Australie : une action de Greenpeace suspend un projet gazier de 12,5 milliards de dollars


Rédigé par le Jeudi 22 Octobre 2026

Les opérations sur une installation offshore du projet gazier Scarborough, au large de l’Australie occidentale, ont été suspendues après l’intervention de militants de Greenpeace.

L’incident relance le débat sur l’expansion des infrastructures fossiles et leurs conséquences environnementales, notamment pour les écosystèmes marins menacés.



Des militants interrompent les opérations en mer

Le groupe énergétique australien Woodside a maintenu la suspension des opérations sur une unité flottante de production liée au projet gazier Scarborough, après une action menée par Greenpeace le 17 octobre 2026. 

Quatre militants de l’organisation environnementale ont escaladé l’installation, située au large de la côte nord-ouest de l’Australie occidentale, à environ 375 kilomètres du littoral.

Ils ont déployé des banderoles dénonçant le développement des projets gaziers de l’entreprise et appelant à protéger Scott Reef, un ensemble de récifs coralliens situé dans la région. 

Woodside a indiqué que les activités de pré-mise en service avaient été interrompues à la suite de cette intrusion non autorisée. L’entreprise a précisé que l’installation restait en sécurité pendant la suspension des opérations. 

Un projet stratégique contesté pour son impact environnemental

Évalué à 12,5 milliards de dollars, le projet Scarborough constitue un investissement majeur dans le développement des ressources gazières australiennes.

Son exploitation suscite toutefois des critiques de la part des organisations environnementales, qui alertent sur les conséquences potentielles de l'expansion des infrastructures fossiles. 

Greenpeace s’inquiète notamment des effets des projets gaziers de la région sur Scott Reef, un écosystème marin isolé qui abrite une biodiversité importante et constitue une zone d’alimentation pour la baleine bleue pygmée, une espèce menacée. 

De son côté, Woodside défend son projet et conteste les risques avancés par ses opposants.

L’entreprise affirme notamment qu’aucun contact physique avec le récif n’est attendu au-dessus d’une profondeur de 75 mètres dans le cadre du projet Browse, également au cœur des préoccupations environnementales. 

​Entre sécurité énergétique et protection des océans

Cet épisode illustre les tensions persistantes entre les objectifs de développement énergétique et les exigences de protection de l’environnement.

L’Australie figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, une ressource qui occupe une place importante dans son économie et dans ses relations commerciales internationales. 

Pour les organisations écologistes, le développement de nouvelles infrastructures gazières risque d’aggraver les pressions sur les milieux naturels et de prolonger la dépendance aux combustibles fossiles.

Les industriels mettent, de leur côté, en avant les besoins énergétiques et l’importance des investissements dans le secteur. 

L’action de Greenpeace a ainsi provoqué une interruption des opérations sur l’installation concernée, sans que sa durée puisse être déterminée à partir des informations disponibles. L’évolution du dossier dépendra notamment de la reprise des activités et des suites données à cette intervention.




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Jeudi 22 Octobre 2026
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