Un voyant censé prévenir lorsqu’une personne est filmée
Depuis le lancement des premières Ray-Ban Meta, une petite LED blanche placée sur la monture doit permettre aux personnes présentes autour du porteur de comprendre que la caméra est en fonctionnement. Lorsqu’une vidéo est enregistrée, le voyant s’allume afin de signaler la captation.
Sur le papier, le principe paraît simple : si la lumière est allumée, les personnes présentes savent qu’elles peuvent être filmées.
Mais ce système a rapidement montré ses limites. Des utilisateurs ont cherché à empêcher le voyant de fonctionner, notamment en le recouvrant ou en modifiant physiquement la monture.
Des tutoriels expliquant comment contourner cette protection ont même circulé en ligne, tandis qu’un véritable marché de la modification des lunettes s’est développé aux États-Unis.
Sur le papier, le principe paraît simple : si la lumière est allumée, les personnes présentes savent qu’elles peuvent être filmées.
Mais ce système a rapidement montré ses limites. Des utilisateurs ont cherché à empêcher le voyant de fonctionner, notamment en le recouvrant ou en modifiant physiquement la monture.
Des tutoriels expliquant comment contourner cette protection ont même circulé en ligne, tandis qu’un véritable marché de la modification des lunettes s’est développé aux États-Unis.
Face à ces pratiques, Meta avait déjà commencé à réagir.
Une première protection… puis une nouvelle parade :
En juillet, le groupe avait déployé une mise à jour destinée à désactiver la caméra lorsqu'une modification physique du voyant était détectée. L’objectif était notamment de rendre inutilisables les lunettes dont la LED avait été percée ou altérée pour permettre un enregistrement discret.
Mais certains utilisateurs avaient trouvé une autre manière de contourner le système.
Il suffisait de commencer l’enregistrement alors que le voyant fonctionnait normalement, puis de le masquer une fois la vidéo lancée. La caméra continuait alors de filmer tandis que les personnes autour ne pouvaient plus voir le signal lumineux.
C’est précisément cette faille que Meta cherche désormais à supprimer.
Avec la nouvelle mise à jour, les lunettes surveillent le fonctionnement du voyant pendant toute la durée de l’enregistrement. Si celui-ci est soudainement masqué, la caméra interrompt automatiquement la capture. Meta veut ainsi rendre beaucoup plus difficile toute tentative de filmer discrètement.
En juillet, le groupe avait déployé une mise à jour destinée à désactiver la caméra lorsqu'une modification physique du voyant était détectée. L’objectif était notamment de rendre inutilisables les lunettes dont la LED avait été percée ou altérée pour permettre un enregistrement discret.
Mais certains utilisateurs avaient trouvé une autre manière de contourner le système.
Il suffisait de commencer l’enregistrement alors que le voyant fonctionnait normalement, puis de le masquer une fois la vidéo lancée. La caméra continuait alors de filmer tandis que les personnes autour ne pouvaient plus voir le signal lumineux.
C’est précisément cette faille que Meta cherche désormais à supprimer.
Avec la nouvelle mise à jour, les lunettes surveillent le fonctionnement du voyant pendant toute la durée de l’enregistrement. Si celui-ci est soudainement masqué, la caméra interrompt automatiquement la capture. Meta veut ainsi rendre beaucoup plus difficile toute tentative de filmer discrètement.
Meta tente aussi de changer l’image de ses lunettes
Cette succession de mises à jour ne répond pas uniquement à un problème technique. Elle intervient alors que les lunettes connectées font l’objet de critiques croissantes concernant leur utilisation dans l’espace public.
Des vidéos enregistrées sans le consentement des personnes filmées ont notamment circulé sur les réseaux sociaux. Certaines ont alimenté des pratiques particulièrement problématiques, tandis que des comptes proposant ou encourageant ce type de contenu ont été sanctionnés.
Meta affirme également avoir supprimé des publications et des comptes faisant la promotion de techniques permettant de contourner le voyant.
