L'ODJ Média

Obésité chez les enfants : les nouvelles recommandations de l’OMS


Face à la progression de l’obésité infantile, l’OMS recommande de miser sur une alimentation équilibrée, l’activité physique et le bien-être mental, plutôt que sur les régimes stricts.



Une progression mondiale préoccupante

Obésité chez les enfants : les nouvelles recommandations de l’OMS

Entre les goûters trop sucrés, les longues heures devant les écrans et le manque d’activité physique, les habitudes des enfants ont bien changé.

Face à la progression inquiétante de l’obésité infantile, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à revoir notre approche : moins de pression sur le poids, davantage d’attention à l’alimentation, au mouvement et au bien-être psychologique.

Selon les données de l’OMS, près de 170 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans vivaient avec une obésité en 2024, contre une proportion mondiale passée de 2 % en 1990 à 8 % en 2024.

Une évolution qui pousse l’organisation à privilégier un accompagnement durable plutôt que des solutions rapides.


Mieux manger sans transformer les repas en punition

Bonne nouvelle : adopter une alimentation équilibrée ne signifie pas bannir le couscous du vendredi ou le tajine familial ! L’essentiel consiste à varier les repas, à privilégier les produits frais et à limiter les aliments trop riches en sucres ajoutés.

Au Maroc, les bonnes habitudes peuvent commencer avec des produits simples : légumes de saison, lentilles, pois chiches, fruits frais, poissons et huile d’olive. Autant d’aliments qui trouvent naturellement leur place dans une alimentation variée.

Au quotidien, quelques changements peuvent faire la différence. Remplacer les sodas par de l’eau, proposer des fruits ou un yaourt nature au goûter et éviter de manger systématiquement devant la télévision sont des réflexes faciles à adopter.

Attention cependant aux régimes restrictifs ! Un enfant est en pleine croissance et ses besoins nutritionnels doivent être respectés. L’OMS recommande donc des programmes alimentaires adaptés à chaque âge et accompagnés par des professionnels de santé.


Bouger davantage : le plaisir avant la performance

Entre les devoirs, les jeux vidéo et les smartphones, les enfants passent parfois beaucoup de temps assis. Pourtant, l’activité physique reste essentielle pour leur développement.

Pas besoin de séances sportives intensives ! Une partie de football dans le quartier, une balade en famille, du vélo ou des jeux au parc permettent déjà de retrouver le plaisir de bouger.

L’OMS privilégie des programmes associant activité physique, conseils nutritionnels et changements progressifs des comportements. Les outils numériques peuvent également être utiles, à condition d'être utilisés sous la supervision des parents.

L’idée n’est pas de transformer chaque enfant en athlète, mais de faire du mouvement une habitude agréable et régulière.


La santé mentale, un élément à ne pas négliger

L’obésité infantile ne se résume pas à un chiffre sur la balance. Les remarques sur le physique, les moqueries à l’école ou les comparaisons peuvent fragiliser la confiance en soi.

L’OMS insiste ainsi sur l’importance de repérer rapidement les signes d’anxiété, de dépression ou de mal-être et de proposer un soutien psychologique lorsque cela est nécessaire.
Concernant les traitements, l’organisation déconseille les médicaments contre l’obésité et la chirurgie bariatrique chez les enfants de moins de 10 ans.

Chez les adolescents, certaines options médicales peuvent être envisagées dans des situations précises, notamment lorsque l'accompagnement nutritionnel, physique et comportemental ne suffit pas.


Grandir en bonne santé, sans culpabiliser

Au-delà des recommandations médicales, le message de l’OMS concerne aussi les familles, les écoles et les pouvoirs publics. Faciliter l’accès à une alimentation saine et à des espaces adaptés à l’activité physique est essentiel pour prévenir l’obésité.

À la maison, tout commence par des habitudes simples : partager les repas, encourager les sorties et accompagner les enfants avec bienveillance.

Car prendre soin d’un enfant, ce n’est pas lui imposer un corps idéal. C’est lui donner les moyens de grandir en bonne santé, de se sentir bien et de développer une relation apaisée avec son alimentation et son corps.


Vendredi 9 Octobre 2026



Rédigé par le Vendredi 9 Octobre 2026