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La plus grande station de dessalement du Maroc ouvrira à Casablanca en février 2027


Rédigé par le Mardi 21 Juillet 2026

La plus grande station de dessalement d’eau de mer du Maroc sera mise en service en février 2027. Un projet stratégique destiné à sécuriser l’approvisionnement en eau de Casablanca face aux effets de la sécheresse.



Un cap stratégique pour l’eau

La plus grande station de dessalement du Maroc ouvrira à Casablanca en février 2027
Après plusieurs années marquées par la sécheresse et la pression sur les réserves d’eau, Casablanca s’apprête à accueillir un projet stratégique.

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a confirmé que la plus grande station de dessalement d’eau de mer du Royaume entrera en service en février 2027.

Une infrastructure géante qui doit renforcer l’alimentation en eau potable de la métropole et de ses environs, tout en offrant une nouvelle réponse aux défis climatiques.

Un chantier qui avance selon le calendrier

Le compte à rebours est lancé. Présent devant la Chambre des représentants, Nizar Baraka a annoncé que les travaux progressent conformément au planning fixé. Si ce rythme est maintenu, la production d’eau dessalée démarrera dès février prochain.

Ce projet, lancé en juin 2024 sous l’impulsion de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, représente un investissement d’environ 11 milliards de dirhams dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé.

Il s’inscrit dans le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027.

Pour les habitants de Casablanca, où la question de l’eau est devenue une préoccupation quotidienne, cette annonce marque une étape importante.

Dans un contexte où chaque goutte compte, cette nouvelle infrastructure est attendue comme un véritable renfort pour sécuriser l’alimentation de la capitale économique.


Une capacité de production parmi les plus importantes du Royaume

La station démarrera avec une capacité annuelle de 200 millions de mètres cubes d’eau dessalée. Une deuxième phase permettra ensuite d’atteindre 300 millions de mètres cubes par an, faisant de cette installation l’une des plus ambitieuses du continent.

La priorité sera donnée à l’approvisionnement en eau potable de Casablanca et des villes voisines. Une partie de la production sera également destinée à l’irrigation des terres agricoles, afin de limiter le recours aux ressources naturelles déjà fortement sollicitées.

L’objectif est clair : réduire la dépendance aux barrages et aux nappes phréatiques, particulièrement fragilisés après plusieurs années de déficit pluviométrique.


Une réponse face à la sécheresse

Le projet arrive à un moment où le Maroc poursuit sa lutte contre le stress hydrique. Les précipitations irrégulières, la baisse du niveau des barrages et les effets du changement climatique obligent le Royaume à diversifier ses sources d’approvisionnement.

Le bassin de l’Oum Er-Rbia, qui alimente traditionnellement une grande partie de la région Casablanca-Settat, a connu une diminution importante de ses réserves ces dernières années.

Dans ce contexte, le dessalement devient un levier stratégique pour sécuriser l’accès à l’eau sans dépendre uniquement des ressources conventionnelles.

Cette approche s’inscrit dans une politique plus globale qui comprend également la construction de nouveaux barrages, l’interconnexion des bassins hydrauliques, la réutilisation des eaux usées traitées et l’amélioration des réseaux de distribution.


Une technologie moderne alimentée par le vent

La future station utilisera la technologie de l’osmose inverse, aujourd’hui considérée comme la plus performante pour transformer l’eau de mer en eau potable.

Autre particularité : son alimentation reposera sur une centrale éolienne. Ce choix permettra de limiter les émissions de carbone et de réduire les coûts énergétiques liés au dessalement, un procédé généralement gourmand en électricité.

Le complexe comprendra également les installations de captage de l’eau de mer, les stations de pompage, les bassins de stockage, un centre de contrôle ainsi qu’un vaste réseau de transport destiné à acheminer l’eau vers les différentes zones de consommation.


Un pilier du Maroc de demain

Le dessalement occupe désormais une place centrale dans la stratégie hydrique nationale. Face aux épisodes de sécheresse qui deviennent plus fréquents, le Royaume accélère le développement de ce type d’infrastructures afin de renforcer sa résilience.

Les spécialistes rappellent toutefois que cette solution ne pourra pas, à elle seule, résoudre tous les défis liés à l’eau.

Elle devra continuer à s’accompagner d’une meilleure gestion de la consommation, de la protection des ressources naturelles et de la modernisation des réseaux.

Avec cette future station, Casablanca se prépare néanmoins à franchir une étape décisive.

Un projet de grande ampleur qui pourrait contribuer à sécuriser durablement l’alimentation en eau de millions d’habitants, tout en accompagnant les ambitions du Maroc en matière de développement durable et d’adaptation au changement climatique.





Mardi 21 Juillet 2026