Au Maroc, la question se heurte à une mosaïque de réalités territoriales. Le chômage y est éminemment contrasté :
Il varie d'une région à l'autre, s'aggrave en milieu rural, pèse lourdement sur les femmes et touche prioritairement les jeunes.
Cette fracture oppose ainsi des pôles attractifs pour les investissements et très exigeants en compétences, à des zones moins attractives, subissant un marasme économique et social et une fragilisation de l'emploi.
L'efficacité des politiques de l'emploi est intrinsèquement liée à leur arrimage aux réalités socioéconomiques régionales.
Si le niveau national définit les orientations stratégiques, sa concrétisation demeure tributaire d'un ancrage territorial rigoureux.
Faute d'une articulation étroite entre l'ingénierie de la formation, le dynamisme des investissements et les potentialités locales, les déséquilibres structurels perdurent, compromettant durablement l'impact des initiatives de développement.
Dès lors, l'élaboration de politiques territoriales sur mesure, portées par une gouvernance locale au fait des réalités du terrain, s'impose comme une évidence.
Pour répondre concrètement aux besoins des populations, il devient indispensable de dépasser la simple déclinaison uniforme des stratégies nationales et de faire confiance à l'ingénierie régionale.
Il est bien évident que les régions ne disposent pas toutes des mêmes atouts : le tissu productif, les infrastructures, les opportunités d’emploi et l'offre de formation présentent de réels décalages.
Tandis que plusieurs pôles se distinguent par leur attractivité économique et leur capacité à capter l'investissement, d'autres font face au défi du maintien de leurs jeunes compétences ou restent tributaires des variations de l'activité agricole.
Ces écarts de dynamique se répercutent également à l'échelle intra régionale, marquant les équilibres entre centres urbains et espaces ruraux, zones connectées et périphéries, tout comme l'accès différencié des femmes et des hommes à l'emploi.
Cette fracture oppose ainsi des pôles attractifs pour les investissements et très exigeants en compétences, à des zones moins attractives, subissant un marasme économique et social et une fragilisation de l'emploi.
L'efficacité des politiques de l'emploi est intrinsèquement liée à leur arrimage aux réalités socioéconomiques régionales.
Si le niveau national définit les orientations stratégiques, sa concrétisation demeure tributaire d'un ancrage territorial rigoureux.
Faute d'une articulation étroite entre l'ingénierie de la formation, le dynamisme des investissements et les potentialités locales, les déséquilibres structurels perdurent, compromettant durablement l'impact des initiatives de développement.
Dès lors, l'élaboration de politiques territoriales sur mesure, portées par une gouvernance locale au fait des réalités du terrain, s'impose comme une évidence.
Pour répondre concrètement aux besoins des populations, il devient indispensable de dépasser la simple déclinaison uniforme des stratégies nationales et de faire confiance à l'ingénierie régionale.
Il est bien évident que les régions ne disposent pas toutes des mêmes atouts : le tissu productif, les infrastructures, les opportunités d’emploi et l'offre de formation présentent de réels décalages.
Tandis que plusieurs pôles se distinguent par leur attractivité économique et leur capacité à capter l'investissement, d'autres font face au défi du maintien de leurs jeunes compétences ou restent tributaires des variations de l'activité agricole.
Ces écarts de dynamique se répercutent également à l'échelle intra régionale, marquant les équilibres entre centres urbains et espaces ruraux, zones connectées et périphéries, tout comme l'accès différencié des femmes et des hommes à l'emploi.
Dès lors, une question centrale se pose :
Quel rôle doivent jouer les conseils régionaux et locaux dans la lutte contre le chômage ? Disposent-ils véritablement des prérogatives et des leviers nécessaires pour inverser la tendance ?
Plus largement, comment fédérer les initiatives des institutions, des entreprises, de la société civile et des partenaires sociaux autour d'une action concertée, dotée de responsabilités partagées et soumise à une évaluation rigoureuse de l'État ?
Sur le terrain, les conseils élus détiennent-ils les leviers nécessaires pour stimuler l'investissement, orienter les trajectoires économiques et promouvoir l’emploi ? Si la régionalisation avancée leur a ouvert de nouvelles marges de manœuvre, la réalité de leur pouvoir d'action reste nuancée, prise en tenaille entre l'affirmation d'attributions régionales et la persistance de tutelles ou de logiques centrales.
