85 % des personnes concernées privées de soins adaptés
Les chiffres interpellent. Au Maroc, près de 6,5 millions de citoyens souffrent de troubles de santé mentale, dont environ deux millions d’enfants et de jeunes.
Plus préoccupant encore, 85 % des personnes concernées ne bénéficieraient pas des soins nécessaires, soit près de 5,5 millions de Marocains.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Alliance professionnelle des psychologues cliniciens en exercice libéral au Maroc (APCEL Maroc) a tiré la sonnette d’alarme.
Dans un communiqué relayé le 12 octobre, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de prévention, de dépistage et d’accompagnement psychologique.
Derrière ces statistiques se cachent plusieurs obstacles : manque de professionnels spécialisés, difficultés d’accès aux consultations, coût des soins et tabous sociaux qui entourent encore les troubles psychiques.
Pour de nombreuses personnes, demander une aide psychologique demeure compliqué, notamment lorsqu'elles ne disposent pas des moyens financiers nécessaires.
Plus préoccupant encore, 85 % des personnes concernées ne bénéficieraient pas des soins nécessaires, soit près de 5,5 millions de Marocains.
À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, l’Alliance professionnelle des psychologues cliniciens en exercice libéral au Maroc (APCEL Maroc) a tiré la sonnette d’alarme.
Dans un communiqué relayé le 12 octobre, l’organisation appelle à renforcer les dispositifs de prévention, de dépistage et d’accompagnement psychologique.
Derrière ces statistiques se cachent plusieurs obstacles : manque de professionnels spécialisés, difficultés d’accès aux consultations, coût des soins et tabous sociaux qui entourent encore les troubles psychiques.
Pour de nombreuses personnes, demander une aide psychologique demeure compliqué, notamment lorsqu'elles ne disposent pas des moyens financiers nécessaires.
Santé mentale 2030 : près de 4 milliards de dirhams mobilisés
Face à cette situation, le Maroc a officiellement lancé, le 3 septembre 2026, son Plan santé mentale 2030, doté d'une enveloppe estimée à près de quatre milliards de dirhams.
Cette stratégie prévoit notamment d'élargir les capacités d'accueil, de renforcer les effectifs spécialisés et de rapprocher les services de santé mentale des citoyens.
L'objectif est également de développer le dépistage précoce, particulièrement chez les enfants et les adolescents.
L'APCEL accueille favorablement cette initiative, mais insiste sur la nécessité de transformer les engagements en améliorations concrètes, avec des objectifs mesurables et un suivi régulier.
Cette stratégie prévoit notamment d'élargir les capacités d'accueil, de renforcer les effectifs spécialisés et de rapprocher les services de santé mentale des citoyens.
L'objectif est également de développer le dépistage précoce, particulièrement chez les enfants et les adolescents.
L'APCEL accueille favorablement cette initiative, mais insiste sur la nécessité de transformer les engagements en améliorations concrètes, avec des objectifs mesurables et un suivi régulier.
Les psychologues réclament une meilleure reconnaissance
Autre priorité : la place des psychologues cliniciens dans le système national de santé.
L'Alliance demande une meilleure reconnaissance juridique de la profession, ainsi qu'une intégration plus importante des praticiens libéraux dans les politiques publiques.
Elle plaide également pour le remboursement des consultations psychologiques par les dispositifs de couverture médicale, afin de réduire les dépenses supportées par les patients.
La formation des professionnels, la coordination entre les établissements de santé et les écoles, ainsi que la lutte contre la stigmatisation figurent également parmi les revendications.
Au-delà des budgets annoncés, l'enjeu est désormais de rendre les soins psychologiques réellement accessibles, y compris dans les territoires les moins équipés.
L'Alliance demande une meilleure reconnaissance juridique de la profession, ainsi qu'une intégration plus importante des praticiens libéraux dans les politiques publiques.
Elle plaide également pour le remboursement des consultations psychologiques par les dispositifs de couverture médicale, afin de réduire les dépenses supportées par les patients.
La formation des professionnels, la coordination entre les établissements de santé et les écoles, ainsi que la lutte contre la stigmatisation figurent également parmi les revendications.
Au-delà des budgets annoncés, l'enjeu est désormais de rendre les soins psychologiques réellement accessibles, y compris dans les territoires les moins équipés.