L'ODJ Média

« Bourse de Casablanca : Performances du MASI, MASI 20 et MASI RB


Rédigé par La rédaction le Dimanche 30 Août 2026

Du 24 au 28 août 2026, le MASI Brut (MASI) a réalisé une légère contre-performance de -0,32%, ce qui permet tout de même à l’indice de rester dans le vert avec une performance depuis le début de l’année (YTD) de +0,45%.



Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI

Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI
Analyse hebdomadaire en partenariat avec AFI
Pendant cette semaine, le MASI 20 a aussi réalisé une contre-performance, -0,53%, et affiche une contre-performance YTD de -8,55%.
 
Le MASI Rentabilité Brut (MASI RB), quant à lui, affiche quasiment la même performance hebdomadaire que le MASI étant donné qu’il n’y a pas eu de détachement de dividendes significatifs entre le 19 (exclu) et le 28 août 2026. En YTD, le MASI RB affiche une performance YTD de +2,86% en raison des détachements de dividendes des valeurs qui constituent le MASI.
 
Les volumes sur le Marché Central
Du 24 au 28 août 2026, qui a été une semaine de 3 jours, les volumes sur le marché central ont atteint 1 257,1 millions de dirhams ou 1,257 milliard de dirhams, ce qui correspond à une moyenne quotidienne de 419 millions de MAD, ce qui est plus du double de la moyenne quotidienne de la période analysée précédemment, entre le 31 juillet et le 19 août 2026, qui était de 207,8 millions de MAD.
 
Pour prendre du recul par rapport aux périodes précédentes, la moyenne mobile à 20 jours est de 270,6 millions de MAD, la moyenne mobile à 50 jours est de 200,1 millions de MAD, la moyenne mobile à 100 jours est de 267,2 millions de MAD et la moyenne mobile à 200 jours est de 382,1 millions de MAD.
 
La moyenne des volumes sur le marché central est donc en progression par rapport à la moyenne quotidienne sur la période du 31 juillet au 19 août 2026, par rapport à leur moyenne mobile à 20, 50 et 100 jours. Ils demeurent néanmoins en dessous de leur moyenne mobile de 200 jours et de la moyenne des volumes quotidiens sur le marché central de l’année 2025 qui est de 489,5 millions de MAD. 
 
Il est tout de même nécessaire d’analyser les opérations dans le détail et valeur par valeur car si on prend le cas d’Attijariwafa Bank, il est possible d’observer que l’équivalent de 267,9 millions de MAD provient d’opérations qui ne semblent pas être des opérations classiques d’achat-vente qu’on retrouve dans la grande majorité des opérations sur le marché central. Si on retire ce volume de l’ensemble du volume échangé sur Attijariwafa Bank, on trouve un volume quotidien moyen sur la semaine qui vient de se terminer de 329,7 millions de MAD, ce qui relativise la progression des volumes par rapport aux semaines précédentes, bien que la progression en cours des volumes demeure appréciable.
 
Valeurs du MASI 20
Quand on regarde les valeurs qui constituent le MASI 20 qui regroupe les 20 valeurs les plus liquides parmi les 40 plus grandes capitalisations boursières en termes de flottant, les volumes (tel que reportés et non retraités) les plus importants ont été échangés sur Attijariwafa Bank avec 335,4 millions MAD, Marsa Maroc avec 156,7 millions MAD, Maroc Telecom avec 86,1 millions MAD, Résidence Dar Saada avec 49,7 millions MAD et Alliances avec 33,6 millions MAD
 
Cette semaine, les valeurs du MASI 20 ont concentré un peu plus de volume que d’habitude avec 69% des volumes du marché central.
 
Les valeurs qui ont connu les plus fortes hausses sont Résidence Dar Saada avec +6,5%, CMGP Group avec +2,5%, Maroc Telecom avec +1,63%, Label’Vie avec +1,19% et CFG Bank avec +1,01%. Celles qui ont le plus baissé sont Holcim Maroc SA avec -4,11%, Addoha avec -3,82%, Taqa Morocco avec -3,76%, Sonasid avec -3,25% et Bank of Africa avec -1,51%.
 
