions complémentaires et disposent de compétences dont le pays a besoin.
La généralisation de la couverture médicale renforce cette obligation de coopération.
Il devient indispensable de mieux organiser l'orientation des patients, la continuité des traitements, la gestion de certaines urgences et les transferts entre structures.
L'ANCP souhaite entretenir des relations de travail constructives avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale, les Groupements sanitaires territoriaux et la Haute Autorité de Santé.
Nous devons rechercher ensemble des solutions pratiques, dans le respect des responsabilités de chaque institution.
Un malade ne devrait pas subir les conséquences d'une mauvaise coordination entre deux établissements ou entre deux secteurs.
Pour le citoyen, ce qui importe n'est pas de savoir si les soins relèvent du public ou du privé. Il souhaite être pris en charge correctement, dans des délais appropriés et avec les garanties nécessaires.
C'est autour de cet objectif que nous devons construire nos complémentarités.
Dr Anwar CHERKAOUI : Parlons d'un sujet qui cristallise beaucoup de tensions : la facture. Comment répondre aux familles qui découvrent parfois des dépenses supérieures à ce qu'elles avaient imaginé ?
Dr Hassan AFILAL : Nous ne pouvons pas éluder cette question, car elle occupe une place déterminante dans les relations entre les cliniques et leurs patients.
Il faut distinguer deux réalités.
La première concerne les mécanismes de financement et de remboursement.
La Tarification nationale de référence, utilisée notamment dans le cadre de l'Assurance maladie obligatoire, ne correspond plus toujours aux coûts réels de certaines prestations.
Ces écarts peuvent se traduire par des sommes importantes restant à la charge des assurés.
Une réflexion institutionnelle sur l'actualisation des références tarifaires et l'amélioration des remboursements est donc indispensable.
La seconde réalité concerne les responsabilités propres aux établissements.
Une clinique doit respecter les règles tarifaires applicables et fournir aux patients une information financière aussi claire que possible.
Cela passe notamment par des devis lisibles, une explication préalable des frais prévisibles et des factures suffisamment détaillées pour être comprises.
Les situations d'urgence imposent naturellement des modalités particulières, dictées par les nécessités médicales et le cadre légal.
Mais, chaque fois que les circonstances le permettent, le patient doit savoir à quelles dépenses il peut être confronté.
La clarté financière n'est pas un obstacle au fonctionnement des cliniques. Elle constitue au contraire une protection pour les malades comme pour les établissements.
Il faut distinguer deux réalités.
La première concerne les mécanismes de financement et de remboursement.
La Tarification nationale de référence, utilisée notamment dans le cadre de l'Assurance maladie obligatoire, ne correspond plus toujours aux coûts réels de certaines prestations.
Ces écarts peuvent se traduire par des sommes importantes restant à la charge des assurés.
Une réflexion institutionnelle sur l'actualisation des références tarifaires et l'amélioration des remboursements est donc indispensable.
La seconde réalité concerne les responsabilités propres aux établissements.
Une clinique doit respecter les règles tarifaires applicables et fournir aux patients une information financière aussi claire que possible.
Cela passe notamment par des devis lisibles, une explication préalable des frais prévisibles et des factures suffisamment détaillées pour être comprises.
Les situations d'urgence imposent naturellement des modalités particulières, dictées par les nécessités médicales et le cadre légal.
Mais, chaque fois que les circonstances le permettent, le patient doit savoir à quelles dépenses il peut être confronté.
La clarté financière n'est pas un obstacle au fonctionnement des cliniques. Elle constitue au contraire une protection pour les malades comme pour les établissements.
Dr Anwar CHERKAOUI : Lorsqu'un désaccord apparaît sur une facture, un accueil ou une prestation, certains patients ont le sentiment de se retrouver seuls face à l'administration. Faut-il instaurer une véritable culture de médiation dans les cliniques ?
Dr Hassan AFILAL : Je pense que nous devons progresser dans cette direction.
Une plainte ou une réclamation ne devrait pas être immédiatement interprétée comme une mise en accusation de l'établissement.
Elle peut signaler un problème d'organisation, une information insuffisante ou une difficulté relationnelle qui aurait pu être évitée.
L'ANCP souhaite encourager des mécanismes permettant aux patients d'exprimer leurs préoccupations et d'obtenir des réponses appropriées.
