Affaire Escobar du Sahara : le verdict tombe


Rédigé par le Vendredi 26 Juin 2026



Le verdict du procès dit « Escobar du Sahara » est tombé jeudi 25 juin 2026 devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca. Saïd Naciri a été condamné à 10 ans de prison, tandis qu’Abdenbi Bioui a écopé de 12 ans, dans une affaire aux fortes résonances judiciaires, politiques et médiatiques.

Saïd Naciri écope de 10 ans de prison, tandis qu’Abdenbi Bioui est condamné à 12 ans

Le procès dit « Escobar du Sahara » a connu son épilogue judiciaire avec un verdict particulièrement lourd. Jeudi 25 juin 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca a condamné Saïd Naciri à 10 ans de prison et Abdenbi Bioui à 12 ans. Cette décision intervient dans l’une des affaires les plus sensibles de ces dernières années au Maroc, tant par la personnalité des mis en cause que par la nature des accusations ayant entouré le dossier.

L’affaire avait fortement marqué l’opinion publique en raison de ses ramifications supposées entre criminalité organisée, trafic international de stupéfiants, blanchiment d’argent et influence politique. Le surnom d’« Escobar du Sahara », donné à un narcotrafiquant malien présenté comme une figure centrale du dossier, a contribué à médiatiser une procédure judiciaire devenue emblématique. Au fil des audiences, le procès a mis en lumière les zones grises pouvant exister entre monde des affaires, vie politique locale et réseaux criminels transnationaux.

Saïd Naciri, ancien président du Wydad de Casablanca et figure politique connue, ainsi qu’Abdenbi Bioui, ancien président de la région de l’Oriental, figuraient parmi les principaux accusés de ce dossier. Leur condamnation à de lourdes peines constitue un signal fort de la part de la justice marocaine. Elle rappelle que les fonctions publiques, les responsabilités électives ou la notoriété sociale ne peuvent constituer une protection face aux poursuites pénales lorsque des soupçons graves sont retenus.

Au-delà des peines prononcées, ce procès soulève plusieurs enjeux majeurs. Le premier concerne la lutte contre le blanchiment d’argent, devenu un axe prioritaire pour de nombreux États confrontés à la circulation internationale des capitaux illicites. Le second touche à la moralisation de la vie publique, une attente de plus en plus forte chez les citoyens. Le troisième porte sur l’indépendance et l’efficacité de l’institution judiciaire dans le traitement des dossiers complexes.

Le verdict ne met cependant pas nécessairement un point final à l’affaire. Comme dans tout procès pénal, les condamnés disposent de voies de recours prévues par la loi. Mais la décision rendue à Casablanca restera comme une étape marquante d’un dossier devenu symbole d’une lutte plus large contre les réseaux d’influence, l’argent sale et les connexions entre criminalité et pouvoir.




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Vendredi 26 Juin 2026
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