La 27e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde s’est achevée le 27 juin à Essaouira après trois jours de célébration musicale, de rencontres culturelles et de réflexion. Du 25 au 27 juin 2026, la cité des Alizés a accueilli plus de 300 000 festivaliers, venus du Maroc et de l’étranger, confirmant une nouvelle fois la dimension internationale de cet événement devenu incontournable.
Au total, 460 artistes, dont 43 Maâlems Gnaoua, ont participé à cette édition qui a proposé 52 concerts, mais aussi un Forum des droits humains, des programmes de formation et des initiatives dédiées à la recherche et à la transmission. Bien au-delà d’un simple festival musical, la manifestation s’affirme comme un projet culturel global, où se croisent création artistique, réflexion intellectuelle et partage intergénérationnel.
La fusion artistique au cœur de l’événement
Depuis sa création, le Festival Gnaoua a fait de la rencontre entre traditions et musiques du monde sa signature. Cette année encore, plusieurs créations inédites ont été présentées à Essaouira, fruit de collaborations entre Maâlems gnaoua et artistes internationaux.
Le concert d’ouverture, porté par Mehdi Nassouli, a illustré cet esprit de dialogue artistique en réunissant la danse Intore de la troupe rwandaise I Buhoro, la chanteuse indienne ganavya, Sara Moullablad et Sylvain Barou dans une performance mêlant traditions africaines et asiatiques.
La résidence artistique du festival a également donné naissance à une création présentée en première mondiale, réunissant Maâlem Hassan Boussou, Alexandre Herichon, Mohamed Derouich, Jacques Schwarz-Bart, Cheikh Ndoye, Karim Ziad et Meryem Aassid.
Parmi les autres moments forts de cette édition figurent le dialogue musical entre The Harlem Spirit of Gospel by Anthony Morgan et Mehdi Qamoum, la prestation du bassiste Richard Bona, rejoint sur scène par Asmaa Lmnawar, ou encore le retour très attendu de Carlinhos Brown, près de dix ans après sa dernière participation. Aux côtés de Maâlem Hamid El Kasri, l’artiste brésilien a offert un concert de clôture marquant, célébrant les liens entre les rythmes afro-brésiliens et la tradition gnaoua.
La programmation a également mis en avant des artistes issus de scènes musicales variées. Yasmine Hamdan a proposé un concert intime mêlant poésie arabe et musique électronique, tandis que 47Soul, Oudaden, Hoba Hoba Spirit, Bob Maghrib et Bnat Louz & Raskas ont illustré la diversité musicale qui caractérise le festival.
Un festival populaire et ouvert
Comme chaque année, la ville d’Essaouira s’est transformée en véritable scène à ciel ouvert, avec des concerts organisés sur les places publiques, les remparts et dans les ruelles de la médina.
Les plus de 300 000 festivaliers présents ont contribué à faire vivre l’événement dans une ambiance festive et participative, réunissant familles, étudiants, mélomanes et visiteurs internationaux autour de la musique gnaoua et des musiques du monde.
Un espace de réflexion avec le Forum des droits humains
Parallèlement aux concerts, la 13e édition du Forum des droits humains, organisée en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), s’est tenue autour du thème « Jeunesses du monde : liberté, identité, avenir ».
Ouvert par Neila Tazi et Driss El Yazami, le forum a mis en lumière le rôle central de la jeunesse dans les débats contemporains sur la liberté et l’identité. Driss El Yazami a notamment décrit le festival comme « le plus démocratique du Maroc », soulignant sa capacité à rassembler des voix diverses dans un esprit de dialogue.
Le philosophe Souleymane Bachir Diagne a prononcé la leçon inaugurale, appelant à mobiliser la jeunesse autour d’un combat universel pour la liberté et la justice.
Les échanges ont également réuni Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Najat Vallaud-Belkacem, qui ont évoqué le rôle de la culture dans la construction d’une citoyenneté ouverte sur le monde.
L’écrivaine Leïla Slimani a pour sa part abordé la question des identités multiples, rappelant que le désir de préserver sa singularité peut coexister avec celui d’appartenir à une communauté.
Transmission et formation des jeunes talents
La dimension pédagogique du festival s’est notamment traduite par la troisième édition du programme Berklee at Gnaoua Festival, qui a réuni des musiciens venus d’une vingtaine de pays pour une semaine de formation et de création aux côtés d’artistes internationaux.
Les Jam Sessions, organisées à l’Ancien Consulat du Danemark, ont également offert un espace d’improvisation et de rencontres entre Maâlems, artistes invités et musiciens de Berklee.
Par ailleurs, le partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et son Institut des Études Avancées (IAS) a permis d’organiser une réflexion académique autour de l’art gnaoua, considéré comme un patrimoine vivant traversé par des questions de mémoire, de diaspora, de rituel et de création.
Un rayonnement international confirmé
La 27e édition a bénéficié d’une importante couverture médiatique avec la présence de plus de 300 journalistes et reporters venus des cinq continents, renforçant le rayonnement international du festival et de la ville d’Essaouira.
