Le procès du rappeur marocain Mehdi Lioubi, connu sous son nom de scène Black Wind, a une nouvelle fois été reporté. Poursuivi en détention provisoire pour les paroles d'un morceau de rap, l'artiste a comparu mercredi devant le tribunal correctionnel de Casablanca, dans un contexte marqué par la poursuite de la grève des avocats.
En raison de ce mouvement de protestation, les avocats n'ont pas été en mesure d'assurer officiellement sa défense devant la justice. Selon des informations rapportées par la presse locale, plusieurs avocats accompagnent toutefois la famille de l'artiste à titre consultatif, sans être constitués dans le dossier.
Une demande de délai pour préparer sa défens
Lors de cette deuxième audience, Mehdi Lioubi a sollicité un report afin de pouvoir désigner un avocat et préparer sa défense.
L'audience s'est déroulée devant une salle comble, en présence de nombreux artistes issus de la scène rap, mais aussi de personnalités du monde culturel venues lui témoigner leur soutien. Face à cette forte mobilisation, le président de la formation de jugement a appelé le public à respecter le déroulement de l'audience et à éviter toute manifestation ou applaudissement dans la salle.
S'adressant au prévenu, le magistrat a rappelé que la justice entendrait les arguments de toutes les parties, qu'il s'agisse de la défense comme du ministère public.
Une demande de liberté provisoire examinée
Au cours de l'audience, Mehdi Lioubi a également remis au tribunal une demande de mise en liberté provisoire en sollicitant son placement sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.
Le ministère public s'est opposé à cette requête, tandis que le tribunal a décidé de mettre la demande en délibéré après la fin des audiences de la journée.
Le juge a finalement renvoyé l'examen de l'affaire au 31 juillet, une date choisie afin d'éviter qu'elle ne coïncide avec le jour réservé aux visites familiales des détenus.
Une chanson au cœur des poursuites
Le rappeur est poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle », une accusation qui repose, selon sa défense, sur les paroles de son morceau « Pegasus », publié il y a cinq ans.
Installé à Marseille depuis près d'une décennie, Mehdi Lioubi exerce principalement comme réalisateur. Il avait récemment regagné le Maroc pour participer à un festival artistique.
Alors qu'il s'apprêtait à reprendre son vol vers la France, il s'est vu notifier une interdiction de quitter le territoire. Convoqué par la suite par la police judiciaire, il a été placé en garde à vue avant que le juge n'ordonne son placement en détention provisoire.
Une mobilisation en faveur de la liberté d'expression
En marge de l'audience, un rassemblement de soutien s'est tenu devant le tribunal correctionnel de Casablanca. Des artistes, militants des droits humains et admirateurs du rappeur ont brandi des pancartes réclamant sa libération et dénonçant une atteinte à la liberté d'expression.
Coordinateur du comité de soutien à Mehdi Lioubi, le militant Hakim Sikouk a qualifié cette arrestation d'« arbitraire », estimant que la procédure, depuis l'interdiction de quitter le territoire jusqu'au placement en détention, porte atteinte aux libertés fondamentales.
Selon lui, les poursuites engagées contre l'artiste en raison des paroles d'une chanson soulèvent des interrogations sur la protection de la liberté d'opinion et d'expression, pourtant garantie par la Constitution marocaine et par les conventions internationales ratifiées par le Royaume.
En raison de ce mouvement de protestation, les avocats n'ont pas été en mesure d'assurer officiellement sa défense devant la justice. Selon des informations rapportées par la presse locale, plusieurs avocats accompagnent toutefois la famille de l'artiste à titre consultatif, sans être constitués dans le dossier.
Une demande de délai pour préparer sa défens
Lors de cette deuxième audience, Mehdi Lioubi a sollicité un report afin de pouvoir désigner un avocat et préparer sa défense.
L'audience s'est déroulée devant une salle comble, en présence de nombreux artistes issus de la scène rap, mais aussi de personnalités du monde culturel venues lui témoigner leur soutien. Face à cette forte mobilisation, le président de la formation de jugement a appelé le public à respecter le déroulement de l'audience et à éviter toute manifestation ou applaudissement dans la salle.
S'adressant au prévenu, le magistrat a rappelé que la justice entendrait les arguments de toutes les parties, qu'il s'agisse de la défense comme du ministère public.
Une demande de liberté provisoire examinée
Au cours de l'audience, Mehdi Lioubi a également remis au tribunal une demande de mise en liberté provisoire en sollicitant son placement sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.
Le ministère public s'est opposé à cette requête, tandis que le tribunal a décidé de mettre la demande en délibéré après la fin des audiences de la journée.
Le juge a finalement renvoyé l'examen de l'affaire au 31 juillet, une date choisie afin d'éviter qu'elle ne coïncide avec le jour réservé aux visites familiales des détenus.
Une chanson au cœur des poursuites
Le rappeur est poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle », une accusation qui repose, selon sa défense, sur les paroles de son morceau « Pegasus », publié il y a cinq ans.
Installé à Marseille depuis près d'une décennie, Mehdi Lioubi exerce principalement comme réalisateur. Il avait récemment regagné le Maroc pour participer à un festival artistique.
Alors qu'il s'apprêtait à reprendre son vol vers la France, il s'est vu notifier une interdiction de quitter le territoire. Convoqué par la suite par la police judiciaire, il a été placé en garde à vue avant que le juge n'ordonne son placement en détention provisoire.
Une mobilisation en faveur de la liberté d'expression
En marge de l'audience, un rassemblement de soutien s'est tenu devant le tribunal correctionnel de Casablanca. Des artistes, militants des droits humains et admirateurs du rappeur ont brandi des pancartes réclamant sa libération et dénonçant une atteinte à la liberté d'expression.
Coordinateur du comité de soutien à Mehdi Lioubi, le militant Hakim Sikouk a qualifié cette arrestation d'« arbitraire », estimant que la procédure, depuis l'interdiction de quitter le territoire jusqu'au placement en détention, porte atteinte aux libertés fondamentales.
Selon lui, les poursuites engagées contre l'artiste en raison des paroles d'une chanson soulèvent des interrogations sur la protection de la liberté d'opinion et d'expression, pourtant garantie par la Constitution marocaine et par les conventions internationales ratifiées par le Royaume.