Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI
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Performances du MASI, MASI 20 et MASI RB
Du 31 août au 4 septembre 2026, le MASI Brut (MASI) a réalisé une légère contre-performance de -0,73%, ce qui remet l’indice dans le rouge avec une contre-performance depuis le début de l’année (YTD) de -0,29%.
Le MASI 20 a réalisé une performance légèrement positive, +0,29%, mais continue d’afficher une contre-performance YTD plus significative de -8,28%.
Sur la semaine, le MASI Rentabilité Brut (MASI RB), quant à lui, affiche une contre-performance de -0,49% car une des plus grandes capitalisations de la place, Maroc Telecom, a détaché son dividende. En YTD, le MASI RB affiche une performance YTD de +2,36% en raison des détachements de dividendes des valeurs qui constituent le MASI depuis fin mars 2026.
Les volumes sur le Marché Central
Du 31 août au 4 septembre 2026, c’est 1 428,9 millions de dirhams (millions de MAD) ou 1,429 milliards de MAD qui ont été échangés sur le marché central, ce qui correspond à une moyenne quotidienne de 476 millions de MAD, contre 419 millions de MAD la semaine précédente.
Pour pouvoir situer les niveaux de volume actuels par rapport aux niveaux de volume passés, la moyenne mobile à 20 jours des volumes atteint 264,2 millions de MAD, celle à 100 jours atteint 280,1 millions de MAD et celle à 200 jours atteint 377 millions de MAD.
La moyenne des volumes sur le marché central est donc en amélioration par rapport à celle de la semaine précédente.

Valeurs du MASI 20
En ce qui concerne les valeurs qui constituent le MASI 20, les valeurs qui affichent les niveaux de volumes échangés les plus élevés sont : Maroc Telecom avec 166,3 millions MAD, Label’ Vie avec 93,8 millions MAD, Attijariwafa Bank avec 80,6 millions de MAD, TGCC avec 78,6 millions MAD et Marsa Maroc avec 73,4 millions MAD.
Cette semaine, les valeurs du MASI 20 ont représenté une part du volume total de l’ensemble du marché des actions comparable avec les semaines précédentes, soit 61%.
Les valeurs du MASI qui ont réalisé les performances les plus élevées sont : Ciments du Maroc avec +4,2%, CFG Bank avec +3,7%, Marsa Maroc avec +2,5%, Akdital avec +2,0% et Attijariwafa Bank avec +1,8%
Les valeurs qui ont le plus sous-performé sont Maroc Telecom avec -4,2%, Résidence dar Saada avec -4,5%, CMGP Group avec -4,6%, TGCC avec -5,1% et Jet Contractors avec -7,1%.
Rappelons que Maroc Telecom a détaché son dividende cette semaine et que cette sous-performance est à reconsidérer avec le rendement du dividende. En effet, le dividende annuel 2025, distribué en 2026 de Maroc Telecom a été de 4 dirhams sur un prix la veille du détachement de 100 MAD, soit un rendement de dividende brut de 4%. En prenant en compte le dividende, on peut dire que IAM a réalisé une légère contre-performance de -0,2%.
Parmi les actualités des émetteurs : agrégats trimestriels et semestriels
Comme la date limite réglementaire qui découle des dispositions de la Circulaire AMMC n°3/19 était lundi dernier, les sociétés qui n’avaient pas encore publié leurs agrégats trimestriels et semestriels (pour les émetteurs qui les incluent aussi dans les communiqués de leurs agrégats trimestriels) les ont publiés lundi dernier, dont notamment :
Calendrier économique international et principaux indices mondiaux au 04/09/2026 à 16h30
Du 31 août au 4 septembre, le calendrier continue de montrer une économie mondiale contrastée : résistance de l’Inde, reprise industrielle partielle en Asie et aux États-Unis, mais consommation fragile en Europe et au Japon.
Chine
Les indicateurs chinois montrent une amélioration incomplète. Le PMI manufacturier officiel remonte à 49,8, contre 49,2 et 49,7 attendu, mais reste sous 50. Le PMI RatingDog manufacturier progresse à 51,5, contre 51,0 attendu, et les services atteignent 51,4, contre 50,6 anticipé. La reprise reste donc plus visible dans le secteur privé que dans l’économie officielle.

Un indice PMI (Purchasing Managers' Index) est un indicateur économique mensuel qui mesure la santé financière et la dynamique d'un secteur d'activité, tel que l'industrie manufacturière ou les services, en se basant sur des enquêtes menées auprès des directeurs des achats.
