Achraf Hakimi renvoyé devant la cour criminelle pour viol présumé


Rédigé par le Mercredi 25 Février 2026

L’affaire judiciaire concernant Achraf Hakimi connaît un nouveau tournant. L’international marocain et défenseur du Paris Saint-Germain sera jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour des faits de viol présumés remontant à 2023.



À la suite de cette décision de renvoi, son avocate, Me Fanny Colin, a réagi vivement. Selon elle, l’accusation repose « uniquement sur les déclarations d’une femme » qui aurait, d’après la défense, refusé plusieurs actes d’enquête, dont des examens médicaux, des analyses ADN et l’exploitation de son téléphone. Me Colin indique également qu’un témoin présenté comme clé n’aurait jamais été identifié.
 
L’avocate évoque deux expertises psychologiques successives mettant en doute la cohérence du récit de la plaignante, ne révélant « aucun symptôme post-traumatique ». Elle affirme par ailleurs que certains messages auraient été dissimulés à l’autorité judiciaire, évoquant une tentative d’extorsion présumée. « Nous attendons ce procès déterminés et combatifs afin que justice soit rendue », a-t-elle déclaré.
 
Pour rappel, Hakimi avait été mis en examen en mars 2023 après qu’une jeune femme l’a accusé d’attouchements non consentis puis de viol à son domicile de Boulogne-Billancourt, après un contact sur Instagram. Placé sous contrôle judiciaire, le joueur de 27 ans a toujours nié les accusations.
 
Après l’annonce du renvoi, il s’est exprimé sur X, dénonçant une situation qu’il juge « injuste » : « Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse. C’est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. » Convaincu que le procès permettra d’établir la vérité, il affirme aborder l’échéance judiciaire « avec calme » et réitère qu’il n’a « rien fait », évoquant la possibilité d’une tentative d’extorsion.
 
En août 2025, le parquet de Nanterre avait déjà requis son renvoi devant la cour criminelle, estimant que les charges étaient suffisantes pour la tenue d’un procès.
 




Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec… En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 25 Février 2026
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