Cela suppose des interlocuteurs identifiables, des procédures de traitement des réclamations et, lorsque cela est pertinent, des démarches de médiation.
Ces dispositifs doivent naturellement respecter les droits des malades et les prérogatives des autorités compétentes.
L'essentiel est de ne pas laisser une incompréhension se transformer inutilement en conflit durable.
Les observations des patients peuvent aussi constituer une source précieuse d'amélioration des pratiques.
Un établissement capable d'entendre une critique, d'en analyser les causes et d'apporter les corrections nécessaires démontre sa maturité professionnelle.
Une plainte ou une réclamation ne devrait pas être immédiatement interprétée comme une mise en accusation de l'établissement.
Elle peut signaler un problème d'organisation, une information insuffisante ou une difficulté relationnelle qui aurait pu être évitée.
L'ANCP souhaite encourager des mécanismes permettant aux patients d'exprimer leurs préoccupations et d'obtenir des réponses appropriées.
Cela suppose des interlocuteurs identifiables, des procédures de traitement des réclamations et, lorsque cela est pertinent, des démarches de médiation.
Ces dispositifs doivent naturellement respecter les droits des malades et les prérogatives des autorités compétentes.
L'essentiel est de ne pas laisser une incompréhension se transformer inutilement en conflit durable.
Les observations des patients peuvent aussi constituer une source précieuse d'amélioration des pratiques.
Un établissement capable d'entendre une critique, d'en analyser les causes et d'apporter les corrections nécessaires démontre sa maturité professionnelle.
Dr Anwar CHERKAOUI : Les intentions affichées sont ambitieuses. Mais les citoyens ont souvent entendu des promesses de changement. Quels résultats tangibles permettront de juger l'action de votre bureau national ?
Dr Hassan AFILAL : Vous soulevez la question essentielle : celle du passage des engagements aux réalisations.
Une association professionnelle peut multiplier les rencontres, signer des accords, publier des déclarations et participer à des réunions institutionnelles.
Tout cela est nécessaire à son fonctionnement, mais ne constitue pas en soi une preuve de réussite.
Notre action devra produire des effets perceptibles dans le quotidien des établissements et dans l'expérience des patients.
Je pense notamment à la qualité de l'accueil, à l'amélioration de l'information médicale, à la sécurité des prises en charge, à la lisibilité des factures et à la capacité de répondre aux réclamations.
Ce sont des domaines dans lesquels des progrès concrets doivent être recherchés.
Nous voulons mobiliser les professionnels, encourager les initiatives pertinentes et travailler avec les institutions pour installer progressivement des pratiques durables.
Il ne s'agit pas de promettre une transformation immédiate de toutes les cliniques du Royaume.
Il s'agit d'engager une dynamique collective dont les résultats pourront être appréciés par les citoyens eux-mêmes.
Une association professionnelle peut multiplier les rencontres, signer des accords, publier des déclarations et participer à des réunions institutionnelles.
Tout cela est nécessaire à son fonctionnement, mais ne constitue pas en soi une preuve de réussite.
Notre action devra produire des effets perceptibles dans le quotidien des établissements et dans l'expérience des patients.
Je pense notamment à la qualité de l'accueil, à l'amélioration de l'information médicale, à la sécurité des prises en charge, à la lisibilité des factures et à la capacité de répondre aux réclamations.
Ce sont des domaines dans lesquels des progrès concrets doivent être recherchés.
Nous voulons mobiliser les professionnels, encourager les initiatives pertinentes et travailler avec les institutions pour installer progressivement des pratiques durables.
Il ne s'agit pas de promettre une transformation immédiate de toutes les cliniques du Royaume.
Il s'agit d'engager une dynamique collective dont les résultats pourront être appréciés par les citoyens eux-mêmes.
Dr Anwar CHERKAOUI : Historiquement, une association de cliniques défend d'abord les intérêts de ses membres. Souhaitez-vous désormais que l'ANCP devienne également une force de proposition en faveur des droits des patients ?
Dr Hassan AFILAL : Ces deux responsabilités ne sont nullement contradictoires.
Une association professionnelle doit naturellement défendre les intérêts légitimes des établissements qu'elle représente.
Elle doit porter leurs préoccupations économiques, réglementaires et organisationnelles auprès des pouvoirs publics.
Mais elle ne peut ignorer les attentes de ceux qui fréquentent ces établissements.
