La place casablancaise a terminé dans le rouge, confirmant une dynamique hésitante déjà perceptible ces dernières semaines. L’indice MASI a reculé de 0,55 % pour s’établir à 18.724,06 points, tandis que le MASI 20, regroupant les valeurs les plus liquides, a perdu 0,58 % à 1.448,67 points. L’indice MASI ESG, qui distingue les entreprises les mieux notées en matière de gouvernance et de durabilité, a également fléchi de 0,59 % à 1.264,02 points. Le MASI Mid and Small Cap, reflet des petites et moyennes capitalisations, a pour sa part limité ses pertes à 0,05 %, à 1.890,04 points.
Ce repli intervient dans un contexte où le marché marocain évolue par à-coups depuis le début de l’année, alternant séances de rebond et phases d’ajustement technique, à mesure que les investisseurs digèrent les publications financières et les perspectives économiques. Les indices FTSE CSE Morocco 15 et FTSE CSE Morocco All-Liquid ont d’ailleurs cédé chacun 0,52 %, illustrant une prudence généralisée.
Sur le plan sectoriel, les plus fortes baisses ont touché la santé (-1,89 %), les loisirs et hôtels (-1,48 %) et les services de transport (-1,3 %), des segments sensibles à la conjoncture et aux anticipations de consommation. À l’inverse, les valeurs technologiques ont progressé (+1,02 %), devant les sociétés de placement immobilier (+0,42 %) et les distributeurs (+0,36 %), confirmant l’attrait persistant pour les secteurs liés à la transformation numérique et à l’investissement locatif.
Les échanges ont dépassé 335 millions de dirhams, dominés par les transactions sur Compagnie Minière de Touissit (50,68 MDH), Attijariwafa Bank (40,28 MDH) et Managem (37,5 MDH). La capitalisation boursière s’est maintenue au-delà de 1.039 milliards de dirhams, niveau qui confirme la profondeur atteinte par le marché ces dernières années.
Côté valeurs, les plus fortes baisses ont été enregistrées par SMI (-7,36 %), Zellidja (-5,99 %) et S.M Monétique (-5,26 %), tandis que Microdata (+4,15 %), Rebab Company (+3,92 %) et Jet Contractors (+2,64 %) ont signé les meilleures performances.
Dans les salles de marché, l’ambiance reste mesurée : ni panique, ni euphorie. Simplement un marché qui reprend son souffle, en attendant de nouveaux catalyseurs capables de redonner une direction claire aux investisseurs.
Après l’euphorie de 2025 et les attentes liées aux grands projets nationaux, la Bourse semble entrer dans une phase de sélection plus rigoureuse. Pour les investisseurs avertis, ces replis ponctuels ne sont pas forcément un signal d’alerte, mais plutôt un rappel utile : sur le long terme, la discipline reste la meilleure alliée.