11 Janvier : Parler aux jeunes autrement


Par Fawzia TALOUT MEKNASSI

On croit souvent que les dates historiques appartiennent au passé.
Le 11 janvier prouve exactement le contraire.

Le Manifeste de l’Indépendance n’est pas un monument figé, encore moins un rituel annuel vidé de sens. Il est un texte d’audace. Un texte de jeunes. Un texte écrit par une génération conduite par feu Allal El Fassi, qui refusait l’immobilisme et assumait le risque de l’engagement.
C’est cette vérité-là que Monsieur Nizar Baraka, Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, a rappelée lors du meeting du 11 janvier 2025. Il l’a fait avec force et insistance, en replaçant le Manifeste dans sa dimension politique, morale et générationnelle.



Monsieur Nizar Baraka a également, et à juste titre, fait référence aux discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, notamment ceux prononcés à l’occasion de la Fête du Trône, de l’ouverture de la session d’automne du Parlement et du 31 octobre 2025, précisant que, désormais, il y a un avant et un après 31 octobre.

Une date charnière qui marque une nouvelle exigence dans l’action publique et la conduite des politiques nationales.

En s’adressant directement à la jeunesse, le Parti de l’Istiqlal a fait un choix politique clair : ne pas parler à la place des jeunes, mais leur parler franchement, et surtout les faire parler. Leur rappeler que le Manifeste constitue un socle pour le parti.

Qu’il n’est pas un héritage du passé que l’on se contente de respecter, mais une responsabilité à assumer et un engagement à actualiser.

Sous l’impulsion du Secrétaire général, le message est ainsi sorti du registre commémoratif pour entrer pleinement dans celui de l’actualité. Le Manifeste devient alors une véritable grille de lecture du présent : dignité, justice sociale, souveraineté économique, égalité des chances.

Des mots anciens, mais des urgences profondément contemporaines.

La jeunesse marocaine n’est pas en rupture avec l’histoire. Elle est avant tout en attente de sens. Elle ne rejette pas la politique ; elle rejette le vide politique.

Le 11 janvier, tel qu’il a été porté par le Parti de l’Istiqlal  cette année, a eu le mérite de reconnaître cette réalité essentielle : on ne mobilise pas les jeunes avec des slogans, mais avec une vision qui les invite à se mobiliser eux-mêmes.

Rappeler que l’indépendance n’est pas achevée, qu’elle se prolonge dans l’emploi, l’éducation, la justice territoriale et l’accès équitable aux opportunités, c’est redonner au Manifeste sa dimension réelle :

Celle d’un engagement permanent avec la nouvelle génération. Et c’est précisément cette génération qui, en s’en emparant, en révèle toute la modernité.

Ce 11 janvier 2025, dont le meeting central s’est déroulé à Bouznika, simultanément dans les onze autres régions du Royaume et à Toulouse pour les Marocains du monde, représente en soi une véritable prouesse organisationnelle et technologique, conduite par les cadres du parti.

Le meeting du 11 janvier 2025 n’a pas cherché à séduire la jeunesse.
Il l’a interpellée. Et plus encore : il l’a impliquée.
Il n’a pas promis des raccourcis. Il a proposé un cap. Il n’a pas idéalisé le passé. Il l’a mis au service de l’avenir.

À l’heure où beaucoup doutent, ce rappel est essentiel : les grandes transformations ne naissent pas du renoncement, mais de la conviction. Et le Manifeste du 11 janvier, relu à hauteur de jeunesse, reste une invitation claire : s’engager pour construire, plutôt que subir en silence.

C’est peut-être cela, au fond, la véritable modernité politique voulue par notre auguste Souverain, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu Le glorifie.

Les 13 simultané meeting se sont clôturés par la signature du manifeste des jeunes  du 11 janvier. 2025

Par Fawzia TALOUT MEKNASSI


Mardi 13 Janvier 2026

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