Ceci dit, les données du Haut-Commissariat au Plan rappellent la dimension structurelle du problème.
En 2025, alors que le taux de chômage national atteignait 13 % — avec un pic préoccupant de 37,2 % chez les jeunes de 15 à 24 ans —, l’économie nationale créait 193 000 emplois nets. Mais ce chiffre masque une profonde dualité : si le milieu urbain a généré 203 000 postes, les zones rurales en ont perdu 10 000 sur la même période.
Ce contraste saisissant confirme l'urgence d'articuler le diagnostic macroéconomique avec la réalité des mutations locales.
Plus largement, comment fédérer les initiatives des institutions, des entreprises, de la société civile et des partenaires sociaux autour d'une action concertée, dotée de responsabilités partagées et soumise à une évaluation rigoureuse de l'État ?
Sur le terrain, les conseils élus détiennent-ils les leviers nécessaires pour stimuler l'investissement, orienter les trajectoires économiques et promouvoir l’emploi ? Si la régionalisation avancée leur a ouvert de nouvelles marges de manœuvre, la réalité de leur pouvoir d'action reste nuancée, prise en tenaille entre l'affirmation d'attributions régionales et la persistance de tutelles ou de logiques centrales.
Ceci dit, les données du Haut-Commissariat au Plan rappellent la dimension structurelle du problème.
En 2025, alors que le taux de chômage national atteignait 13 % — avec un pic préoccupant de 37,2 % chez les jeunes de 15 à 24 ans —, l’économie nationale créait 193 000 emplois nets. Mais ce chiffre masque une profonde dualité : si le milieu urbain a généré 203 000 postes, les zones rurales en ont perdu 10 000 sur la même période.
Ce contraste saisissant confirme l'urgence d'articuler le diagnostic macroéconomique avec la réalité des mutations locales.
L’analyse des chiffres de l'emploi à l'échelle des douze régions impose de dépasser les simples moyennes nationales.
Pour apporter des réponses véritablement adaptées, il convient de mesurer le poids spécifique de chaque territoire tout en saisissant la nature propre du chômage qui s'y manifeste.
Ainsi, en 2025, la région de Casablanca-Settat concentrait 25,5 % des demandeurs d’emploi du Royaume, pour un taux de chômage local s'établissant à 14,6 %. À titre de comparaison, ce taux atteignait 22,1 % dans l'Oriental.
Cette mise en regard illustre une réalité essentielle : le taux de chômage traduit l’intensité de la précarité de l'emploi au sein d'une région, tandis que la part en pourcentage mesure son poids global dans le volume national des chômeurs. Un territoire fortement peuplé peut ainsi afficher un nombre élevé de chômeurs sans pour autant enregistrer le taux le plus fort du pays (Haut-Commissariat au Plan, 2026).
L'analyse de l'évolution de l'emploi dans le temps requiert par ailleurs une stricte précaution méthodologique. En 2026, le Haut-Commissariat au Plan a substitué l’Enquête sur la main-d’œuvre à la traditionnelle Enquête nationale sur l'emploi.
Cette refonte des outils et des concepts de mesure — qui met notamment en lumière la question spécifique des NEET (jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation) — signifie que les variations observées entre les deux périodes ne traduisent pas mécaniquement une amélioration ou une dégradation conjoncturelle.
Toute lecture comparative exige ainsi de s'appuyer sur des séries statistiques homogènes (Haut-Commissariat au Plan, 2026).
Ainsi, en 2025, la région de Casablanca-Settat concentrait 25,5 % des demandeurs d’emploi du Royaume, pour un taux de chômage local s'établissant à 14,6 %. À titre de comparaison, ce taux atteignait 22,1 % dans l'Oriental.
Cette mise en regard illustre une réalité essentielle : le taux de chômage traduit l’intensité de la précarité de l'emploi au sein d'une région, tandis que la part en pourcentage mesure son poids global dans le volume national des chômeurs. Un territoire fortement peuplé peut ainsi afficher un nombre élevé de chômeurs sans pour autant enregistrer le taux le plus fort du pays (Haut-Commissariat au Plan, 2026).
L'analyse de l'évolution de l'emploi dans le temps requiert par ailleurs une stricte précaution méthodologique. En 2026, le Haut-Commissariat au Plan a substitué l’Enquête sur la main-d’œuvre à la traditionnelle Enquête nationale sur l'emploi.
