1 milliard de personnes utilisent ChatGPT, moins de 1% utilisent Codex !

IA : le prochain avantage concurrentiel des entreprises ne s’appelle plus ChatGPT


Rédigé par le Samedi 6 Juin 2026

Alors que plus d’un milliard de personnes utilisent désormais ChatGPT chaque mois dans le monde, une autre révolution se déroule presque à l’abri des regards. Son nom : Codex.



IA : le prochain avantage concurrentiel des entreprises ne s’appelle plus ChatGPT

Développé par OpenAI, cet agent d’intelligence artificielle capable d’exécuter des tâches complexes, d’automatiser des processus et d’interagir avec des environnements numériques reste encore largement méconnu du grand public. Pourtant, les chiffres récents montrent qu’il pourrait devenir l’un des leviers de productivité les plus puissants de la décennie.

Selon plusieurs estimations du secteur, moins de cinq millions de personnes utiliseraient Codex chaque semaine. Rapporté au milliard d’utilisateurs mensuels de ChatGPT, cela représente une proportion infime. Autrement dit, l’immense majorité des utilisateurs de l’IA conversationnelle n’a pas encore franchi le cap de l’IA agentique.

Cette situation rappelle les débuts d’Internet dans les années 1990 ou ceux des réseaux sociaux professionnels dans les années 2000 : une technologie existe, fonctionne, progresse rapidement, mais son adoption reste limitée à une minorité d’initiés.

Pour les entreprises, cette phase est souvent celle où se créent les plus grands écarts de compétitivité.

Car Codex n’est pas simplement un chatbot amélioré. Là où ChatGPT répond à des questions, rédige des textes ou génère des idées, un agent comme Codex peut accomplir des tâches, enchaîner des actions et automatiser des opérations qui nécessitaient auparavant une intervention humaine.

La croissance de son adoption illustre cette évolution. Depuis le début de l’année, le nombre d’utilisateurs aurait été multiplié par six. Plus surprenant encore, les utilisateurs qui progressent le plus rapidement ne sont plus les développeurs informatiques, mais les travailleurs du savoir : consultants, responsables marketing, analystes, chefs de projet, entrepreneurs et dirigeants.

Cette tendance traduit une mutation profonde de l’intelligence artificielle. Pendant plusieurs années, les outils les plus avancés semblaient réservés aux ingénieurs. Désormais, les nouveaux gains de productivité concernent directement les métiers de bureau et les fonctions décisionnelles.

Pour une PME, l’impact potentiel est considérable.

Les agents d’IA permettent de réduire le temps consacré aux tâches répétitives, d’automatiser certaines recherches, d’accélérer la production de contenus, d’améliorer le suivi des clients ou encore de simplifier la gestion documentaire. Ils ne remplacent pas nécessairement les équipes, mais augmentent fortement leur capacité de production.

Dans un contexte économique marqué par la hausse des coûts, la pression concurrentielle et la nécessité d’innover rapidement, cette capacité à produire davantage avec les mêmes ressources devient un avantage stratégique.

L’enjeu dépasse d’ailleurs la simple question technologique.

L’histoire économique montre que les entreprises qui adoptent tôt les grandes innovations bénéficient souvent d’un avantage temporaire décisif. Les premiers utilisateurs du commerce électronique, du cloud computing ou du marketing digital ont souvent acquis des positions dominantes avant que ces technologies ne deviennent des standards.

L’IA agentique pourrait suivre une trajectoire comparable.

Aujourd’hui, la plupart des entreprises expérimentent encore l’intelligence artificielle sous une forme relativement passive : rédaction de textes, génération d’images, synthèse d’informations. Demain, les agents intelligents pourraient prendre en charge des chaînes entières de travail, coordonner plusieurs outils numériques et exécuter des missions de manière autonome sous supervision humaine.

La question n’est donc plus de savoir si cette transformation aura lieu, mais à quelle vitesse elle se diffusera.

Pour les organisations, le véritable risque n’est peut-être plus de manquer l’intelligence artificielle, mais de sous-estimer sa prochaine étape. Après l’ère des assistants conversationnels vient celle des agents autonomes. Ceux qui sauront les intégrer rapidement dans leurs processus pourraient bénéficier d’un avantage de productivité difficile à rattraper.

L’histoire économique est souvent écrite par ceux qui identifient les changements avant qu’ils ne deviennent évidents. Dans le domaine de l’intelligence artificielle, Codex et les agents similaires pourraient bien représenter l’un de ces changements silencieux qui redessinent, en profondeur, les règles de la compétition économique.




Un ingénieur passionné par la technique, mordu de mécanique et avide d'une liberté que seuls… En savoir plus sur cet auteur
Samedi 6 Juin 2026
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