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Inflation : l’IPC en repli de 0,8 % en janvier 2026


le Vendredi 20 Février 2026

L’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré en janvier 2026 un recul de 0,8 % par rapport au même mois de l’année précédente, selon le Haut-Commissariat au Plan. Une détente tirée par les produits alimentaires, alors que certaines dépenses du quotidien continuent d’exercer une pression sur le budget des ménages.



Inflation : l’IPC en repli de 0,8 % en janvier 2026

Le début d’année s’ouvre sur un signal plutôt encourageant pour le pouvoir d’achat. Sur un an, la baisse de l’IPC s’explique par le recul de 2,1 % des prix des produits alimentaires, tandis que les produits non alimentaires ont progressé de 0,4 %. Cette évolution illustre un paradoxe familier : le panier alimentaire peut se détendre, mais les dépenses structurelles restent orientées à la hausse.
 

Dans le détail, les produits non alimentaires affichent des trajectoires contrastées. Les prix du transport ont reculé de 2,9 %, évolution liée notamment à la baisse des carburants. À l’inverse, la catégorie « biens et services divers » a augmenté de 2,8 %, signe que certaines dépenses courantes services personnels, entretien ou assurances continuent de renchérir le coût de la vie.
 

Comparé à décembre 2025, l’IPC a toutefois progressé de 0,3 % en janvier. Cette hausse mensuelle provient d’une augmentation de 0,8 % des produits alimentaires, alors que les produits non alimentaires ont légèrement reculé de 0,1 %. Ce mouvement rappelle la volatilité des produits frais, fortement influencés par la saisonnalité, les conditions climatiques et les circuits d’approvisionnement.
 

Entre décembre et janvier, les hausses les plus marquées ont concerné les poissons et fruits de mer (+10,4 %), les légumes (+2,7 %), les fruits (+0,7 %), les viandes (+0,4 %) ainsi que le café, thé et cacao (+0,2 %). À l’inverse, les huiles et graisses ont diminué de 3,1 %, tandis que le lait, fromage et œufs ont reculé de 0,3 %. Du côté non alimentaire, les carburants ont baissé de 5,9 %, contribuant à alléger les dépenses de transport des ménages et des professionnels.
 

Les évolutions des prix varient sensiblement selon les villes. Les hausses mensuelles les plus importantes ont été observées à Béni Mellal (+1,5 %), Settat et Al Hoceïma (+0,7 %), Guelmim et Safi (+0,6 %), Marrakech (+0,5 %), Agadir (+0,4 %) ainsi qu’à Casablanca, Tétouan et Meknès (+0,3 %). À l’inverse, des baisses ont été enregistrées à Dakhla (-0,3 %), Tanger (-0,2 %) et Fès (-0,1 %). Ces écarts reflètent des réalités locales distinctes, liées notamment aux coûts logistiques et aux dynamiques d’approvisionnement.
 

L’inflation sous-jacente qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics est restée stable par rapport à décembre 2025 et a reculé de 1,2 % sur un an. Pour les analystes, cet indicateur est particulièrement suivi, car il traduit la tendance de fond des prix, indépendamment des fluctuations saisonnières.
 

Dans les marchés de quartier comme dans les grandes surfaces, le ressenti des consommateurs oscille entre soulagement et prudence. Si certains produits deviennent plus accessibles, d’autres dépenses continuent d’éroder le budget des foyers. La baisse sur un an ne signifie pas un retour aux prix d’avant-crise, mais elle desserre légèrement la pression.
 

Janvier 2026 confirme une réalité économique nuancée : l’inflation ralentit sans disparaître. Entre détente alimentaire, recul des carburants et disparités régionales persistantes, les ménages marocains avancent avec prudence dans un contexte où chaque dirham compte.





Vendredi 20 Février 2026