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Importations en flèche : le Maroc 6ᵉ mondial en 2025


Rédigé par le Lundi 16 Février 2026

Le Maroc se place 6ᵉ mondial pour la croissance de ses importations en 2025, avec +16% à fin novembre, selon l’Organisation mondiale du commerce. Les exportations suivent le rythme avec +8%, dépassant plusieurs grandes économies.



Le Maroc avance quand le monde freine

Importations en flèche : le Maroc 6ᵉ mondial en 2025

Alors que le commerce mondial marque le pas, le Royaume surprend. Seules cinq économies font mieux : Suisse, Argentine, Taipei chinois, Viet Nam et Hong Kong.

L’OMC explique cette poussée par deux facteurs : une montée des investissements et une forte dépendance aux produits intermédiaires importés, utilisés dans l’automobile, l’électronique ou l’industrie aéronautique.

Même face aux géants comme l’Union européenne ou les États-Unis (+6%), le Maroc affiche une énergie à contre-courant. « Kayna l’haraka », comme on dit dans nos marchés.


Exportations : un bilan positif malgré les défis

Côté export, le Maroc grimpe aussi avec +8% sur janvier-novembre 2025. Mieux que les États-Unis (+6%), la Chine (+5%), le Japon (+5%) ou l’Espagne (+4%).

À l’échelle africaine, le Royaume dépasse la moyenne régionale, où les importations ont progressé de 12,7% et les exportations de 6,1%.

Une belle performance qui confirme le rôle stratégique du Maroc dans le commerce continental.


Port de Casablanca : congestion et coûts lourds

Mais tout n’est pas rose. Avec près de 100.000 conteneurs traités chaque mois, le port de Casablanca connaît une congestion qui commence à peser lourd.

Les surcharges des compagnies maritimes grimpent à 150 dollars par conteneur, et certains navires restent bloqués à 10.000 dollars par jour.

Sur deux semaines, le coût pour l’économie marocaine est estimé à 7 millions de dollars. Une alerte pour les entreprises qui dépendent des importations et exportations.


L’IA et la tech boostent la demande

Un autre moteur de cette croissance : les produits liés à l’intelligence artificielle. Puces, semi-conducteurs et équipements de transmission de données ont vu leurs échanges augmenter de près de 20%.

Ces produits représentent 15% du commerce mondial et expliquent 42% de la croissance en valeur.

Le Maroc, intégré dans les chaînes industrielles mondiales, profite indirectement de cette dynamique. Mais elle souligne aussi sa dépendance aux importations stratégiques.


Dynamique à suivre

Le Maroc avance vite, investit et commerce. Mais la congestion portuaire et la dépendance aux importations restent des défis.

2026 sera l’année du vrai test : la croissance pourra-t-elle se transformer en valeur durable et en renforcement de la production locale ? Les prochains mois vont le dire.





Lundi 16 Février 2026