Les 68e Grammy Awards, plus prestigieuses distinctions de la musique aux États-Unis, mettront aux prises dimanche trois figures majeures de scènes très différentes: Kendrick Lamar pour le rap, Bad Bunny pour le reggaeton et Lady Gaga pour la pop. La K-pop pourrait aussi s’illustrer via le film d’animation Netflix « KPop Demon Hunters », dont le tube « Golden » figure parmi les favoris pour la chanson de l’année.
Kendrick Lamar, 38 ans, grand triomphateur de l’édition précédente avec cinq trophées grâce à « Not Like Us » et déjà détenteur de 22 Grammys, domine les nominations avec neuf citations. Il vise notamment, pour la première fois, la consécration suprême de l’album de l’année pour « GNX ». Premier artiste hip-hop sacré par le prix Pulitzer, le Californien ambitionne aussi la chanson ou l’enregistrement de l’année avec « Luther », en collaboration avec la chanteuse R&B SZA.
Lady Gaga (sept nominations pour « Mayhem » et son single « Abracadabra ») et Bad Bunny (six nominations pour « Debi Tirar Mas Fotos » et le titre « DtMF ») se retrouvent eux aussi dans les trois catégories majeures. Une victoire pour l’album de l’année serait une première pour chacun. En pleine tournée pour son sixième album, Bad Bunny assurera également le show de la mi-temps du Super Bowl le 8 février, une semaine après la cérémonie, un enchaînement déjà réalisé par Kendrick Lamar l’an dernier.
Pour la musicologue Lauron Kehrer, un sacre de Bad Bunny « illustrerait plus encore l’influence croissante des cultures latino-américaines aux États-Unis ». Chanteur en espagnol, Benito Antonio Martínez Ocasio intègre largement les rythmes traditionnels portoricains et évoque l’histoire coloniale de l’île, sous juridiction américaine depuis 1898. L’artiste a d’ailleurs réalisé une résidence de trois mois à Porto Rico l’an dernier, avec un impact économique notable. Engagé pour les droits des personnes LGBT+ et critique de la politique migratoire de Donald Trump, il a expliqué avoir évité les dates américaines lors d’une tournée afin de préserver son public des risques liés aux contrôles migratoires. Son disque « Un verano sin ti » (2022) fut le premier album en espagnol à concourir pour l’album de l’année.
De son côté, la fantasque Lady Gaga, 39 ans, revient à l’électropop de ses débuts avec « Mayhem », aux accents gothiques chics, accompagnée d’une tournée spectaculaire. La New-Yorkaise cumule déjà 14 Grammys, dont l’enregistrement et la chanson de l’année en 2019 pour « Shallow », extrait de la bande originale de « A Star is Born », rôle qui lui avait aussi valu un Oscar.
La compétition pour l’album de l’année inclut également Justin Bieber (« Swag »), figure clé de la pop urbaine, et la nouvelle idole pop Sabrina Carpenter (« Man’s Best Friend »). Le R&B connaît un regain avec Leon Thomas (nommé pour l’album et la révélation de l’année) et Olivia Dean (en lice parmi les révélations). Côté chanson et enregistrement de l’année qui distinguent respectivement l’écriture et la production « APT. » de ROSÉ et Bruno Mars, « Wildflower » de Billie Eilish, « The Subway » de Chappell Roan et « Anxiety » de Doechii figurent parmi les prétendants.
Selon Lauron Kehrer, la forte présence du rap, du reggaeton et de la K-pop dans les catégories phares traduit davantage une adaptation au « climat » de l’industrie qu’une volonté d’impulser un changement de fond. La Recording Academy affirme toutefois œuvrer à une représentation élargie: 3 800 nouveaux membres ont rejoint ses rangs, afin de « refléter la vitalité du paysage musical diversifié d’aujourd’hui », indique son président Harvey Mason Jr. La moitié de ces nouveaux entrants ont 39 ans ou moins et 58 % sont des personnes de couleur, la Latin Recording Academy a également été mise à contribution.
