Le marché automobile marocain vient-il d’atteindre un palier après son début d’année particulièrement dynamique ? Les dernières statistiques de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (AIVAM) invitent en tout cas à la prudence.
En août 2026, 14 979 véhicules neufs ont été vendus au Maroc, contre 14 851 un an auparavant. La progression n’est donc plus que de 0,9 %, soit le rythme mensuel le plus faible enregistré depuis le début de l’année.
Le contraste avec les mois précédents est significatif : le marché avait encore progressé de 16,7 % en juin et de 5,2 % en juillet.
Les voitures particulières passent dans le rouge
Le principal signal d’alerte vient des voitures particulières (VP). Avec 12 716 immatriculations en août, leurs ventes reculent de 2,2 % sur un an, une première en 2026.
Les véhicules utilitaires légers (VUL) évoluent dans la direction opposée : 2 263 unités ont été écoulées durant le mois, soit une progression de 22,1 %.
Il ne faut cependant pas confondre ralentissement mensuel et retournement du marché. Sur les huit premiers mois de l’année, 167 465 véhicules ont été vendus, soit une hausse toujours robuste de 14,2 % par rapport à janvier-août 2025. Les VP progressent de 13,5 % et les VUL de 19,8 %.
Près d’une voiture particulière sur six est désormais électrifiée
C’est probablement la transformation la plus structurante révélée par les chiffres de l’AIVAM.
Entre janvier et août 2026, 25 755 véhicules électrifiés — hybrides, hybrides rechargeables, mild-hybrides, électriques et modèles à prolongateur d’autonomie — ont été immatriculés. Ils représentent désormais 17,4 % du marché des voitures particulières, contre seulement 10,9 % un an auparavant.
Le volume des véhicules électrifiés bondit ainsi de 81 % en un an.
Le graphique présenté en page 3 du communiqué illustre particulièrement bien cette mutation : leur part était encore limitée à 6,3 % en 2024, avant de passer à 10,9 % en 2025 puis 17,4 % cette année.
Les hybrides rechargeables (PHEV) sont les plus dynamiques : leurs immatriculations progressent de 135,1 %, pour atteindre 8 144 unités. Les électriques purs atteignent 1 337 unités, en progression de 84,2 %.
Dans le même temps, le diesel reste largement dominant, mais son poids diminue : 63,85 % des VP, contre 71,77 % un an auparavant.
Les marques chinoises doublent pratiquement leur poids
L’autre bouleversement vient de Chine.
Sur les huit premiers mois de 2026, 21 marques chinoises totalisent 17 096 immatriculations, représentant désormais 11,6 % du marché VP marocain, contre 5,4 % un an auparavant.
Leurs ventes progressent ainsi de 141,5 %. En août seulement, elles ont enregistré 1 935 immatriculations et capté 15,2 % du marché VP mensuel, un nouveau record.
Le marché automobile marocain envoie donc un double message à cette rentrée : la croissance globale ralentit, mais sa transformation technologique et concurrentielle, elle, accélère.
L’enjeu des prochains mois sera de déterminer si août constitue simplement une respiration après une année 2025 record, ou le début d'une normalisation plus durable. Une chose apparaît déjà clairement : entre électrification rapide et offensive des constructeurs asiatiques, la voiture que les Marocains achètent est en train de changer plus vite que le marché lui-même.
En août 2026, 14 979 véhicules neufs ont été vendus au Maroc, contre 14 851 un an auparavant. La progression n’est donc plus que de 0,9 %, soit le rythme mensuel le plus faible enregistré depuis le début de l’année.
Le contraste avec les mois précédents est significatif : le marché avait encore progressé de 16,7 % en juin et de 5,2 % en juillet.
Les voitures particulières passent dans le rouge
Le principal signal d’alerte vient des voitures particulières (VP). Avec 12 716 immatriculations en août, leurs ventes reculent de 2,2 % sur un an, une première en 2026.
Les véhicules utilitaires légers (VUL) évoluent dans la direction opposée : 2 263 unités ont été écoulées durant le mois, soit une progression de 22,1 %.
Il ne faut cependant pas confondre ralentissement mensuel et retournement du marché. Sur les huit premiers mois de l’année, 167 465 véhicules ont été vendus, soit une hausse toujours robuste de 14,2 % par rapport à janvier-août 2025. Les VP progressent de 13,5 % et les VUL de 19,8 %.
Près d’une voiture particulière sur six est désormais électrifiée
C’est probablement la transformation la plus structurante révélée par les chiffres de l’AIVAM.
Entre janvier et août 2026, 25 755 véhicules électrifiés — hybrides, hybrides rechargeables, mild-hybrides, électriques et modèles à prolongateur d’autonomie — ont été immatriculés. Ils représentent désormais 17,4 % du marché des voitures particulières, contre seulement 10,9 % un an auparavant.
Le volume des véhicules électrifiés bondit ainsi de 81 % en un an.
Le graphique présenté en page 3 du communiqué illustre particulièrement bien cette mutation : leur part était encore limitée à 6,3 % en 2024, avant de passer à 10,9 % en 2025 puis 17,4 % cette année.
Les hybrides rechargeables (PHEV) sont les plus dynamiques : leurs immatriculations progressent de 135,1 %, pour atteindre 8 144 unités. Les électriques purs atteignent 1 337 unités, en progression de 84,2 %.
Dans le même temps, le diesel reste largement dominant, mais son poids diminue : 63,85 % des VP, contre 71,77 % un an auparavant.
Les marques chinoises doublent pratiquement leur poids
L’autre bouleversement vient de Chine.
Sur les huit premiers mois de 2026, 21 marques chinoises totalisent 17 096 immatriculations, représentant désormais 11,6 % du marché VP marocain, contre 5,4 % un an auparavant.
Leurs ventes progressent ainsi de 141,5 %. En août seulement, elles ont enregistré 1 935 immatriculations et capté 15,2 % du marché VP mensuel, un nouveau record.
Le marché automobile marocain envoie donc un double message à cette rentrée : la croissance globale ralentit, mais sa transformation technologique et concurrentielle, elle, accélère.
L’enjeu des prochains mois sera de déterminer si août constitue simplement une respiration après une année 2025 record, ou le début d'une normalisation plus durable. Une chose apparaît déjà clairement : entre électrification rapide et offensive des constructeurs asiatiques, la voiture que les Marocains achètent est en train de changer plus vite que le marché lui-même.