En conférence de presse d’après-match, le technicien franco-malien a mis en avant la qualité des infrastructures mises à disposition par le pays hôte et le professionnalisme du sélectionneur marocain. « Le Maroc a montré qu’il était prêt à accueillir de grands événements, notamment la Coupe du monde 2030 », a-t-il déclaré, évoquant également l’accolade échangée avec Regragui comme un geste spontané, symbole du respect entre les deux entraîneurs, qu’il a qualifié de « grand frère ».
Sur le plan sportif, Chelle a reconnu que son équipe avait débuté la rencontre avec un pressing haut mais avait progressivement perdu le contrôle du jeu. « La baisse de notre condition physique et la perte de ballons ont permis au Maroc d’imposer son rythme », a-t-il expliqué, soulignant la supériorité marocaine au fil des minutes.
Malgré l’élimination aux tirs au but, le sélectionneur nigérian s’est dit fier de ses joueurs. « Nous avions beaucoup travaillé les penalties, mais le football réserve toujours des surprises. Je suis très satisfait de l’état d’esprit, de l’engagement et du niveau affiché par mon groupe tout au long du tournoi », a-t-il ajouté.
Interrogé sur son avenir à la tête des Super Eagles, Chelle a indiqué qu’aucune décision n’avait encore été prise. « Nous allons d’abord analyser cette CAN et le match. Le président décidera ensuite. Il nous reste encore le match pour la troisième place contre l’Égypte », a-t-il rappelé, laissant planer le doute sur la suite de son aventure.
Le technicien a également salué la présence de quatre sélectionneurs africains dans le dernier carré, qu’il considère comme un signe positif pour le football continental. « La compétence doit rester le seul critère », a-t-il insisté, en référence à son propre parcours.
Enfin, Chelle n’a pas caché sa déception : « Je rêvais de rentrer à Abuja avec le trophée. Perdre si près du but est toujours douloureux », rappelant que le sort l’avait, pour la deuxième fois, placé face au pays organisateur à un moment décisif.