Une demande urbaine en forte croissance
Cette hausse s’explique par la vigueur de la demande des produits dérivés du blé, pain, semoule, pâtes dans les zones urbaines. La consommation totale de blé au Nigéria pourrait atteindre 6,8 millions de tonnes, soit 6 % de plus que la campagne en cours. L’amélioration des conditions macroéconomiques, la stabilisation du naira et la reprise du pouvoir d’achat soutiennent cette dynamique.
La baisse des prix des produits à base de blé contribue également à une consommation plus élevée. L’inflation alimentaire est passée de 26 % en janvier 2025 à 8,9 % en février 2026, rendant les produits céréaliers plus accessibles pour les ménages nigérians.
Une part réexportée vers le Sahel
Une partie du blé importé par le Nigéria est réexportée vers les pays frontaliers du Sahel via des circuits informels. Pour la campagne 2026/2027, l’USDA estime le volume de blé exporté à 400.000 tonnes, dont près de 20 % proviennent de la production locale, illustrant le rôle du Nigéria comme hub régional pour cette céréale.
Implications pour le marché ouest-africain
Cette projection souligne la croissance continue du marché nigérian et son importance stratégique pour les exportateurs de blé, notamment européens et américains. La tendance devrait accroître la pression sur les filières locales et régionales, tout en influençant les prix et les flux commerciaux dans la sous-région.