Le quart de finale face au Cameroun constitue la meilleure performance des Lions de l’Atlas depuis le Mondial 2022 au Qatar. Comme l’explique Ounahi, le Maroc a joué ce match « comme une équipe de Coupe du monde », imposant une intensité exceptionnelle, jamais vue lors de la CAN précédente en Côte d’Ivoire. Cette énergie, physique et mentale, est un élément indispensable pour remporter une compétition exigeante comme la CAN.
Le facteur décisif repose sur le physique et le foncier : volume de courses, démultiplication sur le terrain, agressivité sur le porteur de balle et capacité à combler les espaces pour neutraliser les offensives adverses. Les Lions ont ainsi étouffé le Cameroun, l’empêchant de cadrer la moindre frappe, et donnant toujours l’impression d’attaquer et de défendre en surnombre.
La performance individuelle s’est également illustrée par la suractivité de joueurs comme El Khannouss et El Aynaoui, ou les courses défensives de Diaz. Même avec l’absence d’Ounahi et la méforme d’Amrabat, l’équipe a montré une mobilité extrême, rendant l’attaque camerounaise impuissante et compensant une forme encore perfectible d’Hakimi.
Pour la demi-finale face au Nigeria, le sélectionneur Walid Regragui pourrait envisager quelques ajustements tactiques, comme une défense à trois avec Mazraoui en renfort axial. Mais la clé ne sera pas seulement de contenir les attaquants nigérians (Osimhen, Lookman, Adams), mais également de neutraliser leur milieu de terrain, avec Iwobi comme moteur principal.
La recette est donc connue : intensité, mobilité et engagement collectif. Avec 24 heures de récupération supplémentaires, les Lions de l’Atlas ont toutes les cartes en main pour faire trembler le Nigeria mercredi.
Allez les Lions !