La pérennité d'une clinique repose aussi sur sa réputation, sur la qualité des relations qu'elle entretient avec les patients et sur la confiance qu'elle parvient à construire.
Un établissement qui respecte les droits des malades, veille à la qualité des prestations et prend au sérieux les difficultés exprimées renforce également sa solidité professionnelle et économique.
Nous voulons donc faire évoluer notre action associative vers une responsabilité plus large.
Défendre les cliniques et contribuer à améliorer la relation avec les patients sont, à mes yeux, deux dimensions d'un même engagement.
Une association professionnelle doit naturellement défendre les intérêts légitimes des établissements qu'elle représente.
Elle doit porter leurs préoccupations économiques, réglementaires et organisationnelles auprès des pouvoirs publics.
Mais elle ne peut ignorer les attentes de ceux qui fréquentent ces établissements.
La pérennité d'une clinique repose aussi sur sa réputation, sur la qualité des relations qu'elle entretient avec les patients et sur la confiance qu'elle parvient à construire.
Un établissement qui respecte les droits des malades, veille à la qualité des prestations et prend au sérieux les difficultés exprimées renforce également sa solidité professionnelle et économique.
Nous voulons donc faire évoluer notre action associative vers une responsabilité plus large.
Défendre les cliniques et contribuer à améliorer la relation avec les patients sont, à mes yeux, deux dimensions d'un même engagement.
Dr Anwar CHERKAOUI : Projetons-nous en 2029, au terme de votre mandat. Quelle serait la réalisation dont vous seriez personnellement le plus fier ?
Dr Hassan AFILAL : Nous pourrions dresser un bilan en présentant le nombre de conventions conclues, les investissements réalisés ou les dossiers institutionnels qui auront progressé.
Ces résultats auront évidemment leur importance.
Mais je souhaiterais que nous puissions également poser une question beaucoup plus simple.
Lorsqu'un patient sort d'une clinique, a-t-il le sentiment d'avoir été traité avec compétence, mais aussi avec considération ?
A-t-il reçu les informations nécessaires ? A-t-il compris les décisions médicales qui le concernaient ? A-t-il été respecté dans sa dignité et ses droits ?
Et, au-delà de sa guérison ou de l'amélioration de son état de santé, conserve-t-il suffisamment confiance pour revenir dans cet établissement si son état l'exigeait ?
Pour moi, c'est un indicateur particulièrement révélateur.
Si, en 2029, nous avons contribué à réduire les incompréhensions, à améliorer le dialogue et à renforcer durablement la confiance entre les Marocains et leurs cliniques privées, notre mandat aura eu un véritable sens.
Notre objectif ne se résume pas à consolider un secteur économique de la santé.
Nous voulons participer à l'émergence d'une médecine privée où la compétence scientifique, la transparence, l'éthique et le respect de la personne avancent ensemble.
Car une clinique ne devrait pas être jugée uniquement sur les soins qu'elle dispense, mais également sur la confiance et le respect qu'elle inspire à ceux qui lui confient leur santé.
Ces résultats auront évidemment leur importance.
Mais je souhaiterais que nous puissions également poser une question beaucoup plus simple.
Lorsqu'un patient sort d'une clinique, a-t-il le sentiment d'avoir été traité avec compétence, mais aussi avec considération ?
A-t-il reçu les informations nécessaires ? A-t-il compris les décisions médicales qui le concernaient ? A-t-il été respecté dans sa dignité et ses droits ?
Et, au-delà de sa guérison ou de l'amélioration de son état de santé, conserve-t-il suffisamment confiance pour revenir dans cet établissement si son état l'exigeait ?
Pour moi, c'est un indicateur particulièrement révélateur.
Si, en 2029, nous avons contribué à réduire les incompréhensions, à améliorer le dialogue et à renforcer durablement la confiance entre les Marocains et leurs cliniques privées, notre mandat aura eu un véritable sens.
Notre objectif ne se résume pas à consolider un secteur économique de la santé.
Nous voulons participer à l'émergence d'une médecine privée où la compétence scientifique, la transparence, l'éthique et le respect de la personne avancent ensemble.
Car une clinique ne devrait pas être jugée uniquement sur les soins qu'elle dispense, mais également sur la confiance et le respect qu'elle inspire à ceux qui lui confient leur santé.
