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Retraités en colère : +2.000 DH exigés, la pression monte avant le dialogue social


Rédigé par le Vendredi 17 Avril 2026

À la veille de la session d’avril du dialogue social au Maroc, les retraités haussent le ton. Partout dans le Royaume, la même revendication revient : une augmentation immédiate d’au moins 2.000 dirhams des pensions, jugées aujourd’hui insuffisantes face à la flambée des prix.



Une grogne qui ne date pas d’hier

Retraités en colère : +2.000 DH exigés, la pression monte avant le dialogue social

Le ras-le-bol des retraités ne sort pas de nulle part. Depuis plusieurs semaines, les associations montent au créneau pour dénoncer une situation devenue, selon elles, “insoutenable”.

En ligne de mire : des pensions figées depuis des années, alors que le coût de la vie, lui, ne cesse de grimper.

Dans un communiqué musclé, l’Association des enseignants retraités appelle à une revalorisation urgente des pensions. Le chiffre est clair : +2.000 dirhams minimum pour chaque retraité ou ayant droit.

Une demande qui reflète une réalité que beaucoup vivent au quotidien, entre courses de plus en plus chères et factures qui s’accumulent.


Pouvoir d’achat en chute libre

Le problème central, c’est le pouvoir d’achat. Avec l’inflation qui s’installe durablement, les retraités se retrouvent souvent à jongler pour boucler les fins de mois. Certains parlent même de “survie”, un mot fort, mais qui traduit une vraie détresse.

Selon les représentants de l’association, les pensions n’ont pas connu de révision significative depuis 1997. Presque 30 ans de stagnation. Résultat : un décalage énorme entre les revenus et la réalité économique actuelle.

Et dans les cafés ou sur les bancs publics, le constat est le même : “tout est devenu cher”. Produits de base, soins médicaux, transport… rien n’épargne les seniors.


Santé, transport… des revendications plus larges

Mais attention, la bataille ne se limite pas à l’argent. Les retraités réclament aussi une amélioration globale de leurs conditions de vie. Et là, plusieurs dossiers sont sur la table.

Côté santé, la situation est jugée critique. Entre les maladies chroniques et les frais médicaux élevés, beaucoup peinent à se soigner correctement.

Les associations demandent donc une hausse des remboursements et un accès facilité aux cliniques privées partenaires.

Même combat pour le transport et les services publics. Les retraités souhaitent bénéficier de tarifs préférentiels, voire d’un accès prioritaire. Une question de dignité, mais aussi de nécessité, surtout pour ceux dont la mobilité est réduite.


Une place à la table des décisions

Autre point clé : la représentation. Les retraités ne veulent plus être mis de côté. Ils exigent une présence officielle dans le dialogue social central, aux côtés du gouvernement et des syndicats.

Pour eux, il est temps de faire entendre leur voix dans les décisions qui impactent directement leur quotidien. Car après tout, ils représentent une part importante de la population marocaine.


Un test pour le gouvernement

La session d’avril du dialogue social s’annonce donc sous haute tension. Le dossier des retraités devrait figurer en tête des discussions, avec une pression croissante sur l’exécutif.

La question est simple : le gouvernement va-t-il répondre à cet appel ou temporiser encore ?

Dans un contexte économique délicat, trouver un équilibre entre contraintes budgétaires et justice sociale ne sera pas facile. Mais une chose est sûre : les retraités, eux, ne comptent plus attendre.





Vendredi 17 Avril 2026