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Café et Parkinson : le rôle du profil génétique dans le risque de maladie

Une étude menée auprès de plus de 435 000 personnes suggère que l’association entre consommation de café et maladie de Parkinson varie selon la capacité de l’organisme à métaboliser la caféine.


Depuis plusieurs décennies, des études associent la consommation de caféine à un risque plus faible de maladie de Parkinson. Mais cet effet potentiel ne serait pas identique pour tous. Des chercheurs ont analysé les données de la biobanque britannique pour examiner le rôle du gène CYP1A2, impliqué dans l’élimination de la caféine.



Une association qui varie selon le métabolisme

Publiés dans la revue npj Parkinson’s Disease, les résultats reposent sur 435 551 participants suivis pendant une durée médiane de 15,7 ans. Au cours de cette période, 3 319 personnes ont développé la maladie.

Les chercheurs ont observé que les personnes métabolisant rapidement la caféine présentaient un risque plus faible avec une consommation faible à modérée, l’association étant la plus marquée autour de trois tasses par jour.

À l’inverse, une consommation élevée était associée à un risque accru chez les métaboliseurs intermédiaires et lents.


Des résultats à interpréter avec prudence

L’étude ne démontre pas que le café provoque ou prévient la maladie de Parkinson. La consommation a été déclarée une seule fois et les chercheurs soulignent plusieurs limites, notamment la composition majoritairement européenne de la cohorte.

Les différences observées selon le sexe ne sont pas non plus statistiquement concluantes.

Les auteurs précisent que ces résultats ne justifient pas de modifier sa consommation de café en fonction de son profil génétique. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces associations et mieux comprendre les mécanismes en jeu.


Vendredi 16 Octobre 2026



Rédigé par le Vendredi 16 Octobre 2026