Cette refonte des outils et des concepts de mesure — qui met notamment en lumière la question spécifique des NEET (jeunes ni en emploi, ni en éducation, ni en formation) — signifie que les variations observées entre les deux périodes ne traduisent pas mécaniquement une amélioration ou une dégradation conjoncturelle.
Toute lecture comparative exige ainsi de s'appuyer sur des séries statistiques homogènes (Haut-Commissariat au Plan, 2026).
Si l'analyse statistique demeure essentielle, elle gagnerait à être complétée pour embrasser toute la complexité du marché du travail local.
La mise en œuvre d'un diagnostic territorial de proximité s'impose ainsi pour recueillir les perspectives des entreprises, des organismes de formation, des partenaires sociaux et des associations, tout en dressant une cartographie précise des demandeurs d'emploi.
Cette approche qualitative s'avère indispensable pour identifier les déterminants profonds des blocages et concevoir des réponses sur mesure, ajustées aux réalités de chaque région.
Au terme de ce bref état des lieux de la situation de l'emploi en 2025-2026, confronté aux compétences dévolues aux collectivités territoriales, la question centrale émerge naturellement : comment aligner la réalité du marché du travail avec l'action des acteurs régionaux et locaux ?
Ce rapprochement devient la condition sine qua non pour formaliser des pistes de réponses structurantes, ancrées dans les réalités de chaque territoire.
S'agissant du rôle dévolu aux conseils régionaux, l’article 82 de la loi organique relative aux régions leur confie explicitement le soutien à l’investissement productif et la promotion de l’initiative entrepreneuriale, dans des conditions fixées par voie réglementaire.
La région se voit également attribuer la création, l’aménagement et la gestion des zones d’activités économiques, ainsi que la mobilisation du foncier nécessaire. Toutefois, l’octroi juridique d’une compétence ne vaut pas capacité d'action : il soulève immédiatement l’équation fondamentale des moyens financiers, humains et organisationnels réellement mobilisables sur le terrain.
Cette approche qualitative s'avère indispensable pour identifier les déterminants profonds des blocages et concevoir des réponses sur mesure, ajustées aux réalités de chaque région.
Au terme de ce bref état des lieux de la situation de l'emploi en 2025-2026, confronté aux compétences dévolues aux collectivités territoriales, la question centrale émerge naturellement : comment aligner la réalité du marché du travail avec l'action des acteurs régionaux et locaux ?
Ce rapprochement devient la condition sine qua non pour formaliser des pistes de réponses structurantes, ancrées dans les réalités de chaque territoire.
S'agissant du rôle dévolu aux conseils régionaux, l’article 82 de la loi organique relative aux régions leur confie explicitement le soutien à l’investissement productif et la promotion de l’initiative entrepreneuriale, dans des conditions fixées par voie réglementaire.
La région se voit également attribuer la création, l’aménagement et la gestion des zones d’activités économiques, ainsi que la mobilisation du foncier nécessaire. Toutefois, l’octroi juridique d’une compétence ne vaut pas capacité d'action : il soulève immédiatement l’équation fondamentale des moyens financiers, humains et organisationnels réellement mobilisables sur le terrain.
Il convient de souligner que ce même article, dans sa version révisée en 2026, n'inscrit pas la formation professionnelle, la formation continue et l'emploi parmi les compétences propres de la région.
L’article 93 lui offre néanmoins la possibilité, à l’initiative de l'État, de cofinancer des projets ou des programmes nationaux déployés sur son territoire sans qu'il y ait pour autant transfert de compétences.
Dès lors, chaque intervention régionale doit impérativement s'adosser à un cadre juridique rigoureux, définissant clairement l'autorité responsable et les engagements de chaque partenaire.
En matière de politique publique, l’annonce d’un projet ou l’allocation d’un budget ne présagent en rien de son efficacité.
Sa mise en œuvre peut se heurter à de multiples obstacles : carence dans la préparation, insuffisance de financement, complexité de la mobilisation foncière ou défaut de coordination entre les parties prenantes.
Instaurer une véritable culture de la redevabilité suppose donc de commencer par identifier avec précision l'origine des blocages et d’en situer les responsabilités, avant de déployer les arbitrages nécessaires pour y remédier.
