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Un médicament créé par une IA ? Le futur est déjà dans nos pilules !


Rédigé par le Vendredi 16 Janvier 2026

Et si, demain, votre traitement n’était plus imaginé par un chercheur en blouse blanche… mais par une intelligence artificielle surboostée ? Spoiler : ce futur est déjà en marche, et il s’appelle rentosertib.



Quand l’IA quitte TikTok pour entrer au labo

Un médicament créé par une IA ? Le futur est déjà dans nos pilules !

On l’a vue écrire des poèmes, générer des images cheloues, répondre à des DM maladroits et même prédire nos goûts musicaux.

Mais là, l’intelligence artificielle passe un cap très sérieux : concevoir un médicament de A à Z. Pas aider, pas optimiser… concevoir. Toute seule. Enfin, presque.

Son nom ? Rentosertib. Son CV ? Premier médicament 100 % imaginé par une IA. Son objectif ? Traiter la fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie rare mais redoutable qui attaque les poumons et laisse peu d’options aux patients.

Derrière cette prouesse technologique, on retrouve Insilico Medicine, une biotech qui mise gros sur les algorithmes pour réinventer la pharmacie.

Et attention, on ne parle pas d’un concept fumeux sorti d’un hackathon. Le rentosertib a déjà passé les phases 1 et 2 des essais cliniques avec des résultats jugés prometteurs.

La phase 3 est annoncée dans les 18 prochains mois. Objectif final : une mise sur le marché avant 2030. Oui, c’est demain. 


Plus rapide qu’un café servi au comptoir

Normalement, développer un médicament, c’est un marathon. 10 à 15 ans, des milliards de dollars investis, et au final… 9 projets sur 10 finissent à la poubelle. Autant dire que le game est brutal.

Avec l’IA, on change complètement de tempo. Le rentosertib a atteint les essais cliniques en moins de deux ans. Deux. Ans. Pour comparer, la méthode classique prend quatre à cinq ans rien que pour cette étape.

Comment ? Grâce à des outils capables d’analyser des millions de molécules, de prédire leur comportement et d’anticiper leurs effets sur le corps humain.

Des technologies comme AlphaFold, développée par DeepMind, peuvent aujourd’hui prédire la structure de 200 millions de protéines. Autrement dit : là où l’humain tâtonne, l’IA calcule, teste, élimine et recommence… sans dormir, sans pause café, sans crise existentielle. 

Résultat : sur un premier panel de 71 patients, le médicament a montré une amélioration de la fonction pulmonaire. Rien de miraculeux encore, mais suffisamment sérieux pour faire lever les sourcils de toute l’industrie.

Et ce n’est pas un coup isolé. Le marché des médicaments conçus par IA explose. Il pourrait atteindre plus de 16 milliards de dollars d’ici 2034. Même les grands noms de la tech s’y mettent.

Sam Altman, le patron d’OpenAI, a déjà investi plus de 100 millions de dollars dans des start-up du secteur.

De son côté, Eli Lilly s’est allié à Nvidia pour créer un superordinateur capable de tester virtuellement des millions de molécules, H24, non-stop. Oui, même pendant que vous dormez.


Confiance aveugle ou révolution salvatrice ?

Alors, faut-il avoir peur d’un médicament conçu par une machine ? Ou au contraire, se réjouir d’une avancée qui pourrait sauver des milliers de vies plus vite et à moindre coût ?

Soyons honnêtes : l’idée de confier notre santé à un algorithme fait un peu Black Mirror.

Mais quand on voit les lenteurs, les échecs et les coûts astronomiques de la recherche classique, difficile de ne pas se dire que l’IA pourrait bien être le game changer qu’on attendait.

Morale de l’histoire ? L’IA ne remplacera peut-être pas les médecins… mais elle pourrait bien devenir leur meilleur coéquipier. Et demain, au café, entre deux gorgées de thé, on dira peut-être : « Tu te rends compte ? Mon traitement a été inventé par une machine. »

Le futur fait peur, mais parfois, il soigne.





Vendredi 16 Janvier 2026