Japon
La production industrielle augmente de 0,1% en juillet, contre -0,6% prévu, tandis que l’investissement des entreprises progresse de 1,6% au T2, largement au-dessus de +0,2% attendu. La confiance des ménages atteint 35,5, contre 35 prévu. Toutefois, les dépenses réelles des ménages reculent de 3,6% sur un an, contre -1,6% attendu, révélant une consommation encore faible.
Corée du Sud
Les exportations bondissent de 68,7% en août, contre 62,6% attendu, soutenant la dynamique externe. Le PMI manufacturier demeure expansionniste à 52,3, malgré un recul depuis 53,1. L’inflation annuelle accélère à 3,1%, après 2,8%, mais reste sous 3,2% anticipé, préservant une marge de manœuvre monétaire.
Inde
Le PIB croît de 7,8% sur un an au T2, au-dessus de 7,1% attendu. La demande intérieure et l’investissement demeurent robustes, mais le compte courant bascule à -4,2 milliards USD, après +6,5 milliards, rappelant la vulnérabilité de l’équilibre externe.
Europe continentale
La zone euro combine inflation persistante et demande faible. L’inflation sur un an (estimation préliminaire) atteint 3,3%, conforme aux attentes ; l’inflation sous-jacente ralentit à 2,4%, sous 2,5% prévu. En Allemagne, l’inflation sur un an (estimation préliminaire) ressort à 2,9%, sous 3% attendu, mais les ventes au détail chutent de 3,4% contre +0,4% attendu. Les commandes industrielles progressent de 2,5%, contre +0,3%. Les PMI manufacturiers espagnol et italien restent sous 50. Le taux de chômage en Zone Euro ressort à 6,4% contre 6,3% attendus.

Royaume-Uni
Les prix de l’immobilier Nationwide progressent de +1,6% sur un an, contre +2,1% attendu, mais les approbations hypothécaires ralentissent à 56 050, sous 59 400 anticipé. Le PMI construction chute à 44,3, contre 45,5 prévu, confirmant la faiblesse du secteur. Le crédit à la consommation dépasse néanmoins les attentes à 2,006 milliards GBP.

États-Unis
L’ISM manufacturier atteint 54,6, sous 55,2 attendu, alors que l’ISM services surprend à 55,4, contre 54,3. Les créations ADP ne s’élèvent qu’à 38 000, sous 47 000 attendu. Le déficit commercial se réduit à 88,6 milliards USD, meilleur que les 90 milliards prévus. Les créations d’emplois rebondissent fortement à 162 000 en août, bien au-delà des 56 000 attendues, tandis que le chômage demeure à 4,1%, comme attendu et que les salaires progressent de 3,1% sur un an contre 3% attendus : le scénario d’un marché du travail résilient reprend du poids.

Taux de chômage aux Etats Unis et emplois non-agricoles
Source: U.S. Bureau of Labor Statistics
Canada
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25%, conformément au consensus. Le PMI manufacturier ralentit à 53,0 et l’excédent commercial tombe à 0,77 milliard CAD, sous 3,6 milliards attendu. La perte de 41 700 emplois contre une création de 15 000 attendus contraste avec un chômage stable à 6,4%, conforme au consensus, mais l’Ivey PMI à 64,3 contre 56,2 attendus signale une activité privée vigoureuse.
Brésil
Le PIB progresse de 0,5% au T2, au-dessus de 0,4% attendu mais sous +1,1% précédemment. La production industrielle rebondit de 0,2% et le PMI services repasse à 50,5, contre 49,7, signalant une reprise modérée.
La semaine s’est achevée sur une tonalité prudente : les marchés développés ont globalement stagné ou reculé, tandis que les émergents ont légèrement progressé. Les investisseurs ont arbitré entre la résilience de l’économie américaine, la fragilité de l’Europe et de la Chine, et les perspectives de taux demeurant incertaines.
MSCI World
Le MSCI World termine quasi stable à -0,02%. La robustesse des valeurs technologiques américaines a compensé les reculs japonais et européens. La révision des anticipations de politique monétaire après les statistiques américaines a toutefois limité l’appétit pour le risque.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets gagne 0,34%, soutenu par les marchés hors Chine, notamment les économies exportatrices et certains marchés de matières premières. L’amélioration des flux vers les actifs risqués a pris le pas sur la faiblesse persistante des actions chinoises.
