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Risque-pays : le Maroc garde sa place de leader en Afrique du Nord


Rédigé par le Mercredi 18 Février 2026

Le Maroc confirme sa solidité économique. Selon le dernier baromètre publié par Coface en février 2026, le Royaume conserve la meilleure note de risque-pays en Afrique du Nord. Croissance attendue : 4,4% en 2026.



Une note solide dans un monde sous tension

Risque-pays : le Maroc garde sa place de leader en Afrique du Nord

Guerres commerciales, tensions géopolitiques, incertitudes financières… L’économie mondiale avance sur un fil. Pourtant, le Maroc garde le cap.

Coface maintient la note « B » du Royaume, avec un climat des affaires classé « A4 », ce qui signifie un risque raisonnable pour les entreprises. Concrètement ? Le pays est considéré comme stable et fiable pour les échanges commerciaux.

Et ce n’est pas tout. Après Allianz Trade, qui avait déjà attribué au Maroc la meilleure note africaine dans son « Country Risk Atlas 2026 », la confirmation de Coface vient renforcer le signal : le modèle marocain tient bon.


4,4% de croissance en 2026 : mieux que la moyenne mondiale

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Coface prévoit une croissance de 4,4% en 2026, après 4,6% en 2025. À titre de comparaison, la croissance mondiale devrait plafonner à 2,6%. Les économies avancées tourneraient autour de 1,7%.

Le Maroc fait donc mieux. Nettement mieux.

Cette dynamique repose d’abord sur des moteurs internes. La consommation des ménages repart. Après les années marquées par l’inflation et la perte de pouvoir d’achat, la confiance revient progressivement. Les ménages dépensent davantage. Et ça se voit dans le PIB.

L’investissement aussi redémarre. Depuis 2024, les projets structurants se multiplient. Infrastructures, industrie, énergie… La préparation de la Coupe du monde 2030 booste le secteur du bâtiment. Chemins de fer, aéroports, stades : les chantiers avancent.


Tourisme record, agriculture en reprise

Autre moteur clé : le tourisme.

En 2025, le Maroc a frôlé les 20 millions de visiteurs. Un record. Le secteur reste l’un des piliers de la croissance.

L’agriculture, elle, montre des signes de redressement grâce à de meilleures conditions climatiques en deuxième moitié de 2025. Une bonne nouvelle après plusieurs saisons compliquées.

Côté finances, l’inflation reste faible, autour de 1,5% prévue en 2026. Cela permet à la banque centrale de maintenir une politique monétaire stable, favorable à la consommation et à l’investissement.


Une économie à deux vitesses : le défi à ne pas ignorer

Mais tout n’est pas rose. Derrière ces indicateurs solides, certains signaux restent préoccupants. Le chômage des jeunes demeure élevé. L’économie informelle pèse toujours lourd. Les vulnérabilités sociales et climatiques persistent.

Autre point faible : le commerce extérieur. Les exportations nettes continuent de freiner la croissance. Les importations, notamment énergétiques et en biens d’équipement, restent importantes. Résultat : la contrainte extérieure est toujours là.

En clair, le Maroc avance. Mais pas au même rythme pour tout le monde.


Un continent africain dynamique, un monde qui ralentit

À l’échelle africaine, la croissance devrait atteindre 4,3% en 2026. Une performance solide, portée par la hausse des prix des minéraux et métaux.

À l’international, en revanche, le rythme ralentit. Les États-Unis sont attendus à 2,2%. La zone euro autour de 1%. Le commerce mondial devrait décélérer.

Dans ce contexte, le positionnement du Maroc devient stratégique. Stable, attractif, résilient.


Le Maroc confirme, mais le vrai test arrive

Le message est clair : le Maroc reste la locomotive d’Afrique du Nord en matière de risque-pays.

Mais le plus dur commence. Maintenir la croissance. Réduire le chômage des jeunes. Mieux équilibrer le commerce extérieur. Et transformer l’élan actuel en développement durable.

La question maintenant : le Royaume réussira-t-il à transformer cette bonne note en opportunités concrètes pour tous ? Les prochains mois seront décisifs.





Mercredi 18 Février 2026