BCP s’allie à l’UIR et Huawei pour accélérer l’éducation et le virage digital


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Jeudi 9 Avril 2026

En marge du GITEX Africa, le Groupe BCP scelle deux partenariats structurants : l’un pour faciliter l’accès des étudiants africains aux études supérieures, l’autre pour accélérer sa transformation numérique. Deux axes, une même ambition.



Sur les allées animées du GITEX Africa à Marrakech, entre démonstrations technologiques et discours bien rodés, certaines signatures passent presque sous le radar. Pourtant, celles conclues par le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) racontent quelque chose de plus profond : une stratégie qui mise simultanément sur la formation des talents africains et sur l’accélération digitale de la banque.
 

Premier chantier : l’éducation. L’accord conclu entre l’Université internationale de Rabat (UIR) et la Banque Centrale Populaire International (BCPI) vise un objectif clair : faciliter l’accès des étudiants africains à des parcours académiques au Maroc. Un enjeu qui dépasse largement le cadre universitaire.
 

Dans le détail, l’UIR s’engage à assurer l’accueil, une partie de l’hébergement ainsi que l’encadrement académique et l’expérience étudiante. En face, la BCPI met en place des solutions de financement adaptées : crédits études, offres bancaires dédiées, accompagnement des familles. Une approche intégrée, pensée pour lever un frein bien connu celui du coût.
 

« Ce partenariat s’inscrit dans la volonté de renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur marocain », a expliqué Othmane Tajjedine. Derrière cette déclaration, il y a un constat partagé par de nombreux acteurs : le Maroc attire, mais doit encore faciliter l’accès. Ce type d’initiative vient combler ce manque.
 

Les campus marocains accueillent de plus en plus d’étudiants subsahariens. Mais pour beaucoup, financer les études reste un défi. En structurant une offre complète, UIR et BCPI tentent de sécuriser ces parcours, et, au passage, de consolider le positionnement du Maroc comme hub académique régional.
 

Deuxième chantier, tout aussi stratégique : la transformation digitale. Le partenariat signé entre le Groupe BCP et Huawei Maroc porte sur la modernisation des infrastructures bancaires. Un sujet moins visible, mais tout aussi décisif.
 

L’accord prévoit le développement de solutions basées sur l’intelligence artificielle, le renforcement de la cybersécurité, la mise en place d’infrastructures SDWAN et le recours accru au cloud computing. En clair, il s’agit de repenser les fondations technologiques de la banque.
 

Pour Hassan Taher, l’objectif est limpide : « positionner le Groupe BCP comme un acteur de référence dans la transformation digitale du secteur bancaire ». Une ambition qui répond à une pression réelle. Les usages évoluent vite, les attentes des clients aussi. La banque doit suivre voire anticiper.
 

Ce partenariat avec Huawei Maroc s’inscrit dans une logique d’efficacité opérationnelle, mais aussi de sécurité. Car derrière la digitalisation, il y a un enjeu central : la protection des données.
 

Au fond, ces deux accords racontent une même histoire. Celle d’un groupe bancaire qui investit à la fois dans les talents et dans les outils. Former, financer, digitaliser. Trois verbes qui résument une stratégie.
 

Reste maintenant à voir comment ces engagements se traduiront concrètement. Mais une chose est sûre : dans un environnement où la concurrence s’intensifie, miser simultanément sur l’éducation et la technologie n’a rien d’un hasard. C’est un choix structurant. Et sans doute nécessaire.





Jeudi 9 Avril 2026
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