Après le GPS, des satellites capables de nous suivre jusque dans les bâtiments ?


Rédigé par La Rédaction le Mercredi 29 Juillet 2026

Le GPS fait partie de ces technologies devenues invisibles tant elles structurent la vie quotidienne. Navigation automobile, aviation, télécommunications, transactions bancaires ou agriculture de précision en dépendent. Pourtant, son signal reste faible, vulnérable aux interférences et souvent inefficace à l'intérieur des bâtiments. La société américaine Xona Space Systems promet de changer cette situation avec Pulsar, une constellation de satellites placés en orbite terrestre basse.



Un signal satellitaire plus puissant et plus disponible

Contrairement aux satellites GPS, installés à près de 20.000 kilomètres d'altitude, ceux de Xona évolueront beaucoup plus près de la Terre. L'entreprise affirme que leur signal reçu pourra être jusqu'à cent fois plus puissant, avec une meilleure disponibilité dans les centres urbains, sous une végétation dense et dans certains espaces intérieurs.

   

Cette performance reste un objectif industriel communiqué par Xona, même si de premiers essais techniques ont déjà livré des résultats encourageants. Une étude publiée en 2026 à partir du satellite expérimental Pulsar-0 évoque une précision de l'ordre du mètre lors de tests préliminaires, y compris dans des environnements contraints. Le projet repose à terme sur une constellation annoncée de 258 satellites.

   

Les applications dépassent largement le guidage d'un téléphone. Un signal plus robuste pourrait sécuriser les véhicules autonomes, les drones, les réseaux électriques, les secours et les infrastructures critiques. Il offrirait également une solution de repli en cas de brouillage des systèmes traditionnels.


La précision relance le débat sur la surveillance

Reste une interrogation rarement mise en avant : une localisation disponible presque partout augmente aussi le risque de surveillance continue. La performance technique ne garantit ni la protection de la vie privée ni la souveraineté des données.

   

Pulsar ne remplace donc pas encore le GPS. Il révèle cependant que la localisation satellitaire entre dans une nouvelle course industrielle, où la précision comptera autant que le contrôle de l'infrastructure.






Mercredi 29 Juillet 2026
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