Des eaux qui font plaisir : l’évolution depuis 2004
Le rapport national du Programme national de surveillance de la qualité des eaux de baignade et du sable des plages (PNQEBSP) a évalué cette année 204 plages et 498 stations, contre seulement 79 en 2004.
Une progression qui montre que la surveillance et la modernisation des infrastructures portent leurs fruits.
Résultat concret : plus de 95 % des stations respectent les normes microbiologiques, soit une hausse de 7 % par rapport à 2021.
Seuls 4,72 % restent encore en dehors des critères, nécessitant des actions ciblées comme l’amélioration des systèmes d’assainissement et la suppression des rejets illégaux.
Sable et déchets : un vrai nettoyage de printemps
Et surprise : la quantité de déchets collectés a chuté de plus de 25 % depuis 2021.
Une baisse encourageante, mais la lutte contre les plastiques reste cruciale, car 80 % des déchets marins proviennent de la terre ferme, avec plus de 86 % de plastique.
Le rôle des labels et programmes : Plages propres et Pavillon bleu
La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a rappelé l’importance du programme “Plages propres” et du label “Pavillon bleu”, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.
Ces initiatives encouragent la gestion durable des plages et sensibilisent le public à la propreté des littoraux.
Elle a insisté sur le rôle de l’économie circulaire et des solutions innovantes pour réduire la pollution plastique, tout en saluant la mobilisation des collectivités territoriales, institutions et associations civiles.
Et maintenant, à quoi s’attendre ?
Même si la majorité des plages sont conformes, le défi reste entier : continuer à améliorer les infrastructures sanitaires, réduire les rejets illégaux et impliquer davantage la population dans le respect de l’environnement. L’été 2026 pourrait bien être encore plus propre, si les efforts se poursuivent.
Alors, préparez vos maillots : se baigner au Maroc devient un vrai plaisir, mais la vigilance reste de mise pour protéger nos littoraux.