Dès lors, chaque intervention régionale doit impérativement s'adosser à un cadre juridique rigoureux, définissant clairement l'autorité responsable et les engagements de chaque partenaire.
En matière de politique publique, l’annonce d’un projet ou l’allocation d’un budget ne présagent en rien de son efficacité.
Sa mise en œuvre peut se heurter à de multiples obstacles : carence dans la préparation, insuffisance de financement, complexité de la mobilisation foncière ou défaut de coordination entre les parties prenantes.
Instaurer une véritable culture de la redevabilité suppose donc de commencer par identifier avec précision l'origine des blocages et d’en situer les responsabilités, avant de déployer les arbitrages nécessaires pour y remédier.
Comment créer un écosystème régional autour de l’action contre le chômage ?
En réalité, la principale limite de l’action publique réside moins dans un manque d'efficacité des acteurs que dans l'exercice fortement spécialisé de leurs prérogatives, susceptible de générer un cloisonnement que seule une gouvernance territoriale avisée permettra de surmonter.
La planification régionale, l’ingénierie des opérateurs de formation, les organismes d’intermédiation accompagnent les demandeurs d’emploi qui font appel à leurs services, l'accompagnement des structures d'orientation et les recrutements du secteur privé répondent encore à des logiques sectorielles distinctes.
Dès lors, l'enjeu ne réside pas dans la remise en cause de ces expertises respectives, mais dans l'instauration d'une gouvernance transversale capable d'en assurer la convergence.
Sans compter qu’une formation peut être menée à son terme sans que les débouchés annoncés ne se concrétisent. À l’inverse, un investisseur peut différer son implantation faute de compétences immédiatement disponibles sur le bassin d'emploi.
Entre ces deux écueils, c'est bien l’absence d'anticipation partagée, la mauvaise circulation de l’information et le manque de synchronisation des calendriers qui font défaut.
Bâtir un écosystème territorial d'emploi performant repose sur la mutation du modèle de gouvernance.
Ce passage d’une coexistence passive des institutions à un pilotage territorial unifié constitue le préalable indispensable pour articuler efficacement le développement des qualifications et les dynamiques de l’investissement régional. Seule cette synergie permettra d'aligner l'offre de formation sur les besoins réels du marché du travail local.
La formalisation d’une charte territoriale pour l’emploi et la qualification, articulée avec le Programme de Développement Régional (PDR), constituerait le socle normatif de cet écosystème déconcentré.
La valeur ajoutée de cet outil reposera sur sa faculté à mobiliser l'ensemble des parties prenantes autour d'une vision stratégique régionale commune.
Cela exige une clarification rigoureuse des rôles respectifs, complétée par des dispositifs internes de suivi, d'auto-évaluation et de redevabilité.
La portée de cette charte résidera dans sa capacité à générer une contractualisation rigoureuse et vérifiable entre les acteurs. Il s'agit d'établir une cartographie précise des responsabilités : l'imputabilité de la conception et de la dispense des parcours qualifiants, l'architecture du modèle financier, et le degré d'implication du secteur privé à travers des quotas d'immersion professionnelle et d'embauche. La mise en place de cette ingénierie territoriale exige la définition préalable de dispositifs de gouvernance transversaux régissant le suivi, l’audit et l'évaluation d'impact.
Le succès de la régionalisation de la politique de l'emploi repose fondamentalement sur l'émergence d'une collectivité régionale renforcée, garante d'une véritable autonomie décisionnelle et opérationnelle au plus près des réalités territoriales.
Une telle ambition nécessite l'adossement à une administration localement modernisée, pourvue de ressources budgétaires pérennes et d'une ingénierie de pilotage adaptée, en mesure de relayer l'autorité centrale dans la structuration et la conduite des stratégies régionales d'insertion professionnelle.
Il appartient dès lors à la région d’assurer la maîtrise d'ouvrage globale des dispositifs — de l'évaluation prospective des besoins jusqu'à l'analyse d'impact des programmes — en mobilisant l’intelligence collective et la complémentarité des expertises sectorielles.
Enfin, ce changement de paradigme institutionnel exige l'affirmation d’une nouvelle génération de gouvernants locaux : des décideurs dotés d'une rigueur éthique et d'une expertise technique éprouvée, capables de traduire les attentes socio-économiques en projets d'investissement structurants, et pleinement engagés dans une démarche d'évaluation systématique de la performance publique.
