20 milliards de DH pour changer la mobilité casablancaise
Le programme casablancais fait partie d’un plan ferroviaire national beaucoup plus large, doté d’une enveloppe globale de 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030.
Ce programme national comprend notamment l’extension de la grande vitesse et le développement de nouveaux services ferroviaires de proximité.
À Casablanca, le chantier est XXL : 260 kilomètres de nouvelles voies ferrées, trois grandes gares de nouvelle génération, dix nouvelles gares métropolitaines, cinq gares existantes à requalifier et 48 nouveaux trains destinés aux dessertes régionales et de proximité.
Bref, Casablanca ne prépare pas seulement de nouvelles gares. C’est tout le réseau de mobilité autour de la métropole qui doit évoluer.
Casablanca-Sud, Aéroport Mohammed V et Grand Stade au cœur du dispositif
Trois infrastructures occupent une place centrale dans le programme : les futures gares Casablanca-Sud, Aéroport Mohammed V et Grand Stade Hassan II.
Casablanca-Sud doit devenir un important pôle d’échanges, reliant notamment le ferroviaire aux autres moyens de transport urbain.
La gare de l’Aéroport Mohammed V doit, elle, faciliter les correspondances entre le train et l’avion et renforcer la connexion entre Nouaceur et les principaux pôles de Casablanca.
À Benslimane, la gare du Grand Stade Hassan II aura notamment vocation à absorber les flux liés aux grands événements sportifs et à renforcer les déplacements entre ce secteur, Casablanca et Rabat.
Dix nouvelles gares pour rapprocher le train des Casablancais
Le réseau de proximité doit également gagner du terrain avec dix nouvelles gares réparties entre Mohammedia, Zenata, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Mers Sultan, Casa Oasis, Sidi Maârouf et Nouaceur.
L’objectif affiché est clair : rapprocher le train des quartiers résidentiels, des zones d’emploi et des nouveaux pôles urbains.
Avec ces chantiers, Casablanca se prépare donc à une mobilité ferroviaire beaucoup plus intégrée. À l’approche de 2030, l’enjeu sera désormais de transformer cette accélération des travaux en gains concrets pour les voyageurs : davantage de fréquence, de connexions et des trajets quotidiens plus fluides.