Présentée depuis Los Angeles par l’humoriste Trevor Noah, la cérémonie débutera dimanche à 17h00 (heure locale), soit 01h00 GMT lundi. La plupart des 95 prix seront cependant remis plus tôt dans l’après-midi.
Kendrick Lamar, 38 ans, grand triomphateur de l’édition précédente avec cinq trophées grâce à « Not Like Us » et déjà détenteur de 22 Grammys, domine les nominations avec neuf citations. Il vise notamment, pour la première fois, la consécration suprême de l’album de l’année pour « GNX ». Premier artiste hip-hop sacré par le prix Pulitzer, le Californien ambitionne aussi la chanson ou l’enregistrement de l’année avec « Luther », en collaboration avec la chanteuse R&B SZA.
Lady Gaga (sept nominations pour « Mayhem » et son single « Abracadabra ») et Bad Bunny (six nominations pour « Debi Tirar Mas Fotos » et le titre « DtMF ») se retrouvent eux aussi dans les trois catégories majeures. Une victoire pour l’album de l’année serait une première pour chacun. En pleine tournée pour son sixième album, Bad Bunny assurera également le show de la mi-temps du Super Bowl le 8 février, une semaine après la cérémonie, un enchaînement déjà réalisé par Kendrick Lamar l’an dernier.
Pour la musicologue Lauron Kehrer, un sacre de Bad Bunny « illustrerait plus encore l’influence croissante des cultures latino-américaines aux États-Unis ». Chanteur en espagnol, Benito Antonio Martínez Ocasio intègre largement les rythmes traditionnels portoricains et évoque l’histoire coloniale de l’île, sous juridiction américaine depuis 1898. L’artiste a d’ailleurs réalisé une résidence de trois mois à Porto Rico l’an dernier, avec un impact économique notable. Engagé pour les droits des personnes LGBT+ et critique de la politique migratoire de Donald Trump, il a expliqué avoir évité les dates américaines lors d’une tournée afin de préserver son public des risques liés aux contrôles migratoires. Son disque « Un verano sin ti » (2022) fut le premier album en espagnol à concourir pour l’album de l’année.
De son côté, la fantasque Lady Gaga, 39 ans, revient à l’électropop de ses débuts avec « Mayhem », aux accents gothiques chics, accompagnée d’une tournée spectaculaire. La New-Yorkaise cumule déjà 14 Grammys, dont l’enregistrement et la chanson de l’année en 2019 pour « Shallow », extrait de la bande originale de « A Star is Born », rôle qui lui avait aussi valu un Oscar.
La compétition pour l’album de l’année inclut également Justin Bieber (« Swag »), figure clé de la pop urbaine, et la nouvelle idole pop Sabrina Carpenter (« Man’s Best Friend »). Le R&B connaît un regain avec Leon Thomas (nommé pour l’album et la révélation de l’année) et Olivia Dean (en lice parmi les révélations). Côté chanson et enregistrement de l’année qui distinguent respectivement l’écriture et la production « APT. » de ROSÉ et Bruno Mars, « Wildflower » de Billie Eilish, « The Subway » de Chappell Roan et « Anxiety » de Doechii figurent parmi les prétendants.
Selon Lauron Kehrer, la forte présence du rap, du reggaeton et de la K-pop dans les catégories phares traduit davantage une adaptation au « climat » de l’industrie qu’une volonté d’impulser un changement de fond. La Recording Academy affirme toutefois œuvrer à une représentation élargie: 3 800 nouveaux membres ont rejoint ses rangs, afin de « refléter la vitalité du paysage musical diversifié d’aujourd’hui », indique son président Harvey Mason Jr. La moitié de ces nouveaux entrants ont 39 ans ou moins et 58 % sont des personnes de couleur, la Latin Recording Academy a également été mise à contribution.
Présentée depuis Los Angeles par l’humoriste Trevor Noah, la cérémonie débutera dimanche à 17h00 (heure locale), soit 01h00 GMT lundi. La plupart des 95 prix seront cependant remis plus tôt dans l’après-midi.