La planification régionale, l’ingénierie des opérateurs de formation, les organismes d’intermédiation accompagnent les demandeurs d’emploi qui font appel à leurs services, l'accompagnement des structures d'orientation et les recrutements du secteur privé répondent encore à des logiques sectorielles distinctes.
Dès lors, l'enjeu ne réside pas dans la remise en cause de ces expertises respectives, mais dans l'instauration d'une gouvernance transversale capable d'en assurer la convergence.
Sans compter qu’une formation peut être menée à son terme sans que les débouchés annoncés ne se concrétisent. À l’inverse, un investisseur peut différer son implantation faute de compétences immédiatement disponibles sur le bassin d'emploi.
Entre ces deux écueils, c'est bien l’absence d'anticipation partagée, la mauvaise circulation de l’information et le manque de synchronisation des calendriers qui font défaut.
Bâtir un écosystème territorial d'emploi performant repose sur la mutation du modèle de gouvernance.
Ce passage d’une coexistence passive des institutions à un pilotage territorial unifié constitue le préalable indispensable pour articuler efficacement le développement des qualifications et les dynamiques de l’investissement régional. Seule cette synergie permettra d'aligner l'offre de formation sur les besoins réels du marché du travail local.
La formalisation d’une charte territoriale pour l’emploi et la qualification, articulée avec le Programme de Développement Régional (PDR), constituerait le socle normatif de cet écosystème déconcentré.
La valeur ajoutée de cet outil reposera sur sa faculté à mobiliser l'ensemble des parties prenantes autour d'une vision stratégique régionale commune.
Cela exige une clarification rigoureuse des rôles respectifs, complétée par des dispositifs internes de suivi, d'auto-évaluation et de redevabilité.
La portée de cette charte résidera dans sa capacité à générer une contractualisation rigoureuse et vérifiable entre les acteurs. Il s'agit d'établir une cartographie précise des responsabilités : l'imputabilité de la conception et de la dispense des parcours qualifiants, l'architecture du modèle financier, et le degré d'implication du secteur privé à travers des quotas d'immersion professionnelle et d'embauche. La mise en place de cette ingénierie territoriale exige la définition préalable de dispositifs de gouvernance transversaux régissant le suivi, l’audit et l'évaluation d'impact.
Le succès de la régionalisation de la politique de l'emploi repose fondamentalement sur l'émergence d'une collectivité régionale renforcée, garante d'une véritable autonomie décisionnelle et opérationnelle au plus près des réalités territoriales.
Une telle ambition nécessite l'adossement à une administration localement modernisée, pourvue de ressources budgétaires pérennes et d'une ingénierie de pilotage adaptée, en mesure de relayer l'autorité centrale dans la structuration et la conduite des stratégies régionales d'insertion professionnelle.
Il appartient dès lors à la région d’assurer la maîtrise d'ouvrage globale des dispositifs — de l'évaluation prospective des besoins jusqu'à l'analyse d'impact des programmes — en mobilisant l’intelligence collective et la complémentarité des expertises sectorielles.
Enfin, ce changement de paradigme institutionnel exige l'affirmation d’une nouvelle génération de gouvernants locaux : des décideurs dotés d'une rigueur éthique et d'une expertise technique éprouvée, capables de traduire les attentes socio-économiques en projets d'investissement structurants, et pleinement engagés dans une démarche d'évaluation systématique de la performance publique.
Ce renouvellement des élites politiques implique l'émergence de nouvelles pratiques dans l'action publique et une réactivité accrue face aux attentes citoyennes.
Dès lors, la préparation et le renforcement des compétences de cette nouvelle génération d’élus doivent figurer au cœur des priorités en vue des échéances communales et régionales de 2027.
Cette exigence interpelle directement les appareils politiques quant à leurs mécanismes de sélection et d'investiture.
Il leur appartient d'attirer des profils qualifiés, de promouvoir la représentativité des femmes et des jeunes, et d'ériger la compétence, l'intégrité et le sens de l'intérêt général en critères cardinaux de désignation.
En définitive, la crédibilité de l'institution régionale reposera sur cette nouvelle gouvernance locale, capable d'incarner la contractualisation territoriale, d'opérationnaliser les programmes stratégiques et d'en assumer pleinement la redevabilité.