Parmi les actualités des émetteurs : agrégats trimestriels et semestriels
De plus en plus de sociétés cotées publient leurs indicateurs trimestriels du deuxième trimestre 2026 (T2 2026), car seuls trois jours nous séparent de la date limite réglementaire qui découle des dispositions de la Circulaire AMMC n°3/19. Parmi les sociétés qui ont publié leurs résultats trimestriels, on retrouve notamment :
 
- Taqa Morocco : TAQA Morocco affiche une performance affectée par son programme de maintenance et une parité USD/MAD défavorable. Au T2-2026, le chiffre d’affaires recule de 12,8% à 2 126 millions de MAD, tandis que les investissements bondissent à 466 millions de MAD, contre 170 millions de MAD un an auparavant. Le taux de disponibilité s’établit à 86,6%, contre 93,4%. Au S1-2026, le chiffre d’affaires atteint 5 088 millions de MAD, en baisse de 5,4%, et les investissements progressent à 515 millions de MAD, contre 210 millions de MAD. L’endettement net baisse de 10,1% à 4 621 millions de MAD
 
- CMGP Group : CMGP Group accélère sa croissance au T2-2026, avec un chiffre d’affaires consolidé de 879 millions de MAD, en hausse de 51,7% par rapport au T2-2025 publié et de 13,2% en base proforma. Les investissements trimestriels atteignent 17 millions de MAD, contre 2 millions de MAD. Au S1-2026, le chiffre d’affaires s’élève à 1 588 millions de MAD, en progression de 41,7% et de 8,7% à périmètre comparable, porté par l’agriculture, les nouvelles filiales et la chimie industrielle. Les investissements semestriels atteignent 73 millions de MAD. L’endettement net progresse à 1 075 millions de MAD, reflétant notamment le besoin en fonds de roulement.
 
- CFG Bank : CFG Bank confirme au S1-2026 une forte dynamique de banque commerciale. Les encours de crédits progressent de 20% à 20,6 milliards de MAD, tandis que les dépôts augmentent de 17% à 22,1 milliards de MAD, soutenus par les dépôts non rémunérés (+26%). Sur le semestre, le PNB récurrent atteint 549 millions de MAD (+18%), porté par la marge d’intérêt de 316 millions de MAD (+29%). Le PNB marchés financiers recule à 85 millions de MAD (-36%). Le PNB consolidé s’établit à 634 millions de MAD (+6%) et le RBE à 354 millions de MAD (+18%). Au T2, le PNB atteint 324 millions de MAD (+9%).
 
- Holcim Maroc : Holcim Maroc enregistre une amélioration de son activité au T2-2026, soutenue par une hausse de 8% de la demande nationale de ciment, liée notamment au glissement du calendrier de l’Aïd Al-Fitr et au dynamisme de la construction. Le chiffre d’affaires trimestriel atteint 2 378 millions de MAD, en progression de 12,7% par rapport aux 2 111 millions de MAD du T2-2025, porté par les volumes de ciment et de béton prêt à l’emploi. Au S1-2026, le chiffre d’affaires ressort quasi stable à 4 152 millions de MAD, contre 4 159 millions de MAD. L’endettement net augmente de 4,4% à 5 093 millions de MAD.
 
Calendrier économique international et principaux indices mondiaux à vendredi 28/8/2026 16h
 
Du 24 au 28 août, les indicateurs ont confirmé une conjoncture mondiale contrastée : amélioration du climat des affaires européen, fragilité persistante de la demande américaine et signaux mitigés en Asie. Le Symposium de Jackson Hole, réunion annuelle organisée par la Fed de Kansas City réunissant banquiers centraux, économistes et responsables financiers, constituera, demain, le principal rendez-vous monétaire de la semaine.
 
Chine
L’Assemblée populaire nationale, réunie du 25 au 28 août, a surtout traité de réformes structurelles : protection des terres agricoles, révision du droit bancaire et de la faillite, assurance maladie, eau et lutte anticorruption transfrontalière. Elle a aussi examiné l’exécution budgétaire et le plan économique, sans annoncer de relance majeure immédiate. L’absence de nouveaux indicateurs laisse en vigueur le diagnostic antérieur d’une demande intérieure modérée.
 
Japon
Le taux de chômage recule à 2,4% en juillet, contre 2,5% en juin et 2,5% attendu. Cette amélioration confirme la tension persistante du marché du travail et pourrait entretenir les pressions salariales, un élément suivi par la Banque du Japon dans sa normalisation monétaire.
 
Europe continentale
En Allemagne, le climat des affaires Ifo atteint 88,8, au-dessus du consensus de 87,2 et de 86,7 précédemment, tandis que la confiance des consommateurs GfK s’améliore à -26,6, contre -29,6 attendu. L’inflation accélère toutefois en France à 2,4% sur un an et en Espagne à 4,3%, contre 4,2% anticipé. Le sentiment économique de la zone euro progresse à 98,4, supérieur aux 97,5 attendus, mais le chômage allemand reste à 6,4%.
 
