Aristophane : premier roman en arabe d’Abdennour Sertit, entre récit initiatique et poésie libre


Rédigé par le Lundi 23 Février 2026

Le jeune écrivain marocain Abdennour Sertit publie chez Dar Al Qalam son premier roman en arabe, « Aristophane ».



Intitulé « Aristophane », le premier roman en langue arabe de l’étudiant marocain Abdennour Sertit paraît aux éditions Dar Al Qalam. L’intrigue se déroule dans une communauté du Sud‑Est marocain et s’articule autour de deux personnages principaux: Bilal, un enfant rêveur épris de littérature, qui aspire à devenir un écrivain reconnu malgré la précarité de sa famille; et Ba Allal, figure de sagesse, de culture et de lucidité forgée par l’épreuve de la vie, qui devient le mentor de Bilal et accompagne sa passion pour l’écriture.

L’ouvrage se distingue par sa forme et ses thèmes: il tresse le récit romanesque avec des poèmes en vers libres, rompant avec le schéma traditionnel des œuvres cantonnées à un seul genre (roman, poésie ou maqâmât). Ce choix formel confère au texte une respiration singulière, où la narration dialogue avec l’élan poétique pour explorer la quête de soi, la transmission et la dignité face aux contraintes sociales.

Porté par une langue à la fois simple et dense, « Aristophane » entend aussi délivrer un message clair: inciter la jeunesse à renouer avec la lecture et l’écriture, à l’heure d’un univers numérique qui capte l’attention et émousse parfois l’élan créatif. Par le destin de Bilal et la présence tutélaire de Ba Allal, le roman fait de l’imaginaire un espace de résistance et d’émancipation.




Lundi 23 Février 2026
Dans la même rubrique :