Kaspersky : même les professionnels de l’informatique restent exposés aux cybermenaces


Rédigé par le Mercredi 21 Octobre 2026

Appels frauduleux, logiciels malveillants, deepfakes… Les menaces varient selon les métiers, mais les réflexes de protection peinent encore à suivre.



Les informaticiens aussi exposés

Maîtriser l’informatique ne suffit pas à esquiver les cybermenaces.

Selon une enquête de Kaspersky publiée le 9 octobre 2026, 86 % des professionnels exerçant une fonction technique déclarent avoir déjà rencontré un incident de cybersécurité, contre 84,1 % des autres répondants. Un résultat qui bouscule l’image du spécialiste forcément mieux protégé.

Réalisée en mars 2026 auprès de 7 200 personnes dans 18 pays, l’enquête couvre 14 catégories professionnelles. Elle décrit une exposition largement partagée, mais des menaces différentes selon les métiers.

Le Maroc ne figure pas parmi les pays interrogés : ces chiffres ne constituent donc pas une mesure de la situation nationale.

Logiciels malveillants et fraudes à l’IA : les profils techniques aussi exposés

Les professionnels techniques signalent moins souvent des appels frauduleux ou du spam que leurs collègues.

En revanche, ils déclarent davantage de logiciels malveillants et de fraudes associées à l’intelligence artificielle, notamment aux deepfakes, ces contenus manipulés capables d’imiter une personne.

Attention au raccourci : rencontrer un incident ne signifie pas nécessairement avoir subi un piratage réussi ou une perte financière. Les situations recensées comprennent aussi des sollicitations frauduleuses.

L’enquête repose sur les déclarations des répondants, et les résultats ne démontrent pas que les compétences informatiques augmentent le risque.

Des écarts marqués selon les professions

Les spécialistes du risque, du droit et de la conformité affichent le taux d’exposition le plus élevé, à 89,7 %. À l’autre extrémité, le personnel administratif et de support atteint tout de même 82 %.

Les professionnels du marketing déclarent, eux, le plus grand nombre moyen d’incidents distincts : 4,57, contre 3,72 pour l’ensemble des participants. Ils disent aussi adopter davantage certaines précautions, comme éviter le Wi-Fi public pendant les transactions, renouveler leurs mots de passe et sauvegarder leurs données.

Les appels et SMS frauduleux ainsi que le spam figurent parmi les incidents les plus signalés. Les fuites de données et le piratage des comptes sociaux concentrent, eux, les inquiétudes.

Après l’incident, la protection ne suit pas toujours

Près de 45 % des répondants cessent de répondre aux numéros inconnus après un incident. 36,5 % évitent les sites jugés peu fiables. Mais seuls 30,1 % activent l’authentification à deux facteurs et 24,3 % installent un logiciel de protection.

Au Maroc, un rappel pour tous les métiers

Pour les entreprises marocaines, ces résultats invitent à dépasser le réflexe du « l’informaticien va gérer ». La prévention concerne chaque équipe, avec des besoins adaptés aux usages professionnels.

L’enjeu est désormais de transformer la vigilance en habitudes durables. Car connaître les pièges et sécuriser effectivement ses comptes restent deux étapes différentes.




Mercredi 21 Octobre 2026
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