Chine
Les indices chinois corrigent : CSI 300 -1,33%, Shanghai -0,56% et ChiNext -4,03%. Les investisseurs ont réduit leur exposition aux valeurs technologiques et de croissance, faute de mesures de relance plus ambitieuses. Le rebond des PMI privés a été insuffisant pour modifier la prudence sur l’immobilier et la demande domestique.
Japon
Le Nikkei 225 perd 2,09%. Les prises de bénéfices ont dominé, particulièrement sur les exportateurs et la technologie. La faiblesse de la consommation des ménages et l’incertitude sur la trajectoire du yen ont pesé sur le sentiment, malgré une activité industrielle plus résiliente qu’attendu.
Europe continentale
Le STOXX 600 recule de 0,74%. Les marchés ont été pénalisés par les inquiétudes sur la demande intérieure, illustrées par la faiblesse des ventes au détail allemandes et de la zone euro. Le repli a touché les cycliques et les financières, alors que les secteurs défensifs ont mieux résisté.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 gagne 0,09%, soutenu par les valeurs défensives, énergétiques et minières. La hausse est restée limitée par la détérioration du secteur de la construction, avec un PMI à 44,3, et par des indicateurs immobiliers mitigés.
États-Unis
Le S&P 500 cède 0,04%, le Dow Jones 0,48%, tandis que le Nasdaq 100 progresse de 0,14%. Les créations d’emplois supérieures aux attentes et la solidité des services ont soutenu les valeurs de croissance, mais ont réduit les anticipations de baisse rapide des taux, pénalisant les valeurs cycliques et industrielles.
Brent et or
Le Brent progresse de 8,05%, porté par la géopolitique et par la baisse des stocks américains. La reprise des hostilités entre Washington et Téhéran a accru la prime de risque sur le Brent.
L’or baisse de 0,91%, affecté par le raffermissement du dollar et des rendements, dans le sillage d’un marché du travail américain plus robuste.
Calendrier économique africain et principaux indices boursiers
Cette semaine, les indicateurs africains ont confirmé une amélioration de l’activité au Nigéria et en Égypte, mais une dynamique plus contrastée en Afrique du Sud.
Afrique du Sud
La croissance de la masse monétaire M3 ralentit à 8,57% en juillet, contre 9,31%, et le crédit au secteur privé décélère à 7,41%, légèrement au-dessus de 7,4% attendu. L’excédent commercial atteint 20,14 milliards de ZAR, supérieur aux 19 milliards anticipés. En revanche, le PMI Absa manufacturier recule à 45,8, contre 46,8, tandis que l’indice de confiance des entreprises baisse à 38, après 39. Le PMI S&P Global progresse toutefois à 50,5, contre 50,3, traduisant une activité privée légèrement expansionniste.

Égypte
Le PMI S&P Global remonte fortement à 49,6 en août, contre 46,8, mais demeure marginalement en zone de contraction et inférieur au niveau de 47,1 attendu. La croissance monétaire accélère à 17,5% en juillet, contre 16,7%, confirmant une liquidité plus abondante mais susceptible d’entretenir les pressions inflationnistes.

Nigéria
La croissance accélère à 4,43% sur un an au T2, contre 3,89% précédemment et 4,3% attendu. Le PMI Stanbic IBTC augmente à 54,3 en août, contre 52,5 et 52,7 prévu, confirmant une expansion solide du secteur privé. Les réserves de change progressent à 53,31 milliards USD, contre 51,92 milliards et 52 milliards attendus, renforçant la position extérieure.

Kenya
L’inflation annuelle accélère légèrement à 6,6% en août, contre 6,5%, conformément aux prévisions. Ce niveau devra être suivi après le récent maintien du taux directeur à 8,75%.

Évolution du taux d’inflation annuel du Kenya
Source: Kenya National Bureau of Statistics
Autres pays africains
L’Ouganda affiche une inflation stable à 4,1% et une nette amélioration du déficit commercial, ramené à 304 millions USD contre 879 millions. La confiance des entreprises progresse à 59,6, contre 55,8 attendu. En Angola, la croissance atteint 2,8% au T2 et 8,7% sur un an, au-dessus des prévisions. Le Ghana enregistre une inflation de 5%, contre 4,6% précédemment.
Les marchés africains ont affiché une performance globalement favorable, malgré une forte dispersion entre les places. Les marchés frontières ont bénéficié de flux de recherche de rendement, alors que l’Afrique du Sud a souffert de signaux industriels faibles et que l’Égypte, le Nigéria, le Kenya et la BRVM ont nettement progressé.
