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Sommeil : le MIT explore le potentiel du bruit rose pour le nettoyage du cerveau

Une expérience menée sur 14 volontaires montre que de brèves impulsions sonores peuvent amplifier certaines ondes cérébrales et les mouvements du liquide céphalorachidien pendant le sommeil.


Et si un son discret pouvait accompagner les mécanismes naturels de nettoyage du cerveau ? Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), aux États-Unis, ont étudié les effets du bruit rose, un son composé de nombreuses fréquences et davantage concentré dans les basses fréquences. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Science Translational Medicine.



Un son qui amplifie les ondes du sommeil profond

L’expérience a été menée auprès de 14 volontaires en bonne santé, dont le sommeil était suivi par électroencéphalogramme et imagerie par résonance magnétique.

Des impulsions sonores de 50 millisecondes, diffusées à des moments précis, ont amplifié les ondes cérébrales lentes ainsi que les mouvements du liquide céphalorachidien (LCR). Ce liquide participe au système glymphatique, impliqué dans l’évacuation de certains déchets du système nerveux central.

Les chercheurs ont également observé des variations rythmiques du calibre des vaisseaux sanguins cérébraux, susceptibles de contribuer au déplacement du LCR.


Une piste encore à confirmer

Ces résultats ne démontrent pas que le bruit rose améliore réellement le nettoyage du cerveau ni qu’il protège contre la maladie d’Alzheimer. La petite taille de l’étude et son protocole expérimental imposent de rester prudent.

Les chercheurs souhaitent désormais déterminer si cette stimulation sonore peut favoriser un sommeil plus réparateur et si elle pourrait avoir un intérêt dans certaines maladies associées à l’accumulation de protéines cérébrales, notamment Alzheimer.

Des recherches supplémentaires seront nécessaires avant d’envisager une application thérapeutique.


Vendredi 16 Octobre 2026



Rédigé par le Vendredi 16 Octobre 2026