Une étude menée par la coopération allemande GIZ et le cabinet LBST a soumis un projet marocain d’ammoniac renouvelable, encore conceptuel, à un audit à blanc des règles européennes applicables aux carburants renouvelables. Le montage analysé repose sur des capacités solaires et éoliennes reliées directement au site de production.
L’évaluation juge l’architecture globalement solide, mais souligne l’importance d’un comptage précis lorsque le réseau électrique alimente des besoins auxiliaires. Elle relève aussi que le calcul des émissions doit être effectué sur une période maximale d’un mois, et non lissé sur toute l’année. Pour le mois le plus défavorable du scénario, la réduction estimée des émissions après craquage de l’hydrogène reste à 70,6 %, près du seuil européen.
L’étude identifie un autre obstacle pour la filière au Maroc : l’absence d’un facteur d’émission officiel du réseau national calculé selon la méthodologie européenne. Les analystes ont utilisé une approximation publique pour réaliser leur simulation, ce qui pourrait produire des différences entre projets lors de futures certifications.
Pour les développeurs marocains, le test ne vaut ni certification commerciale ni annonce de livraison. Il fournit plutôt une liste de vérifications à intégrer dès la conception : traçabilité de l’électricité, comptage intelligent, calcul mensuel, contrats d’achat détaillés et documentation opposable. Cette préparation conditionnera la crédibilité de l’ammoniac vert marocain auprès des acheteurs européens.
L’évaluation juge l’architecture globalement solide, mais souligne l’importance d’un comptage précis lorsque le réseau électrique alimente des besoins auxiliaires. Elle relève aussi que le calcul des émissions doit être effectué sur une période maximale d’un mois, et non lissé sur toute l’année. Pour le mois le plus défavorable du scénario, la réduction estimée des émissions après craquage de l’hydrogène reste à 70,6 %, près du seuil européen.
L’étude identifie un autre obstacle pour la filière au Maroc : l’absence d’un facteur d’émission officiel du réseau national calculé selon la méthodologie européenne. Les analystes ont utilisé une approximation publique pour réaliser leur simulation, ce qui pourrait produire des différences entre projets lors de futures certifications.
Pour les développeurs marocains, le test ne vaut ni certification commerciale ni annonce de livraison. Il fournit plutôt une liste de vérifications à intégrer dès la conception : traçabilité de l’électricité, comptage intelligent, calcul mensuel, contrats d’achat détaillés et documentation opposable. Cette préparation conditionnera la crédibilité de l’ammoniac vert marocain auprès des acheteurs européens.