MSCI Frontier Markets (+0,79%) : l’indice a été soutenu par l’appétit pour les actifs frontières, les performances des places est- et ouest-africaines ainsi que par une perception plus favorable du risque sur les économies émergentes. Cette progression confirme l’intérêt pour des marchés aux valorisations relatives attractives.
FTSE/JSE All Africa 40 (-0,52%) : l’indice régional recule, principalement sous l’effet des grandes capitalisations sud-africaines. La hausse du pétrole a apporté un soutien partiel aux valeurs énergétiques, mais la faiblesse de l’activité manufacturière et les dégagements sur certaines financières et minières ont dominé.
Afrique du Sud (-1,27%) : le Top 40 accuse la plus forte baisse parmi les principales places suivies. Le PMI Absa manufacturier ressort à 45,8, contre 47 attendu, signalant une contraction plus marquée de l’industrie. Le ralentissement de M3 et du crédit au secteur privé a également pesé. L’excédent commercial de 20,14 milliards de ZAR, supérieur aux 19 milliards prévus, ainsi que le PMI S&P Global à 50,5, n’ont pas suffi à inverser la tendance.
Égypte (+2,11%) : l’EGX 30 conserve une dynamique solide, soutenue par les valeurs financières et domestiques. L’amélioration du PMI S&P Global à 49,6, contre 46,8, nourrit l’espoir d’une stabilisation progressive de l’activité, tandis que l’accélération de M2 à 17,5% entretient la liquidité.
Nigéria (+2,41%) : le NSE 30 progresse grâce à des indicateurs macroéconomiques robustes : croissance de 4,43% au T2, au-dessus des 4,3% attendus, PMI à 54,3 et réserves de change à 53,31 milliards USD. Ces résultats renforcent la confiance envers les banques et les titres liés à la consommation.
Kenya (+4,53%) : le NSE 20 surperforme, passant de 4 309,45 à 4 504,49 points. Une inflation maîtrisée à 6,6%, conforme aux prévisions, a soutenu les anticipations de stabilité monétaire et l’intérêt pour les banques et les valeurs défensives.
BRVM (+3,50%) : le BRVM Composite atteint 548,60 points, contre 530,06 points. En l’absence de publication régionale déterminante, cette hausse refléterait des achats sélectifs, une amélioration de la liquidité et des réallocations vers les principales capitalisations de l’UEMOA.
Implications pour le marché marocain
Le redressement du Brent renforcera la nécessité d’une sélection rigoureuse car il constitue un risque pour la facture énergétique et les marges des entreprises consommatrices d’énergie.
La stabilité des marchés développés et la progression des marchés émergents limitent temporairement le risque de sorties de capitaux. En revanche, le repli européen et chinois appelle à la prudence pour les secteurs cycliques et exportateurs. À l’échelle locale, la poursuite des publications semestrielles devrait donc conserver un rôle déterminant dans la rotation sectorielle et la liquidité.
Du 31 août au 4 septembre 2026, le MASI Brut (MASI) a réalisé une légère contre-performance de -0,73%, ce qui remet l’indice dans le rouge avec une contre-performance depuis le début de l’année (YTD) de -0,29%.
Le MASI 20 a réalisé une performance légèrement positive, +0,29%, mais continue d’afficher une contre-performance YTD plus significative de -8,28%.
Sur la semaine, le MASI Rentabilité Brut (MASI RB), quant à lui, affiche une contre-performance de -0,49% car une des plus grandes capitalisations de la place, Maroc Telecom, a détaché son dividende. En YTD, le MASI RB affiche une performance YTD de +2,36% en raison des détachements de dividendes des valeurs qui constituent le MASI depuis fin mars 2026.
Les volumes sur le Marché Central
Du 31 août au 4 septembre 2026, c’est 1 428,9 millions de dirhams (millions de MAD) ou 1,429 milliards de MAD qui ont été échangés sur le marché central, ce qui correspond à une moyenne quotidienne de 476 millions de MAD, contre 419 millions de MAD la semaine précédente.
Pour pouvoir situer les niveaux de volume actuels par rapport aux niveaux de volume passés, la moyenne mobile à 20 jours des volumes atteint 264,2 millions de MAD, celle à 100 jours atteint 280,1 millions de MAD et celle à 200 jours atteint 377 millions de MAD.
La moyenne des volumes sur le marché central est donc en amélioration par rapport à celle de la semaine précédente.
Valeurs du MASI 20
En ce qui concerne les valeurs qui constituent le MASI 20, les valeurs qui affichent les niveaux de volumes échangés les plus élevés sont : Maroc Telecom avec 166,3 millions MAD, Label’ Vie avec 93,8 millions MAD, Attijariwafa Bank avec 80,6 millions de MAD, TGCC avec 78,6 millions MAD et Marsa Maroc avec 73,4 millions MAD.