Le groupe accompagne désormais ses mesures techniques d’une campagne destinée à rappeler au public la signification du fameux voyant : lorsqu’il est allumé, la caméra enregistre ; lorsqu’il ne l’est pas, aucune capture vidéo n’est en cours.
Une manière pour Meta de tenter de restaurer la confiance autour d’un produit dont l’apparence ressemble pourtant à celle d’une paire de lunettes classique.
Des vidéos enregistrées sans le consentement des personnes filmées ont notamment circulé sur les réseaux sociaux. Certaines ont alimenté des pratiques particulièrement problématiques, tandis que des comptes proposant ou encourageant ce type de contenu ont été sanctionnés.
Meta affirme également avoir supprimé des publications et des comptes faisant la promotion de techniques permettant de contourner le voyant.
Le groupe accompagne désormais ses mesures techniques d’une campagne destinée à rappeler au public la signification du fameux voyant : lorsqu’il est allumé, la caméra enregistre ; lorsqu’il ne l’est pas, aucune capture vidéo n’est en cours.
Une manière pour Meta de tenter de restaurer la confiance autour d’un produit dont l’apparence ressemble pourtant à celle d’une paire de lunettes classique.
Un problème qui dépasse largement Meta
La question ne concerne toutefois pas uniquement les Ray-Ban Meta. Avec la multiplication des lunettes équipées de caméras, de microphones et d’intelligence artificielle, c’est toute notre conception de la vie privée dans l’espace public qui pourrait être amenée à évoluer.
En France, la CNIL a justement consacré en mai un plan d’action aux lunettes connectées. L’autorité avait souligné les risques liés à leur capacité à capturer et traiter des informations concernant les personnes présentes autour de leur utilisateur, parfois sans que celles-ci en aient conscience.
Une large partie des Français interrogés se disait notamment préoccupée par les atteintes potentielles à la vie privée et au droit à l’image.
En France, la CNIL a justement consacré en mai un plan d’action aux lunettes connectées. L’autorité avait souligné les risques liés à leur capacité à capturer et traiter des informations concernant les personnes présentes autour de leur utilisateur, parfois sans que celles-ci en aient conscience.
Une large partie des Français interrogés se disait notamment préoccupée par les atteintes potentielles à la vie privée et au droit à l’image.
Le problème est d’autant plus complexe que ces lunettes sont conçues pour être discrètes.
Contrairement à un smartphone tenu devant son visage, une personne portant des lunettes connectées peut regarder quelqu’un normalement tout en étant potentiellement capable de prendre une photo ou de lancer un enregistrement.
Le progrès technologique pose alors une question très simple : comment savoir que l’on est filmé lorsque la caméra se trouve directement devant les yeux de quelqu’un ?
Meta tente aujourd’hui d’apporter une réponse avec des protections toujours plus strictes.
Mais la multiplication des contournements montre également que la technologie seule ne suffira probablement pas.
L’utilisation responsable de ces appareils, le respect du consentement et l’évolution des règles concernant l’enregistrement dans les lieux publics resteront essentiels.
Car si les lunettes intelligentes sont amenées à devenir aussi banales qu’un smartphone, la frontière entre ce que nous choisissons de partager et ce que les autres peuvent capturer sans le savoir deviendra forcément l’un des grands enjeux de cette nouvelle génération d’appareils.
Le progrès technologique pose alors une question très simple : comment savoir que l’on est filmé lorsque la caméra se trouve directement devant les yeux de quelqu’un ?
Meta tente aujourd’hui d’apporter une réponse avec des protections toujours plus strictes.
Mais la multiplication des contournements montre également que la technologie seule ne suffira probablement pas.
L’utilisation responsable de ces appareils, le respect du consentement et l’évolution des règles concernant l’enregistrement dans les lieux publics resteront essentiels.
Car si les lunettes intelligentes sont amenées à devenir aussi banales qu’un smartphone, la frontière entre ce que nous choisissons de partager et ce que les autres peuvent capturer sans le savoir deviendra forcément l’un des grands enjeux de cette nouvelle génération d’appareils.