Trois jours consacrés aux équipements, à la réparation et à l’électromobilité
Casablanca accueillera du 22 au 24 septembre 2026 l’Automotive Show, un salon consacré à la mobilité électrique et au marché de l’après-vente. L’événement réunira fabricants, distributeurs, réparateurs, équipementiers et fournisseurs de solutions de recharge à la Foire internationale de Casablanca. L’après-vente entre dans une phase de transformation rapide avec l’arrivée des véhicules hybrides et électriques, l’augmentation des systèmes électroniques et le développement des aides à la conduite. Les ateliers doivent investir dans le diagnostic, l’outillage isolé, la sécurité haute tension et la formation des techniciens. Les distributeurs de pièces sont, eux aussi, confrontés à une diversification des références et à l’obligation de garantir l’origine et la conformité des composants. Le salon doit permettre aux professionnels de découvrir des produits, de nouer des partenariats et de comparer les solutions adaptées au marché marocain.
La transition du parc exigera des compétences et des normes claires
L’électrification ne supprime pas les métiers de la réparation, mais elle en modifie profondément le contenu. Les opérations classiques sur les freins, les pneus, la suspension ou la carrosserie restent nécessaires, tandis que de nouvelles compétences apparaissent autour des batteries, de l’électronique de puissance et des logiciels. La sécurité des interventions est prioritaire, car une mauvaise manipulation d’un circuit haute tension expose le technicien et le véhicule. Le Maroc devra également renforcer la collecte et le recyclage des batteries, la certification des équipements de recharge et l’information des consommateurs. Le salon peut jouer un rôle utile s’il dépasse la simple exposition commerciale pour favoriser des démonstrations, des formations et des échanges sur les normes. L’après-vente représente des milliers d’emplois et un service indispensable à la sécurité routière. La modernisation des ateliers indépendants sera déterminante pour que l’évolution technologique ne crée pas un marché à deux vitesses entre réseaux officiels bien équipés et réparateurs laissés sans accompagnement. Le rendez-vous arrive à un moment où le parc marocain combine véhicules anciens, modèles thermiques récents et premières générations électrifiées. Les professionnels doivent donc maintenir des compétences très diverses. Les écoles de formation et les constructeurs peuvent coopérer pour proposer des certifications reconnues, accessibles aussi aux petits garages. La lutte contre les pièces contrefaites demeure parallèlement indispensable : un composant de freinage ou de direction non conforme met directement les usagers en danger. La digitalisation de la traçabilité peut aider à vérifier l’origine des produits. Les visiteurs professionnels devront enfin s’intéresser à la récupération des huiles, pneus et batteries, souvent considérée comme secondaire alors qu’elle conditionne l’impact environnemental de l’entretien automobile. Un salon réussi doit déboucher sur des investissements, des formations et des pratiques mesurables après la fermeture des stands.