Cette semaine, les valeurs du MASI 20 ont représenté une part du volume total de l’ensemble du marché des actions comparable avec les semaines précédentes, soit 61%.
Les valeurs du MASI qui ont réalisé les performances les plus élevées sont : Ciments du Maroc avec +4,2%, CFG Bank avec +3,7%, Marsa Maroc avec +2,5%, Akdital avec +2,0% et Attijariwafa Bank avec +1,8%
Les valeurs qui ont le plus sous-performé sont Maroc Telecom avec -4,2%, Résidence dar Saada avec -4,5%, CMGP Group avec -4,6%, TGCC avec -5,1% et Jet Contractors avec -7,1%.
Rappelons que Maroc Telecom a détaché son dividende cette semaine et que cette sous-performance est à reconsidérer avec le rendement du dividende. En effet, le dividende annuel 2025, distribué en 2026 de Maroc Telecom a été de 4 dirhams sur un prix la veille du détachement de 100 MAD, soit un rendement de dividende brut de 4%. En prenant en compte le dividende, on peut dire que IAM a réalisé une légère contre-performance de -0,2%.
Parmi les actualités des émetteurs : agrégats trimestriels et semestriels
Comme la date limite réglementaire qui découle des dispositions de la Circulaire AMMC n°3/19 était lundi dernier, les sociétés qui n’avaient pas encore publié leurs agrégats trimestriels et semestriels (pour les émetteurs qui les incluent aussi dans les communiqués de leurs agrégats trimestriels) les ont publiés lundi dernier, dont notamment :
- Marsa Maroc enregistre une progression soutenue au T2-2026, avec un trafic de 18,2 millions de tonnes (+2%) et un chiffre d’affaires consolidé de 1 779 millions de MAD (+14%). Au S1-2026, le trafic atteint 34,5 millions de tonnes (+3%) et le chiffre d’affaires 3 214 millions de MAD (+13%), porté par les conteneurs domestiques, les vracs et la logistique. Les investissements bondissent de 166% à 3 433 millions de MAD, principalement pour Nador West Med. L’endettement net reste négatif à -1 138 millions de MAD.
- Banque Centrale Populaire : Au S1-2026, le Groupe poursuit sa croissance commerciale, les crédits bruts atteignent 337,5 milliards de MAD (+5,7%) et les dépôts clientèle 429,5 milliards de MAD (+9%). La marge d’intérêt progresse de 5,9% à 7,9 milliards de MAD et les commissions de 9,1% à 2,2 milliards. Le PNB semestriel recule néanmoins de 3,2% à 13,5 milliards de MAD, pénalisé par la normalisation des activités de marché après leur niveau exceptionnel au S1-2025.
- Bank of Africa affiche une progression de son activité au T2-2026 : le PNB consolidé atteint 5 642 millions de MAD (+4,9%), tandis que le PNB social s’élève à 2 978 millions de MAD (+4%). Au S1-2026, le PNB consolidé progresse de 1,5% à 10 502 millions de MAD, alors que le PNB social recule de 2,6% à 5 313 millions de MAD. Les crédits consolidés augmentent de 4,3% à 243 497 millions de MAD et les dépôts de 4,1% à 286 512 millions de MAD.
- SGTM enregistre au T2-2026 un chiffre d’affaires de 3 578 millions de MAD, en baisse de 14,2%, tandis que les investissements progressent de 68,3% à 247 millions de MAD. Au S1-2026, le chiffre d’affaires atteint 6 601 millions de MAD (-7,2%) et les investissements 377 millions de MAD (+47,3%). Le recul reflète le phasage des projets après des livraisons majeures en 2025. Le carnet de commandes demeure solide à 34,8 milliards de MAD.
- TGCC : TGCC réalise au T2-2026 un produit d’exploitation de 3 163,3 millions de MAD, en hausse de 1,2%, et un CAPEX de 162,6 millions de MAD (+51,4%). Au S1-2026, le produit d’exploitation recule de 5,3% à 5 239,5 millions de MAD, pénalisé par les intempéries et le démarrage de grands chantiers. Le CAPEX semestriel atteint 246,3 millions de MAD (-12,4%). L’endettement net monte à 2 077,1 millions de MAD, tandis que le carnet de commandes atteint 28,4 milliards de MAD, en progression de 9,3 Md MAD par rapport à la même période en 2025 (19,1 Md MAD).