Après cette édition marquée par la diversité artistique et les échanges culturels, les organisateurs donnent déjà rendez-vous au public du 24 au 26 juin 2027 pour la 28e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde.
Au total, 460 artistes, dont 43 Maâlems Gnaoua, ont participé à cette édition qui a proposé 52 concerts, mais aussi un Forum des droits humains, des programmes de formation et des initiatives dédiées à la recherche et à la transmission. Bien au-delà d’un simple festival musical, la manifestation s’affirme comme un projet culturel global, où se croisent création artistique, réflexion intellectuelle et partage intergénérationnel.
La fusion artistique au cœur de l’événement
Depuis sa création, le Festival Gnaoua a fait de la rencontre entre traditions et musiques du monde sa signature. Cette année encore, plusieurs créations inédites ont été présentées à Essaouira, fruit de collaborations entre Maâlems gnaoua et artistes internationaux.
Le concert d’ouverture, porté par Mehdi Nassouli, a illustré cet esprit de dialogue artistique en réunissant la danse Intore de la troupe rwandaise I Buhoro, la chanteuse indienne ganavya, Sara Moullablad et Sylvain Barou dans une performance mêlant traditions africaines et asiatiques.
La résidence artistique du festival a également donné naissance à une création présentée en première mondiale, réunissant Maâlem Hassan Boussou, Alexandre Herichon, Mohamed Derouich, Jacques Schwarz-Bart, Cheikh Ndoye, Karim Ziad et Meryem Aassid.
Parmi les autres moments forts de cette édition figurent le dialogue musical entre The Harlem Spirit of Gospel by Anthony Morgan et Mehdi Qamoum, la prestation du bassiste Richard Bona, rejoint sur scène par Asmaa Lmnawar, ou encore le retour très attendu de Carlinhos Brown, près de dix ans après sa dernière participation. Aux côtés de Maâlem Hamid El Kasri, l’artiste brésilien a offert un concert de clôture marquant, célébrant les liens entre les rythmes afro-brésiliens et la tradition gnaoua.
La programmation a également mis en avant des artistes issus de scènes musicales variées. Yasmine Hamdan a proposé un concert intime mêlant poésie arabe et musique électronique, tandis que 47Soul, Oudaden, Hoba Hoba Spirit, Bob Maghrib et Bnat Louz & Raskas ont illustré la diversité musicale qui caractérise le festival.
Un festival populaire et ouvert
Comme chaque année, la ville d’Essaouira s’est transformée en véritable scène à ciel ouvert, avec des concerts organisés sur les places publiques, les remparts et dans les ruelles de la médina.
Les plus de 300 000 festivaliers présents ont contribué à faire vivre l’événement dans une ambiance festive et participative, réunissant familles, étudiants, mélomanes et visiteurs internationaux autour de la musique gnaoua et des musiques du monde.
Un espace de réflexion avec le Forum des droits humains
Parallèlement aux concerts, la 13e édition du Forum des droits humains, organisée en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), s’est tenue autour du thème « Jeunesses du monde : liberté, identité, avenir ».
Ouvert par Neila Tazi et Driss El Yazami, le forum a mis en lumière le rôle central de la jeunesse dans les débats contemporains sur la liberté et l’identité. Driss El Yazami a notamment décrit le festival comme « le plus démocratique du Maroc », soulignant sa capacité à rassembler des voix diverses dans un esprit de dialogue.
Le philosophe Souleymane Bachir Diagne a prononcé la leçon inaugurale, appelant à mobiliser la jeunesse autour d’un combat universel pour la liberté et la justice.
Les échanges ont également réuni Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Najat Vallaud-Belkacem, qui ont évoqué le rôle de la culture dans la construction d’une citoyenneté ouverte sur le monde.
L’écrivaine Leïla Slimani a pour sa part abordé la question des identités multiples, rappelant que le désir de préserver sa singularité peut coexister avec celui d’appartenir à une communauté.
Transmission et formation des jeunes talents
La dimension pédagogique du festival s’est notamment traduite par la troisième édition du programme Berklee at Gnaoua Festival, qui a réuni des musiciens venus d’une vingtaine de pays pour une semaine de formation et de création aux côtés d’artistes internationaux.
Les Jam Sessions, organisées à l’Ancien Consulat du Danemark, ont également offert un espace d’improvisation et de rencontres entre Maâlems, artistes invités et musiciens de Berklee.
Par ailleurs, le partenariat avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et son Institut des Études Avancées (IAS) a permis d’organiser une réflexion académique autour de l’art gnaoua, considéré comme un patrimoine vivant traversé par des questions de mémoire, de diaspora, de rituel et de création.
Un rayonnement international confirmé
La 27e édition a bénéficié d’une importante couverture médiatique avec la présence de plus de 300 journalistes et reporters venus des cinq continents, renforçant le rayonnement international du festival et de la ville d’Essaouira.
Après cette édition marquée par la diversité artistique et les échanges culturels, les organisateurs donnent déjà rendez-vous au public du 24 au 26 juin 2027 pour la 28e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde.