Climat : El Niño menace de battre tous les records d’ici décembre 2026


Rédigé par le Jeudi 8 Octobre 2026

Selon l’OMM, El Niño pourrait atteindre une intensité record d’ici décembre, accentuant les risques de chaleur extrême, de sécheresses et d’inondations.



Le Pacifique sous haute tension

Le Pacifique chauffe, et la planète pourrait en subir les conséquences.

Ce jeudi 8 octobre 2026, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) alerte sur le renforcement spectaculaire du phénomène El Niño.

D’ici décembre, les températures de surface de l’océan Pacifique tropical pourraient atteindre des niveaux jamais observés, avec des répercussions sur le climat mondial. 

El Niño : un record historique en préparation

Les chiffres donnent le ton. Selon les dernières prévisions de l’OMM, l’anomalie de température dans la région du Pacifique surveillée par l’indice Niño 3.4 est passée de +1,6 °C en juin à +2,5 °C en août 2026.

Pour la période octobre-décembre, elle pourrait grimper à +3,7 °C, dépassant largement le précédent record de +2,6 °C enregistré entre novembre 2015 et janvier 2016.

Le phénomène devrait atteindre son intensité maximale en décembre et se maintenir jusqu’en février 2027, avec une probabilité proche de 100 % selon les prévisions saisonnières.

Chaleurs extrêmes, sécheresses et inondations : quels risques ?

El Niño correspond à un réchauffement inhabituel des eaux de surface du Pacifique équatorial. Ce dérèglement naturel influence la circulation atmosphérique et peut bouleverser les régimes de précipitations sur plusieurs continents.

Concrètement, certaines régions pourraient connaître des pluies particulièrement abondantes, notamment dans la Corne de l’Afrique, en Asie centrale et dans le sud-est de l’Amérique du Sud.

À l’inverse, le sous-continent indien, certaines zones des Caraïbes et de l’Amérique centrale pourraient subir des conditions plus sèches.

L’OMM prévient également que les températures devraient dépasser les normales saisonnières dans de nombreuses régions du monde, accentuant les risques de chaleur extrême.

Et au Maroc, faut-il craindre un hiver perturbé ?

Au Maroc, la question concerne surtout les précipitations et les ressources en eau.

Mais attention aux conclusions rapides. La Direction générale de la météorologie (DGM) rappelle que l’intensité d’El Niño ne permet pas, à elle seule, de prévoir un hiver plus sec ou plus pluvieux dans le Royaume.

Les pluies marocaines dépendent également des conditions atmosphériques régionales et de la circulation des perturbations atlantiques.

Une surveillance renforcée jusqu’en 2027

Face à ces perspectives, l’OMM et ses partenaires intensifient les systèmes d’alerte et de préparation.

L’enjeu dépasse les simples records de température : agriculture, eau, santé et activités économiques pourraient être affectées dans plusieurs régions du monde.

Pour le Maroc, les prochains bulletins météorologiques seront déterminants pour mieux comprendre l’évolution de la saison hivernale.

Car derrière les records annoncés dans le Pacifique, une interrogation demeure : quelles conséquences concrètes ce phénomène aura-t-il sur les populations dans les prochains mois ?




Jeudi 8 Octobre 2026
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