Et si la vraie Dolce Vita parlait darija avec un accent français ?
Oui, la ville des alizés, des remparts et du poisson grillé les pieds presque dans le sable. Et franchement, on n’est qu’à moitié surpris.
Essaouira, version carte postale… mais en vrai
Classée 10e au niveau mondial par le site spécialisé Retraite sans Frontières, Essaouira séduit par cette promesse simple et puissante : vivre heureux et en paix
Et il suffit de s’y promener un week-end pour comprendre. Les maisons blanches aux volets bleus jouent avec la lumière, les chalutiers colorés dansent dans le port, et la médina respire un mélange d’artisanat, d’épices et d’histoires anciennes.
Mais ce n’est pas qu’une question d’esthétique Instagram. Ce qui attire les retraités français, c’est aussi cette douceur de vivre tangible.
Une longue plage qui s’étire au sud de la ville, un climat tempéré toute l’année, des hivers doux – de quoi dire adieu aux manteaux trop lourds.
Ajoutez à cela un rythme plus lent, presque thérapeutique. À Essaouira, même le temps semble marcher pieds nus.
Pourquoi le Maroc coche toutes les cases
Au-delà d’Essaouira, le Maroc se hisse à la 5e place des pays les plus attractifs pour la retraite. Ce n’est pas un hasard. Proximité géographique avec la France, coût de la vie plus abordable, langue française largement pratiquée… L’installation paraît moins vertigineuse.
Il y a aussi cette hospitalité marocaine, souvent citée mais jamais galvaudée. Ici, le voisin devient vite “khouya” ou “lalla”, et le café se transforme en discussion à rallonge.
Pour beaucoup de seniors, cette facilité d’intégration compte autant que la fiscalité avantageuse ou la qualité des soins médicaux.
Le classement repose d’ailleurs sur une douzaine de critères très concrets : immobilier, climat, gastronomie, sécurité, infrastructures, loisirs… Autrement dit, on ne choisit pas Essaouira juste pour ses couchers de soleil. On la choisit pour y vivre au quotidien.
Faire son marché, discuter avec son poissonnier, marcher sur la plage le matin, s’inscrire à un atelier de peinture ou de yoga. La retraite version slow life, mais avec du caractère.
Une tendance qui en dit long sur nos envies collectives
Ce succès d’Essaouira raconte aussi quelque chose de plus large. Les retraités d’aujourd’hui ne veulent plus seulement “se reposer”. Ils veulent vivre une nouvelle aventure, dans un cadre authentique, loin des grandes villes saturées. Ils cherchent du sens, du lien, de la lumière.
Et nous, Marocains, on regarde ça avec un mélange de fierté et d’amusement. La ville qu’on associe aux festivals, aux escapades bohèmes et aux week-ends improvisés devient un havre international pour seniors en quête d’équilibre.
Alors, est-ce que cette vague va continuer ? Probablement. Essaouira a ce talent rare : rester fidèle à elle-même tout en séduisant le monde.
Et au fond, que l’on ait 30, 50 ou 70 ans, on rêve tous un peu de cette retraite-là. Face à l’Atlantique, un thé à la menthe à la main, et l’impression que la vie, enfin, respire.