Royaume-Uni
Les enquêtes CBI se dégradent fortement : l’indice des distributeurs chute à -48, contre -24 attendu et -26 précédemment. Cette détérioration renforce le signal d’une consommation et d’un commerce de détail fragiles.
 
États-Unis
La croissance du PIB du T2 est confirmée à 1,5%, conforme au consensus mais en nette décélération. Les commandes de biens durables surprennent positivement (+1,1%, contre +0,5% attendu), mais les ventes de logements neufs de juillet chutent de 10,5% sur un mois. L’inflation PCE ressort à 3,7% sur un an, légèrement au-dessus des 3,6% anticipés. 
 
Du 27 au 29 août, le symposium de Jackson Hole place les marchés face aux orientations de la Fed : le discours inaugural de Kevin Warsh, le 28 août, a renforcé la sensibilité des actions, des obligations et du dollar aux perspectives de taux, dans un contexte d’inflation encore élevée et d’innovation financière.
 
Pendant cette semaine, l’ambiance de marché est restée constructive mais sélective : les actions développées ont progressé, soutenues par la technologie et la résilience des bénéfices, tandis que les actifs sensibles aux taux et à la Chine ont été plus hésitants. Les investisseurs ont surtout ajusté leurs positions avant Jackson Hole.
 
MSCI World (+0,76%) : l’indice progresse grâce aux États-Unis et au Japon. La bonne tenue des valeurs technologiques, financières et industrielles a compensé l’hésitation européenne, dans un contexte de repositionnement prudent avant les messages des banques centrales.
 
MSCI Emerging Markets (-0,14%) : l’indice évolue quasi stable. Les flux ont privilégié certains marchés asiatiques et latino-américains, mais la faiblesse relative des actions chinoises et les incertitudes sur le dollar ont limité la performance globale.
 
Chine : le Shanghai Composite gagne 1,20%, alors que le CSI 300 perd 0,21% et le ChiNext recule de 3,42%. Le marché a favorisé les grandes capitalisations domestiques, tandis que les valeurs technologiques ont subi des prises de bénéfices, faute de catalyseur concret après l’Assemblée populaire nationale.
 
Japon (+0,59%) : le Nikkei bénéficie de la vigueur des exportateurs, des valeurs industrielles et financières. La baisse du chômage a entretenu les anticipations de normalisation graduelle de la Banque du Japon, sans toutefois provoquer de forte remontée du yen.
 
Europe continentale (+0,21%) : le STOXX 600 avance modestement. Les banques et cycliques ont bénéficié de l’amélioration du climat des affaires allemand, mais l’accélération de l’inflation en France et en Espagne a limité l’optimisme sur une détente rapide de la BCE.
 
Royaume-Uni (+0,02%) : le FTSE 100 évolue quasi stable. Les valeurs défensives, minières et énergétiques ont amorti le recul, mais la faiblesse du commerce de détail a pesé sur les secteurs domestiques, en particulier la consommation discrétionnaire.
 
États-Unis : le S&P 500 est en train de gagner +1,23%, le Dow Jones +1,01% et le Nasdaq 100 1,41%. La technologie tire le marché, soutenue par les perspectives liées à l’intelligence artificielle. Les investisseurs ont néanmoins maintenu une approche prudente avant Jackson Hole et les signaux de la Fed sur les taux.
 
Brent (-4,77%) : le pétrole recule, pénalisé par le relâchement de la prime géopolitique et les craintes liées à la demande mondiale. La hausse des stocks américains et l’absence de perturbation durable de l’offre ont favorisé les prises de bénéfices.
 
Or (-1,52%) : l’or corrige légèrement après sa forte hausse récente. Le rebond du dollar et les arbitrages avant Jackson Hole ont pesé, malgré le soutien structurel des achats des banques centrales et des risques géopolitiques.
 
Calendrier économique africain et principaux indices boursiers :
Cette semaine, le calendrier africain a principalement mis en évidence une désinflation des prix à la production en Afrique du Sud, une activité en reprise au Mozambique et des décisions monétaires contrastées en Afrique australe. Plusieurs indicateurs majeurs, notamment au Nigéria et au Kenya, seront attendus la semaine prochaine.
 
