Livraison à moto : la course contre la montre dans le viseur
Le sujet a été abordé lundi lors d’une réunion entre Nasser Boulaajoul, directeur de la NARSA, et les représentants de la Fédération marocaine des importateurs et distributeurs de motocycles, bicyclettes et vélos électriques.
Au centre des échanges : les conditions de sécurité des professionnels de la livraison. Avec la multiplication des services de livraison à moto dans les grandes villes, la pression exercée sur les conducteurs pour respecter des délais très courts inquiète les autorités.
Nasser Boulaajoul a notamment évoqué le cas d’une grande entreprise du secteur auprès de laquelle il est déjà intervenu. Certaines pratiques prévoyaient l’annulation des commandes lorsque les délais fixés n’étaient pas respectés.
Pour la NARSA, ce type de fonctionnement peut pousser les livreurs à accélérer et à prendre davantage de risques sur la route.
L’agence souhaite ainsi que les entreprises assument leur part de responsabilité en matière de sécurité routière. Les équipements nécessaires à l’activité doivent également être fournis gratuitement aux livreurs, plutôt que de leur être vendus.
Immatriculation des motos : de nouvelles procédures arrivent
La réunion a également porté sur un autre chantier : la réforme des procédures liées au transfert de propriété, au contrôle technique et à l’immatriculation des motos.
À partir du 1er janvier prochain, de nouvelles démarches doivent entrer en application dans les centres d’immatriculation. Les professionnels redoutent déjà un afflux important de propriétaires, alors que chaque préfecture ne dispose notamment que d’un seul centre.
Face à ces inquiétudes, la NARSA prévoit la publication prochaine de nouveaux textes réglementaires. L’objectif affiché est de rendre les procédures plus souples, d’éviter les encombrements et de faciliter la transition vers le nouveau système.
Vers une carte grise magnétique pour les motos
Parmi les changements annoncés figure également la possibilité pour les motos d’obtenir des cartes grises magnétiques, à l’image de celles délivrées pour les voitures.
Cette évolution vise à moderniser l’identification des deux-roues et à renforcer leur suivi administratif.
La NARSA et la Fédération ont par ailleurs convenu d’organiser une journée d’étude consacrée à la sécurité routière. Les conditions de travail des livreurs, les risques liés à l’utilisation des motos et les nouvelles procédures d’immatriculation devraient être au programme.
Le dialogue entre les professionnels et les autorités devrait donc se poursuivre dans les prochaines semaines, alors que le secteur des deux-roues s’apprête à entrer dans une nouvelle phase réglementaire.