- Wafa Assurance : Wafa Assurance affiche au T2-2026 des primes émises Groupe de 3 631 millions de MAD (+2,8%) et un chiffre d’affaires social de 2 908 millions de MAD (-0,5%). Au S1, les primes Groupe atteignent 10 031 millions de MAD (+27,2%), portées par la Vie (+41,9%) grâce à l’activité Épargne, qui a enregistré une collecte significative sur le semestre et le Non-Vie (+13,3%). Le chiffre d’affaires social progresse de 25,4% à 8 299 millions de MAD. Les placements consolidés atteignent 71 milliards de MAD et les provisions techniques 56 milliards de MAD.
Calendrier économique international et principaux indices mondiaux au 04/09/2026 à 16h30
Du 31 août au 4 septembre, le calendrier continue de montrer une économie mondiale contrastée : résistance de l’Inde, reprise industrielle partielle en Asie et aux États-Unis, mais consommation fragile en Europe et au Japon.
Chine
Les indicateurs chinois montrent une amélioration incomplète. Le PMI manufacturier officiel remonte à 49,8, contre 49,2 et 49,7 attendu, mais reste sous 50. Le PMI RatingDog manufacturier progresse à 51,5, contre 51,0 attendu, et les services atteignent 51,4, contre 50,6 anticipé. La reprise reste donc plus visible dans le secteur privé que dans l’économie officielle.
Un indice PMI (Purchasing Managers' Index) est un indicateur économique mensuel qui mesure la santé financière et la dynamique d'un secteur d'activité, tel que l'industrie manufacturière ou les services, en se basant sur des enquêtes menées auprès des directeurs des achats.
Japon
La production industrielle augmente de 0,1% en juillet, contre -0,6% prévu, tandis que l’investissement des entreprises progresse de 1,6% au T2, largement au-dessus de +0,2% attendu. La confiance des ménages atteint 35,5, contre 35 prévu. Toutefois, les dépenses réelles des ménages reculent de 3,6% sur un an, contre -1,6% attendu, révélant une consommation encore faible.
Corée du Sud
Les exportations bondissent de 68,7% en août, contre 62,6% attendu, soutenant la dynamique externe. Le PMI manufacturier demeure expansionniste à 52,3, malgré un recul depuis 53,1. L’inflation annuelle accélère à 3,1%, après 2,8%, mais reste sous 3,2% anticipé, préservant une marge de manœuvre monétaire.
Inde
Le PIB croît de 7,8% sur un an au T2, au-dessus de 7,1% attendu. La demande intérieure et l’investissement demeurent robustes, mais le compte courant bascule à -4,2 milliards USD, après +6,5 milliards, rappelant la vulnérabilité de l’équilibre externe.
Europe continentale
La zone euro combine inflation persistante et demande faible. L’inflation sur un an (estimation préliminaire) atteint 3,3%, conforme aux attentes ; l’inflation sous-jacente ralentit à 2,4%, sous 2,5% prévu. En Allemagne, l’inflation sur un an (estimation préliminaire) ressort à 2,9%, sous 3% attendu, mais les ventes au détail chutent de 3,4% contre +0,4% attendu. Les commandes industrielles progressent de 2,5%, contre +0,3%. Les PMI manufacturiers espagnol et italien restent sous 50. Le taux de chômage en Zone Euro ressort à 6,4% contre 6,3% attendus.
Royaume-Uni
Les prix de l’immobilier Nationwide progressent de +1,6% sur un an, contre +2,1% attendu, mais les approbations hypothécaires ralentissent à 56 050, sous 59 400 anticipé. Le PMI construction chute à 44,3, contre 45,5 prévu, confirmant la faiblesse du secteur. Le crédit à la consommation dépasse néanmoins les attentes à 2,006 milliards GBP.
États-Unis
L’ISM manufacturier atteint 54,6, sous 55,2 attendu, alors que l’ISM services surprend à 55,4, contre 54,3. Les créations ADP ne s’élèvent qu’à 38 000, sous 47 000 attendu. Le déficit commercial se réduit à 88,6 milliards USD, meilleur que les 90 milliards prévus. Les créations d’emplois rebondissent fortement à 162 000 en août, bien au-delà des 56 000 attendues, tandis que le chômage demeure à 4,1%, comme attendu et que les salaires progressent de 3,1% sur un an contre 3% attendus : le scénario d’un marché du travail résilient reprend du poids.
