Deux vidéos au cœur de la décision
La première vidéo présente une conseillère du Parti travailliste en Écosse tenant des propos incendiaires sur les réfugiés, alors qu’aucun enregistrement public ne confirme ces déclarations.
Des éléments techniques, notamment une mauvaise synchronisation labiale, permettent également de soupçonner une falsification. La seconde vidéo vise une activiste spécialisée dans l’éducation à la santé, présentée dans des situations destinées à discréditer son activité.
Le conseil considère que ces contenus contreviennent aux propres règles de Meta en matière de harcèlement, de désinformation et de discours haineux. Il souligne également que les femmes s’exprimant publiquement sur des sujets de société seraient particulièrement exposées à ce type de contenus.
Meta appelé à renforcer ses règles
Meta a annoncé qu’il se conformerait à la décision et retirerait les deux vidéos dans un délai de sept jours. Le conseil de surveillance demande toutefois des mesures plus larges pour répondre à la prolifération des deepfakes sur les plateformes.
Parmi ses recommandations figurent un étiquetage plus strict des contenus trompeurs, des sanctions renforcées contre les récidivistes et la suppression des deepfakes utilisés pour harceler des particuliers.
Cette intervention intervient alors que le conseil s’est également prononcé récemment contre le remplacement du fact-checking professionnel par les notes de communauté sur les plateformes du groupe.