Une bague qui préfère la sueur aux diamants
Oubliez les bagues connectées qui se contentent de compter vos pas ou de surveiller votre sommeil.
Des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego ont mis au point un modèle nettement plus curieux : une bague capable de récupérer des informations biochimiques directement dans la transpiration.
Son terrain de jeu ? La sueur présente sur les doigts. Grâce à un système à base d’hydrogel, la bague aspire passivement cette transpiration à travers la peau.
Des capteurs électrochimiques analysent ensuite plusieurs molécules avant de transmettre les données à une application sur smartphone.
Et la liste est plutôt impressionnante : glucose, cétones, vitamine C, acide urique, lactate et même alcool. En clair, votre doigt pourrait bientôt avoir beaucoup de choses à raconter.
Votre doigt devient presque un laboratoire
L’intérêt de cette technologie est surtout son fonctionnement continu. Plutôt que de réaliser une mesure ponctuelle, le dispositif peut suivre l’évolution de plusieurs biomarqueurs au fil du temps.
Les chercheurs ont présenté leurs travaux dans l’étude A Fully Integrated Smart Ring for Daily Biochemical Monitoring, publiée dans Nature Communications.
L’objectif est notamment de permettre un suivi personnalisé, grâce à des mesures répétées pouvant servir à établir des références propres à chaque utilisateur.
La glycémie et les cétones sont particulièrement surveillées, avec l’idée, à terme, de faciliter certaines décisions liées à l’alimentation, au mode de vie ou au suivi du diabète.
Mais attention : on parle ici d’une technologie de recherche, pas d’une bague magique capable de remplacer une consultation médicale ou les dispositifs utilisés pour prendre en charge le diabète.
Demain, votre bague saura-t-elle tout de vous ?
La scène a quelque chose d’assez futuriste : vous enfilez une bague le matin et votre sueur commence tranquillement à fournir des informations sur votre organisme. Pas besoin de piqûre, de prise de sang ou de manipulation particulière pour que le dispositif fonctionne.
Cette approche pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d’objets connectés capables de suivre non seulement notre activité physique, mais aussi certains signaux chimiques produits par notre corps.
Reste une question : après les montres qui connaissent notre sommeil, nos pas et notre rythme cardiaque, sommes-nous vraiment prêts pour une bague qui sait aussi ce que raconte notre transpiration ? Le futur vient peut-être de gagner un accessoire… légèrement humide.