La région doit s'imposer comme le chef d'orchestre d'une action publique facilitatrice, en ciblant prioritairement la levée des freins périphériques qui entravent l'employabilité au quotidien. En effet, la simple création d'emplois ne garantit pas leur accessibilité effective si les bassins de recrutement ne sont pas desservis par des réseaux de transport adaptés ; de même, l'insertion professionnelle des femmes demeure largement conditionnée par le maillage territorial en infrastructures d'accueil de la petite enfance.
Dès lors, il incombe à la collectivité régionale d'articuler la planification de la mobilité avec le déploiement d'équipements d'accompagnement social — notamment les crèches et la restauration scolaire —, dans le cadre de partenariats garantissant le strict respect des compétences attribuées à chaque institution.
Cette approche intégrée constitue un levier déterminant pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages et sécuriser l'accès durable au marché du travail.
Répondre efficacement aux défis du chômage exige un transfert effectif des centres de décision vers l'échelon régional, soutenu par l'accentuation concomitante des processus de décentralisation et de déconcentration administrative, chacun dans son périmètre propre et assorti de ressources adaptées.
Toutefois, la profusion des intervenants risque d'induire une dilution des responsabilités. Pour y pallier, la région doit s'affirmer comme l'autorité intégratrice de l'action territoriale. Il lui appartient dès lors d'élaborer et de piloter le Programme de Développement Régional (PDR), tout en codéfinissant la carte régionale de la formation professionnelle en synergie directe avec le tissu économique local.
Cette exigence interpelle directement les appareils politiques quant à leurs mécanismes de sélection et d'investiture.
Il leur appartient d'attirer des profils qualifiés, de promouvoir la représentativité des femmes et des jeunes, et d'ériger la compétence, l'intégrité et le sens de l'intérêt général en critères cardinaux de désignation.
En définitive, la crédibilité de l'institution régionale reposera sur cette nouvelle gouvernance locale, capable d'incarner la contractualisation territoriale, d'opérationnaliser les programmes stratégiques et d'en assumer pleinement la redevabilité.
La région doit s'imposer comme le chef d'orchestre d'une action publique facilitatrice, en ciblant prioritairement la levée des freins périphériques qui entravent l'employabilité au quotidien. En effet, la simple création d'emplois ne garantit pas leur accessibilité effective si les bassins de recrutement ne sont pas desservis par des réseaux de transport adaptés ; de même, l'insertion professionnelle des femmes demeure largement conditionnée par le maillage territorial en infrastructures d'accueil de la petite enfance.
Dès lors, il incombe à la collectivité régionale d'articuler la planification de la mobilité avec le déploiement d'équipements d'accompagnement social — notamment les crèches et la restauration scolaire —, dans le cadre de partenariats garantissant le strict respect des compétences attribuées à chaque institution.
Cette approche intégrée constitue un levier déterminant pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages et sécuriser l'accès durable au marché du travail.
Répondre efficacement aux défis du chômage exige un transfert effectif des centres de décision vers l'échelon régional, soutenu par l'accentuation concomitante des processus de décentralisation et de déconcentration administrative, chacun dans son périmètre propre et assorti de ressources adaptées.
Toutefois, la profusion des intervenants risque d'induire une dilution des responsabilités. Pour y pallier, la région doit s'affirmer comme l'autorité intégratrice de l'action territoriale. Il lui appartient dès lors d'élaborer et de piloter le Programme de Développement Régional (PDR), tout en codéfinissant la carte régionale de la formation professionnelle en synergie directe avec le tissu économique local.
Nous préconisons dès lors l'instauration d'un Pacte territorial pour l’emploi et les compétences, adossé au Programme de Développement Régional (PDR) et fédérant l'ensemble des acteurs publics et privés autour de priorités opérationnelles ciblées.
Cet instrument de contractualisation s'appuiera sur un diagnostic territorial prospectif, croisant la cartographie des besoins du tissu économique, le suivi des projets d'investissement, l'analyse de l'offre de formation et le profilage des demandeurs d'emploi.
La sélection des interventions prioritaires s'effectuera au filtre de leur pertinence et de leur capacité à générer des emplois décents et pérennes, sur la base de critères d'attribution publics et d'une évaluation d'impact périodique.
