Interpellé mardi dernier dans le quartier de Buitenveldert, à Amsterdam, à la suite d’un incident dont les circonstances n’ont pas été détaillées par les autorités, Badr Hari avait été visé par plusieurs accusations, notamment de menaces, d’invectives, de coercition et de divulgation de données personnelles sensibles concernant son ex-compagne.
Le kick-boxeur marocain a fermement contesté l’ensemble de ces accusations.
La défense conteste plusieurs griefs
Son avocat, Cem Polat, a apporté des précisions sur la décision du juge. « Il n’existe aucune preuve de harcèlement ou d’insulte. Le magistrat n’a retenu aucun indice relatif à la divulgation de données personnelles ou à de la coercition », a-t-il déclaré.
Selon l’avocat, Badr Hari a été libéré sous caution dans le cadre du seul grief de menace verbale. Les autres accusations n’ont donc pas été retenues par le magistrat à ce stade de la procédure.
Le sportif reste toutefois dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire aux Pays-Bas.
Un passé judiciaire déjà chargé
Cette nouvelle affaire intervient alors que Badr Hari a déjà été confronté à la justice néerlandaise à plusieurs reprises.
En septembre 2025, il avait été condamné à 24 heures de travaux d’intérêt général ainsi qu’à une amende pour des faits de violence envers son ancienne partenaire, dans un contexte de désaccords concernant la garde de leurs cinq enfants.
Plus tôt, en octobre 2015, le kick-boxeur avait écopé de deux ans de prison, dont dix mois avec sursis, pour une agression commise en 2012 dans un espace VIP de l’Amsterdam Arena contre l’homme d’affaires Koen Everink.
Badr Hari demeure présumé innocent dans la procédure actuellement en cours, dans l’attente des prochaines étapes judiciaires.