L'ODJ Média

L’exercice illégal des soins dentaires inquiète au Maroc : l’ONMD tire la sonnette d’alarme


À Rabat, l’Ordre national des médecins dentistes du Maroc alerte sur la montée de l’exercice illégal de la médecine dentaire. Un phénomène jugé dangereux pour la santé des patients et la sécurité sanitaire du pays.



Des pratiques clandestines en hausse, un signal jugé inquiétant

L’exercice illégal des soins dentaires inquiète au Maroc : l’ONMD tire la sonnette d’alarme

C’est lors d’une rencontre organisée à Rabat, sous le thème « L’exercice illégal de la médecine dentaire au Maroc : violation de la loi et atteinte à la sécurité sanitaire », que l’ONMD a décidé de hausser le ton.

L’objectif est clair : attirer l’attention sur la multiplication de pratiques dentaires exercées hors cadre légal.

Selon l’Ordre, ces actes non réglementés ne sont plus des cas isolés. Ils deviennent un phénomène qui touche plusieurs régions et qui expose directement les patients à des risques sanitaires sérieux.


Des interventions sans cadre médical ni contrôle

Les échanges ont réuni des représentants du ministère de la Santé, des juristes, des experts et même des organisations internationales. Tous ont dressé le même constat : certaines personnes pratiquent des soins dentaires sans diplôme reconnu ni autorisation.

Le président du Conseil national de l’ONMD, le Dr Mohamed Sedira, a insisté sur la gravité de la situation. Selon lui, ces dérives dépassent le simple problème professionnel. Elles représentent désormais un véritable enjeu de santé publique.

Il a rappelé que le Maroc dispose pourtant d’un système de formation structuré, avec 12 facultés de médecine dentaire et plus de 1.500 nouveaux médecins-dentistes formés chaque année.

Malgré cela, les pratiques illégales continuent de circuler, parfois discrètement, parfois de manière totalement assumée.


Les dispositifs de contrôle au centre des débats

Du côté du ministère de la Santé, le directeur de la Réglementation et des Contentieux, le Dr Ibrahim Oukhzane, a présenté les lois existantes encadrant la profession. Ces textes permettent de sanctionner l’exercice illégal, mais leur application reste un défi sur le terrain.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer les contrôles, mais aussi d’améliorer la coordination entre les autorités sanitaires et les forces de l’ordre.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé au Maroc a, lui aussi, insisté sur l’importance de la gouvernance sanitaire et de la protection des patients face aux pratiques non encadrées.

Des experts étrangers, venus de France, d’Égypte et de Tunisie, ont partagé leurs expériences, soulignant que ce phénomène n’est pas propre au Maroc mais qu’il nécessite une réponse globale et structurée.


Sensibiliser pour éviter les dérives

L'ONMD a réaffirmé sa volonté de renforcer les campagnes de sensibilisation et de travailler avec les différents acteurs concernés pour lutter contre ces pratiques.

L’enjeu est désormais de taille : protéger les patients, préserver la crédibilité du système de santé et éviter que ces pratiques clandestines ne gagnent davantage de terrain.

Sur le terrain, le message est clair : vigilance maximale. Et pour les citoyens, une règle simple revient en boucle dans les discussions : mieux vaut vérifier deux fois que regretter après.


Lundi 18 Mai 2026



Rédigé par le Lundi 18 Mai 2026