La décision, rendue mercredi 14 janvier par la commission de discipline de l’instance continentale à l’issue d’une procédure accélérée, interdit à l’ancien capitaine camerounais d’accompagner la sélection nationale lors de ses prochains engagements officiels.
Cette sanction fait suite aux incidents survenus après le quart de finale de la CAN 2025 perdu par le Cameroun face au Maroc (2-0). La CAF avait alors ouvert une enquête concernant des comportements jugés contraires à l’éthique et aux règles de conduite.
Samuel Eto’o est particulièrement visé pour sa réaction jugée excessive après un fait de jeu impliquant Bryan Mbeumo. Des images largement diffusées ont montré le président de la Fécafoot exprimant sa colère contre l’arbitrage, allant jusqu’à interpeller publiquement Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, ainsi que Patrice Motsepe, président de la CAF.
En sanctionnant une personnalité aussi influente, la CAF entend rappeler que nul n’est au-dessus des règles, même dans un contexte émotionnel intense comme une phase finale de Coupe d’Afrique. Cette décision s’inscrit dans la volonté de l’instance de préserver l’intégrité, la discipline et l’image de ses compétitions.
La Fécafoot n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué officiel, elle a dénoncé une sanction « insuffisamment motivée » et pointé des irrégularités dans la procédure disciplinaire, estimant que les garanties d’un procès équitable n’ont pas été respectées. Samuel Eto’o a annoncé son intention d’utiliser toutes les voies de recours prévues par les règlements, ouvrant ainsi un possible bras de fer juridique avec la CAF.