Ces priorités stratégiques doivent ensuite se traduire en engagements fermes et contractualisés : qui orchestre l'ingénierie de formation et en garantit le financement ? Quelles obligations souscrivent les entreprises en matière d'immersion professionnelle et de recrutement ? Qui prend en charge la levée des freins périphériques liés au transport et à la garde d'enfants ?
Enfin, ce pacte doit intégrer un volet dédié à la restructuration du secteur informel, visant à sécuriser les revenus, à améliorer les conditions de travail et à accompagner la transition progressive des acteurs vers le marché formel et la couverture sociale.
La soutenance financière et le calendrier d'exécution doivent être scellés dès l'origine, puis déclinés en conventions spécifiques ou en contrats-programmes validés par les instances délibérantes.
Ces instruments juridiques définiront le périmètre exact des responsabilités, les conditions de décaissement des fonds, ainsi que les mécanismes de régulation applicables en cas de défaillance ou de retard d'exécution, conformément à la réglementation en vigueur.
De surcroît, les projets à caractère pluriannuel s'inscriront dans le cadre d'une programmation budgétaire pluriannuelle, garantissant la prévisibilité des ressources et le strict respect des procédures légales.
La sélection des interventions prioritaires s'effectuera au filtre de leur pertinence et de leur capacité à générer des emplois décents et pérennes, sur la base de critères d'attribution publics et d'une évaluation d'impact périodique.
Ces priorités stratégiques doivent ensuite se traduire en engagements fermes et contractualisés : qui orchestre l'ingénierie de formation et en garantit le financement ? Quelles obligations souscrivent les entreprises en matière d'immersion professionnelle et de recrutement ? Qui prend en charge la levée des freins périphériques liés au transport et à la garde d'enfants ?
Enfin, ce pacte doit intégrer un volet dédié à la restructuration du secteur informel, visant à sécuriser les revenus, à améliorer les conditions de travail et à accompagner la transition progressive des acteurs vers le marché formel et la couverture sociale.
La soutenance financière et le calendrier d'exécution doivent être scellés dès l'origine, puis déclinés en conventions spécifiques ou en contrats-programmes validés par les instances délibérantes.
Ces instruments juridiques définiront le périmètre exact des responsabilités, les conditions de décaissement des fonds, ainsi que les mécanismes de régulation applicables en cas de défaillance ou de retard d'exécution, conformément à la réglementation en vigueur.
De surcroît, les projets à caractère pluriannuel s'inscriront dans le cadre d'une programmation budgétaire pluriannuelle, garantissant la prévisibilité des ressources et le strict respect des procédures légales.
Afin d'assurer une gouvernance participative, nous préconisons la création, dans le sillage du pacte, d’une instance territoriale de concertation et de suivi regroupant les institutions publiques, le secteur privé, les organisations syndicales et la société civile.
Ses modalités de représentativité et son calendrier de travail seront rigoureusement cadrés, au même titre que le droit d'accès de ses membres aux données d’exécution, les procédures de saisine participative et l'obligation de réponse motivée des autorités.
Enracinée au plus près des réalités locales, cette dynamique de concertation éclairera l'action publique et renforcera la confiance citoyenne, sans pour autant altérer la légitimité décisionnelle, le pouvoir d'arbitrage ultime demeurant la prérogative exclusive des instances démocratiquement et légalement investies.
La préparation des échéances de 2027 offre l'opportunité d'inscrire ces propositions au cœur du débat public et d'en faire valoir la pertinence stratégique.
Elle ouvre la voie à une réflexion approfondie sur la perspective d'une régionalisation approfondie, à même de renforcer la capacité d'arbitrage et d'exécution des collectivités territoriales, dans le strict respect de l'unité de l'État et en synergie avec les politiques publiques nationales. L'aboutissement d'une telle ambition repose nécessairement sur un triptyque fondamental : la clarification des compétences, la péréquation des ressources financières et le renforcement de la redevabilité démocratique.
Il est bien évident que toute démocratie locale a un coût, qu'il s'agisse de l'organisation des scrutins, du fonctionnement des assemblées délibérantes, de leurs administrations ou de la mise en œuvre de leurs politiques.
Pour autant, la représentation élective possède une valeur cardinale : elle favorise la proximité décisionnelle, l'expression des aspirations territoriales, ainsi que l'exercice effectif de la participation et du contrôle citoyen. Cette légitimité démocratique emporte un devoir corollaire d'exigence et de performance dans l'amélioration de l'action publique et des conditions de vie.
