Des pythons, des caméléons et une grenouille-taureau
Les lions n’ont pas le monopole de la curiosité au zoo de Rabat. Du côté du Vivarium, une autre facette de la faune africaine s’apprête à attirer les regards.
Parmi les animaux accueillis figurent le python d’Anchieta, la grenouille-taureau africaine et le gecko diurne géant de Madagascar.
Cette sélection met en lumière des modes de vie très différents. Certains animaux évoluent dans les arbres, d’autres fréquentent les milieux aquatiques ou les espaces désertiques.
Ensemble, ils illustrent la diversité d’un continent dont la richesse animale dépasse largement les grandes espèces emblématiques.
Une quarantaine avant la présentation au public
Avant de rejoindre les espaces d’exposition, les nouveaux arrivants passent par une étape essentielle : la quarantaine. Les équipes vétérinaires et zoologiques assurent leur suivi sanitaire, observent leurs comportements et préparent leur acclimatation.
L’intégration aux collections se déroule donc par étapes. Pour les visiteurs, cela signifie que l’arrivée des 72 spécimens ne correspond pas à une présentation immédiate de tous les animaux.
Leur installation progressive doit accompagner leur adaptation à ce nouvel environnement.
Un voyage à travers six régions naturelles
Inauguré en 2019, le Vivarium occupe près de 1 700 mètres carrés. Son parcours traverse six zones biogéographiques : marocaine, subtropicale, afro-alpine, sud-saharienne, équatoriale et malgache.
Camouflage, déplacements, techniques de chasse ou régulation de la température : les espèces présentées permettent d’observer différentes réponses aux contraintes de leur milieu. Derrière une silhouette étrange ou des couleurs spectaculaires, chaque adaptation raconte une manière de vivre.
Ce parcours rappelle aussi que le Maroc possède son propre patrimoine de reptiles et d’amphibiens. Entre Méditerranée, montagnes, plaines, zones humides et Sahara, le Royaume abrite une faune variée, comprenant plusieurs espèces endémiques.
Comprendre ces animaux pour dépasser les préjugés
Les reptiles et les amphibiens suscitent parfois davantage de méfiance que d’admiration. Le zoo souhaite justement faire évoluer ce regard en misant sur l’observation et la découverte.
Prédateurs, proies ou indicateurs de l’état des milieux, ces animaux participent aux équilibres écologiques. Leur discrétion ne les rend pas secondaires.
Avec ces nouveaux pensionnaires, le Vivarium élargit les possibilités de rencontre avec cette biodiversité. La prochaine visite pourrait commencer par une appréhension… et se poursuivre par quelques questions sur leur protection.