Taux de chômage aux Etats Unis et emplois non-agricoles
Source: U.S. Bureau of Labor Statistics
Canada
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25%, conformément au consensus. Le PMI manufacturier ralentit à 53,0 et l’excédent commercial tombe à 0,77 milliard CAD, sous 3,6 milliards attendu. La perte de 41 700 emplois contre une création de 15 000 attendus contraste avec un chômage stable à 6,4%, conforme au consensus, mais l’Ivey PMI à 64,3 contre 56,2 attendus signale une activité privée vigoureuse.
Brésil
Le PIB progresse de 0,5% au T2, au-dessus de 0,4% attendu mais sous +1,1% précédemment. La production industrielle rebondit de 0,2% et le PMI services repasse à 50,5, contre 49,7, signalant une reprise modérée.
La semaine s’est achevée sur une tonalité prudente : les marchés développés ont globalement stagné ou reculé, tandis que les émergents ont légèrement progressé. Les investisseurs ont arbitré entre la résilience de l’économie américaine, la fragilité de l’Europe et de la Chine, et les perspectives de taux demeurant incertaines.
MSCI World
Le MSCI World termine quasi stable à -0,02%. La robustesse des valeurs technologiques américaines a compensé les reculs japonais et européens. La révision des anticipations de politique monétaire après les statistiques américaines a toutefois limité l’appétit pour le risque.
MSCI Emerging Markets
Le MSCI Emerging Markets gagne 0,34%, soutenu par les marchés hors Chine, notamment les économies exportatrices et certains marchés de matières premières. L’amélioration des flux vers les actifs risqués a pris le pas sur la faiblesse persistante des actions chinoises.
Chine
Les indices chinois corrigent : CSI 300 -1,33%, Shanghai -0,56% et ChiNext -4,03%. Les investisseurs ont réduit leur exposition aux valeurs technologiques et de croissance, faute de mesures de relance plus ambitieuses. Le rebond des PMI privés a été insuffisant pour modifier la prudence sur l’immobilier et la demande domestique.
Japon
Le Nikkei 225 perd 2,09%. Les prises de bénéfices ont dominé, particulièrement sur les exportateurs et la technologie. La faiblesse de la consommation des ménages et l’incertitude sur la trajectoire du yen ont pesé sur le sentiment, malgré une activité industrielle plus résiliente qu’attendu.
Europe continentale
Le STOXX 600 recule de 0,74%. Les marchés ont été pénalisés par les inquiétudes sur la demande intérieure, illustrées par la faiblesse des ventes au détail allemandes et de la zone euro. Le repli a touché les cycliques et les financières, alors que les secteurs défensifs ont mieux résisté.
Royaume-Uni
Le FTSE 100 gagne 0,09%, soutenu par les valeurs défensives, énergétiques et minières. La hausse est restée limitée par la détérioration du secteur de la construction, avec un PMI à 44,3, et par des indicateurs immobiliers mitigés.
États-Unis
Le S&P 500 cède 0,04%, le Dow Jones 0,48%, tandis que le Nasdaq 100 progresse de 0,14%. Les créations d’emplois supérieures aux attentes et la solidité des services ont soutenu les valeurs de croissance, mais ont réduit les anticipations de baisse rapide des taux, pénalisant les valeurs cycliques et industrielles.
Brent et or
Le Brent progresse de 8,05%, porté par la géopolitique et par la baisse des stocks américains. La reprise des hostilités entre Washington et Téhéran a accru la prime de risque sur le Brent.
L’or baisse de 0,91%, affecté par le raffermissement du dollar et des rendements, dans le sillage d’un marché du travail américain plus robuste.
Calendrier économique africain et principaux indices boursiers
Cette semaine, les indicateurs africains ont confirmé une amélioration de l’activité au Nigéria et en Égypte, mais une dynamique plus contrastée en Afrique du Sud.
Afrique du Sud
La croissance de la masse monétaire M3 ralentit à 8,57% en juillet, contre 9,31%, et le crédit au secteur privé décélère à 7,41%, légèrement au-dessus de 7,4% attendu. L’excédent commercial atteint 20,14 milliards de ZAR, supérieur aux 19 milliards anticipés. En revanche, le PMI Absa manufacturier recule à 45,8, contre 46,8, tandis que l’indice de confiance des entreprises baisse à 38, après 39. Le PMI S&P Global progresse toutefois à 50,5, contre 50,3, traduisant une activité privée légèrement expansionniste.
Égypte
Le PMI S&P Global remonte fortement à 49,6 en août, contre 46,8, mais demeure marginalement en zone de contraction et inférieur au niveau de 47,1 attendu. La croissance monétaire accélère à 17,5% en juillet, contre 16,7%, confirmant une liquidité plus abondante mais susceptible d’entretenir les pressions inflationnistes.