Afrique du Sud
L’indicateur avancé du cycle économique recule de 1,4% en juin, après -0,3%, signalant un affaiblissement des perspectives d’activité. En revanche, les prix à la production confirment une désinflation marquée : le PPI ralentit à 5,7% sur un an en juillet, contre 7,5% précédemment et 6,1% attendu. Sur un mois, les prix producteurs baissent de 1%, après -0,1%. Le déficit budgétaire atteint 161,58 milliards de ZAR en juillet, contre un excédent de 80,13 milliards en juin, illustrant la volatilité des finances publiques. 
 
Nigéria
Les investisseurs attendent la publication des chiffres de la croissance du PIB au T2 2026 ainsi que l’indice PMI Stanbic IBTC Bank, la semaine prochaine.
 
Kenya
L’inflation annuelle d’août était attendue vendredi, après 6,5% en juillet. L’attention demeure centrée sur l’évolution des prix après le maintien du taux directeur à 8,75%.
 
Autres pays
Le Mozambique affiche une croissance de 1,7% au T2, après 0,1%. L’inflation zimbabwéenne ralentit à 2,9%, contre 3,2%. En Zambie, l’inflation annuelle recule à 6,2%, contre 6,5%, tandis que l’inflation mensuelle reste à 0,2%. La Banque nationale du Rwanda relève son taux directeur de 8,25% à 8,75%, alors que le Botswana le maintient à 5,5%.
 
Pendant cette semaine, les marchés africains ont évolué dans une tonalité globalement positive, soutenue par les valeurs minières sud-africaines, la détente des pressions sur les coûts de production et une recherche de rendement sur les marchés frontières. La hausse est toutefois restée inégale selon les places.
 
MSCI Frontier Markets (+1,15%) : l’indice progresse sur la semaine, reflétant un regain d’appétit pour les actifs frontières. Les marchés africains et asiatiques ont bénéficié de la stabilisation des devises et de perspectives monétaires relativement plus lisibles, malgré un environnement international prudent.
 
FTSE/JSE All Africa 40 (+0,33%) : sur la semaine, l’indice régional avance également, porté par la hausse des grandes capitalisations sud-africaines, en particulier les valeurs minières et financières. Le recul du PPI sud-africain à 5,7% sur un an, contre 6,1% attendu, a renforcé les anticipations d’une politique monétaire moins restrictive.
 
Afrique du Sud : le South Africa Top 40 perd -0,15%, et le FTSE/JSE All Share progresse de 0,36%. La semaine a été marquée par une rotation sectorielle : l’amélioration de la désinflation des prix à la production a soutenu les financières, tandis que la baisse de l’indicateur avancé du cycle (-1,4%) et le déficit budgétaire de 161,6 milliards de ZAR ont limité l’ampleur du mouvement. Les valeurs minières ont bénéficié d’un contexte encore favorable pour les métaux.
 
Égypte : l’EGX 30 progresse de +0,67%, porté par l’intérêt pour les actions locales après la récente stabilisation du cadre monétaire et des réserves de change. Aucun indicateur égyptien majeur n’a été publié au cours de la semaine, laissant les mouvements de marché davantage guidés par les flux et les valorisations.
 
Nigéria : le NSE 30 progresse de +0,62%, tandis que le NSE All Share gagne 0,43%. La place reste soutenue par son fort momentum annuel, mais les investisseurs attendent les données de croissance du T2, après +3,89% précédemment et l’indice PMI Stanbic IBTC Bank. Les risques liés à l’inflation alimentaire et au change demeurent des facteurs de prudence.
 
Kenya : le NSE 20 avance de +1,78%, clôturant à 4 309,45 points contre 4 234,10 points la semaine précédente. Le maintien récent du taux directeur à 8,75% a contribué à stabiliser les anticipations ; les investisseurs attendent le chiffre de l’inflation qui devrait être publié la semaine prochaine.
 
BRVM: le BRVM Composite gagne +0,17%, à 530,06 points contre 529,15 points. En l’absence de publication macroéconomique ivoirienne majeure, le marché a évolué principalement au rythme des ajustements de portefeuilles et de la liquidité régionale.
 
Implications pour le marché marocain
 
Le marché marocain devrait rester sélectif. La hausse des volumes est encourageante, mais elle demeure partiellement liée à des opérations atypiques et ne confirme pas encore un retour durable de la liquidité. Les résultats d’entreprises soutiennent les valeurs disposant de catalyseurs propres, À l’inverse, un dollar fort, des taux américains élevés et la volatilité des matières premières pourraient limiter les flux vers Casablanca.




Dimanche 30 Août 2026