Une campagne en nette amélioration
Les autorités agricoles évoquent un rebond marqué par rapport à la campagne 2024-2025, estimée à environ 44 millions de quintaux. Cette hausse s’explique principalement par une amélioration des conditions climatiques, notamment des pluies plus abondantes enregistrées dans plusieurs zones agricoles du Royaume.
Cette évolution intervient après plusieurs années de sécheresse qui ont lourdement affecté les rendements.
La pluie et les surfaces cultivées comme moteurs
Au cœur de cette projection, un facteur central : La pluviométrie. Le ministère souligne que le retour des précipitations a permis de rétablir des conditions plus favorables aux cultures céréalières, influençant directement les rendements attendus.
Autre élément clé : l’augmentation des surfaces emblavées, estimées à environ 3,9 millions d’hectares. Cette extension traduit une mobilisation plus large des terres agricoles, rendue possible par l’amélioration de la disponibilité en eau.
Une production encore très dépendante du climat
Malgré ces prévisions positives, le secteur reste fortement exposé aux aléas climatiques. La production céréalière demeure étroitement liée aux cycles de pluie, ce qui rend les estimations sensibles aux variations météorologiques.
Le niveau annoncé de 90 millions de quintaux repose donc sur un scénario climatique favorable, sans garantie de stabilité structurelle à long terme.
Un signal de reprise au cœur du SIAM
Cette annonce intervient alors que le SIAM 2026 se poursuit à Meknès, autour des enjeux de souveraineté alimentaire et de durabilité agricole. Elle est perçue comme un signal de reprise pour un secteur fragilisé ces dernières années.