C’est à Douala, métropole économique du Cameroun, que s’est tenue la 4ᵉ édition de la mission multisectorielle du programme Stand Up For African Women Entrepreneurs (SUFAWE), pilotée par le Club Afrique Développement d’Attijariwafa bank et la Société Commerciale de Banque Cameroun (SCB Cameroun), les 26 et 27 février 2026. Plus de 200 dirigeantes d’entreprises venues du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Sénégal et de Tunisie ont répondu à l’appel autour du thème : « Connecter, Commercer, Croître ».
L’événement, placé sous le haut parrainage du Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire du Cameroun, confirme une réalité essentielle : l’entrepreneuriat féminin est désormais un chantier stratégique pour le développement économique africain.
Dès l’ouverture, Nabil Kadiri, Directeur Général de SCB Cameroun, a souligné l’engagement du groupe : « Nous voulons renforcer l’accompagnement des femmes entrepreneures, véritables moteurs de croissance pour nos sociétés à l’échelle du continent ». Une déclaration qui n’est pas anodine dans un contexte où l’accès au financement et aux réseaux demeure un frein majeur pour un grand nombre de créatrices d’entreprise.
Pour Mouna Kadiri, Directrice du Club Afrique Développement, SUFAWE a franchi un seuil important : « Depuis sa création en 2019 par Mohamed El Kettani, Président d’Attijariwafa bank, le programme s’affirme comme une plateforme panafricaine de référence pour l’accompagnement des femmes entrepreneures. ».
Ce n’est pas une simple conférence de plus. La programmation a mis l’accent sur des enjeux concrets comme le levier du digital à l’ère de l’intelligence artificielle, l’accès au financement, les opportunités numériques et le personal branding. La Master Class, animée par des entrepreneures emblématiques comme Naomi Mbakam (Leelou Baby Food, Cameroun), Rachel Dibou (AS Building, Congo), Laetitia Ngalibika (Programme Entr’Elles, Gabon) et Christine Baguela Epse Soro (DigieWomen School, Gabon), a offert des échanges vivants, directs et stratégiques.
Plus d’une participante m’a confié, sourire aux lèvres, que ces sessions « ouvrent de nouvelles perspectives et donnent des armes concrètes pour faire grandir nos projets ».
Une autre avancée majeure a été le lancement du Programme de Mentorat SUFAWE 2026, dont l’objectif est clair : renforcer les compétences stratégiques, managériales et financières des entrepreneures et faciliter leur intégration dans des réseaux d’affaires porteurs. Lors de la cérémonie, Paul Tasong, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Économie, a salué une « initiative structurante » pour le développement durable des entreprises féminines africaines.
Le volet rencontres B2B a généré plus de 100 mises en relation qualifiées entre entrepreneures et partenaires potentiels dans des secteurs clés comme l’agro-industrie, la logistique et les énergies, illustrant un pragmatisme qui dépasse les discours pour toucher à l’impact réel.
Le point d’orgue de l’événement a été la remise du Trophée SUFAWE 2026 à Joëlle Ako, Fondatrice d’Innovative CLAN, pour son rôle pionnier dans la digitalisation du secteur éducatif et son engagement pour la création de valeur partagée. Joëlle Ako, déjà reconnue par la Fondation Al Mada lors du Forum International Afrique Développement 2024 à Casablanca, rejoint un réseau d’anciennes lauréates influentes, soulignant la continuité et la cohésion de cette dynamique panafricaine.
Au final, SUFAWE 2026 illustre une réalité irréfutable : lorsqu’on structure le soutien, qu’on facilite l’accès au financement, qu’on ouvre des espaces de partage d’expérience et qu’on connecte les entrepreneures aux opportunités, l’impact économique est tangible et prometteur. Le Cameroun, cette année, a servi de catalyseur à une ambition collective : faire de l’entrepreneuriat féminin un pilier durable de prospérité pour l’Afrique.
Plus qu’une plateforme de rencontres, SUFAWE s’affirme comme un instrument concret de transformation économique pour les femmes entrepreneures africaines — et Attijariwafa bank, en consolidant ce modèle, place la barre plus haut pour l’Afrique de demain.