Dès lors, la société est pleinement en droit de mesurer l'impact réel de la région sur quatre dimensions clés : l'optimisation des choix d'investissement, le rapprochement des services et des opportunités d'insertion, la cohérence des interventions interinstitutionnelles, ainsi que l'élargissement de la capacité des citoyens à orienter les choix collectifs et à exercer leur droit de redevabilité.
L’exercice des compétences exige des ressources, le pacte appelle une mise en œuvre effective, et l’obligation de rendre compte repose sur des engagements clairs et des résultats mesurables. Dans le domaine de l’emploi, la contribution de la région s’apprécie à ce que ses interventions apportent à l’accès à un travail décent et durable, particulièrement pour les femmes, les jeunes et les habitants du monde rural.
Enracinée au plus près des réalités locales, cette dynamique de concertation éclairera l'action publique et renforcera la confiance citoyenne, sans pour autant altérer la légitimité décisionnelle, le pouvoir d'arbitrage ultime demeurant la prérogative exclusive des instances démocratiquement et légalement investies.
La préparation des échéances de 2027 offre l'opportunité d'inscrire ces propositions au cœur du débat public et d'en faire valoir la pertinence stratégique.
Elle ouvre la voie à une réflexion approfondie sur la perspective d'une régionalisation approfondie, à même de renforcer la capacité d'arbitrage et d'exécution des collectivités territoriales, dans le strict respect de l'unité de l'État et en synergie avec les politiques publiques nationales. L'aboutissement d'une telle ambition repose nécessairement sur un triptyque fondamental : la clarification des compétences, la péréquation des ressources financières et le renforcement de la redevabilité démocratique.
Il est bien évident que toute démocratie locale a un coût, qu'il s'agisse de l'organisation des scrutins, du fonctionnement des assemblées délibérantes, de leurs administrations ou de la mise en œuvre de leurs politiques.
Pour autant, la représentation élective possède une valeur cardinale : elle favorise la proximité décisionnelle, l'expression des aspirations territoriales, ainsi que l'exercice effectif de la participation et du contrôle citoyen. Cette légitimité démocratique emporte un devoir corollaire d'exigence et de performance dans l'amélioration de l'action publique et des conditions de vie.
Dès lors, la société est pleinement en droit de mesurer l'impact réel de la région sur quatre dimensions clés : l'optimisation des choix d'investissement, le rapprochement des services et des opportunités d'insertion, la cohérence des interventions interinstitutionnelles, ainsi que l'élargissement de la capacité des citoyens à orienter les choix collectifs et à exercer leur droit de redevabilité.
L’exercice des compétences exige des ressources, le pacte appelle une mise en œuvre effective, et l’obligation de rendre compte repose sur des engagements clairs et des résultats mesurables. Dans le domaine de l’emploi, la contribution de la région s’apprécie à ce que ses interventions apportent à l’accès à un travail décent et durable, particulièrement pour les femmes, les jeunes et les habitants du monde rural.
C’est dans cette perspective que nous abordons la déclaration gouvernementale et le projet de loi de finances :
Quelle place accordent-ils aux régions dans cet effort national, avec quelles compétences, quels financements et quels engagements ?
En somme, face aux défis structurels du chômage, la régionalisation avancée ne saurait se limiter à un simple aménagement institutionnel ; elle s'impose comme un levier stratégique incontournable pour ancrer les politiques publiques au plus près des réalités locales.
Toutefois, la réussite de cette ambition est subordonnée à une clarification des compétences, à l'allocation de ressources pérennes et à l'instauration d'une gouvernance territoriale transversale, formalisée notamment à travers un Pacte territorial pour l'emploi et les compétences.
En somme, face aux défis structurels du chômage, la régionalisation avancée ne saurait se limiter à un simple aménagement institutionnel ; elle s'impose comme un levier stratégique incontournable pour ancrer les politiques publiques au plus près des réalités locales.
Toutefois, la réussite de cette ambition est subordonnée à une clarification des compétences, à l'allocation de ressources pérennes et à l'instauration d'une gouvernance territoriale transversale, formalisée notamment à travers un Pacte territorial pour l'emploi et les compétences.