Nigéria
La croissance accélère à 4,43% sur un an au T2, contre 3,89% précédemment et 4,3% attendu. Le PMI Stanbic IBTC augmente à 54,3 en août, contre 52,5 et 52,7 prévu, confirmant une expansion solide du secteur privé. Les réserves de change progressent à 53,31 milliards USD, contre 51,92 milliards et 52 milliards attendus, renforçant la position extérieure.
Kenya
L’inflation annuelle accélère légèrement à 6,6% en août, contre 6,5%, conformément aux prévisions. Ce niveau devra être suivi après le récent maintien du taux directeur à 8,75%.
Évolution du taux d’inflation annuel du Kenya
Source: Kenya National Bureau of Statistics
Autres pays africains
L’Ouganda affiche une inflation stable à 4,1% et une nette amélioration du déficit commercial, ramené à 304 millions USD contre 879 millions. La confiance des entreprises progresse à 59,6, contre 55,8 attendu. En Angola, la croissance atteint 2,8% au T2 et 8,7% sur un an, au-dessus des prévisions. Le Ghana enregistre une inflation de 5%, contre 4,6% précédemment.
Les marchés africains ont affiché une performance globalement favorable, malgré une forte dispersion entre les places. Les marchés frontières ont bénéficié de flux de recherche de rendement, alors que l’Afrique du Sud a souffert de signaux industriels faibles et que l’Égypte, le Nigéria, le Kenya et la BRVM ont nettement progressé.
MSCI Frontier Markets (+0,79%) : l’indice a été soutenu par l’appétit pour les actifs frontières, les performances des places est- et ouest-africaines ainsi que par une perception plus favorable du risque sur les économies émergentes. Cette progression confirme l’intérêt pour des marchés aux valorisations relatives attractives.
FTSE/JSE All Africa 40 (-0,52%) : l’indice régional recule, principalement sous l’effet des grandes capitalisations sud-africaines. La hausse du pétrole a apporté un soutien partiel aux valeurs énergétiques, mais la faiblesse de l’activité manufacturière et les dégagements sur certaines financières et minières ont dominé.
Afrique du Sud (-1,27%) : le Top 40 accuse la plus forte baisse parmi les principales places suivies. Le PMI Absa manufacturier ressort à 45,8, contre 47 attendu, signalant une contraction plus marquée de l’industrie. Le ralentissement de M3 et du crédit au secteur privé a également pesé. L’excédent commercial de 20,14 milliards de ZAR, supérieur aux 19 milliards prévus, ainsi que le PMI S&P Global à 50,5, n’ont pas suffi à inverser la tendance.
Égypte (+2,11%) : l’EGX 30 conserve une dynamique solide, soutenue par les valeurs financières et domestiques. L’amélioration du PMI S&P Global à 49,6, contre 46,8, nourrit l’espoir d’une stabilisation progressive de l’activité, tandis que l’accélération de M2 à 17,5% entretient la liquidité.
Nigéria (+2,41%) : le NSE 30 progresse grâce à des indicateurs macroéconomiques robustes : croissance de 4,43% au T2, au-dessus des 4,3% attendus, PMI à 54,3 et réserves de change à 53,31 milliards USD. Ces résultats renforcent la confiance envers les banques et les titres liés à la consommation.
Kenya (+4,53%) : le NSE 20 surperforme, passant de 4 309,45 à 4 504,49 points. Une inflation maîtrisée à 6,6%, conforme aux prévisions, a soutenu les anticipations de stabilité monétaire et l’intérêt pour les banques et les valeurs défensives.
BRVM (+3,50%) : le BRVM Composite atteint 548,60 points, contre 530,06 points. En l’absence de publication régionale déterminante, cette hausse refléterait des achats sélectifs, une amélioration de la liquidité et des réallocations vers les principales capitalisations de l’UEMOA.
Implications pour le marché marocain
Le redressement du Brent renforcera la nécessité d’une sélection rigoureuse car il constitue un risque pour la facture énergétique et les marges des entreprises consommatrices d’énergie.
La stabilité des marchés développés et la progression des marchés émergents limitent temporairement le risque de sorties de capitaux. En revanche, le repli européen et chinois appelle à la prudence pour les secteurs cycliques et exportateurs. À l’échelle locale, la poursuite des publications semestrielles devrait donc conserver un rôle déterminant dans la rotation sectorielle et la liquidité.
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