Une association qui varie selon le métabolisme
Publiés dans la revue npj Parkinson’s Disease, les résultats reposent sur 435 551 participants suivis pendant une durée médiane de 15,7 ans. Au cours de cette période, 3 319 personnes ont développé la maladie.
Les chercheurs ont observé que les personnes métabolisant rapidement la caféine présentaient un risque plus faible avec une consommation faible à modérée, l’association étant la plus marquée autour de trois tasses par jour.
À l’inverse, une consommation élevée était associée à un risque accru chez les métaboliseurs intermédiaires et lents.
Des résultats à interpréter avec prudence
L’étude ne démontre pas que le café provoque ou prévient la maladie de Parkinson. La consommation a été déclarée une seule fois et les chercheurs soulignent plusieurs limites, notamment la composition majoritairement européenne de la cohorte.
Les différences observées selon le sexe ne sont pas non plus statistiquement concluantes.
Les auteurs précisent que ces résultats ne justifient pas de modifier sa consommation de café en fonction de son profil génétique. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour confirmer ces associations et mieux comprendre les mécanismes en jeu.