Selon le chercheur en politique sportive Hamza Al Kindi, cette évolution reflète une mutation profonde de l’espace sportif public. Le stade, autrefois perçu comme un territoire masculin, devient un lieu partagé où la participation féminine est reconnue et valorisée. L’accueil positif réservé aux supportrices montre que leur présence dépasse la simple dimension festive pour devenir un acte social et symbolique, inscrit dans la citoyenneté collective.
Pour assurer la pérennité de cette dynamique, Al Kindi souligne deux leviers essentiels : la transformation culturelle et structurelle du sport et la garantie d’un accès sécurisé aux stades pour les femmes, favorisant une participation autonome et durable.
Ainsi, loin d’être ponctuelle, la présence féminine dans les gradins lors de la CAN 2025 illustre une mutation sociale et culturelle profonde, où les femmes réinvestissent l’espace public et affirment leur rôle dans la vie nationale, à la fois en tant que citoyennes et actrices de la scène sportive.